PIN
VAmi des monumenU, A publié à part:
LormorU, archéologie et particularitéë hitt, B«, 1878, in-8»; Album^guide de St'Emilion, iSBS, in-18; a écrit une Histoire de B^, récompensée au conooura ouvert par la municipalité; possède de riches cartons de dessms arcnéologiques et des documents hist. manuscrits sur le département de la Gironde.
Nommé en 1888 cons. mun* de Saint - Emilion, il a été chargé de la transcription et de la mise en ordre des archives de cette ancienne ville forte.
Plis ou PIHS (famille de), branche établie en Guyenne dés le commencement du XII* s., dans les environs de Basas et de La Réole. Son nom figura parmi ceux des bienlaiteurs du pi ieuré Je La Réole en 1126 et de Tabbaye de Fontguilhem près Bazas en 1167.
Cette famille a donné deux évéques au sièffe de Bazas, Arnaud de Pins en 1219 et Guillaume de Pins en 1266. Le nom s'est éciit alternativement, dans les actes de Pinibus en latin, de Piis en langue romane, de Pini en français. Elle a donné plusieurs maires et jurats aux villes de La Réole et de Bazas, du xiii* au XV* s. En 1203, Raymond de Pinibus, maire de La Réole, fut, ainsi que ses flls, autorisé par lettres'patentes du roi d'Angleterre a transporter librement par eau, avec leurs navires, leurs vins et denrées diverses.
En 1224, après la prise de La Réole par le comte de Laroarcne, le roi de France Louis VIII pardonna à cette ville de s'être révoltée contre son autorité et, par une charte datée de St-Germain-en-Layc, lui maintint ses franchises, mais il se montra très sévèra contre les chevaliers, qui avaient le plus activement contribué à la défense de la place assiégée. En tète de ses défenseurs sont nommés cinq membres de la puissante famille de Piis (sic), 3ui sont bannis à perpétuité eux et leurs escendants. Mais peu d'années après cet arrététait annulé (Arc/iivM historiques).
On voit en effet qu'en 1230, un traité offensif et défensir fut conclu entre les villes de B* et La Réole, dans lequel figuraient, du côté de B<, Raymond Monadcy.
maire, Joré de Noaillan jurât, et du côté de La Réole, Raymond Arnaud, Pierre- Etienne de Pins (Piis), Vital et Gaillard de Seguins.
En 1258, Déodat de Pins, maire de Bazas, était autorisé par le roi à y bâtir une maison forte, et son fils, autre Déodat, fut l'un des seigneurs designés pour servir de caution au roi d'Angleterre envers le roi d'Aragon.
Pendant toute la durée de l'occupation anglaise, la famille de Piiê ou Pins prit une part active aux luttes de la province avec les maisons auxquelles elle était alliés: les Foix, Caumont, Goth, Albret,
Durfort, etc.; ces noms se trouvent constamment réunis dans les prises d'armes et les convocations des rois de France et d'Angleterre à leurs grands vassaux de Gascoflme *
En 1780, la famille de Pini oo de Piis était repréiaentée an Guyenne.
1* Par Charles-Antoine de Piis, grand sénéchal d'épée et gouverneur du Basadais, seig. de Puybarban, Bassane, etc.
(Ce flcf était possédé par la fkniille depuis pi^ de 600 ans).
2» Par Gérard de Piis, son frère^ cher, de St-Jean-deNlérasalem^ ordre militaire et religieux auquel les diverses branches de Pins avaient donné des grands-mattres, des commandeurs et de nombreux chevaliers depuis le xiii* s.
Le grand sénéchal, Ch. Antoine, <lép^ de la noblesse aux Etats généraux, en 1789, périt sur Téchafaud en juin 1794, et sa sœur, la comtesse de Marcellos, eut, peu après, le même sort. Il avait latHié deux enfants : Jean-Baptiste et Sophie; celle-ci épousa son cousin germain, le comte de Marcellus,depuis député et pair de France. Jean-Baptiste fut, à l'époque de la Restauration, ofQcier sup. dans la garde nationale de B>, puis adjoint au maire de cette ville et enfin memb. du cons. gén. de la Gir. Il est mort en 1842, laissant de son mariage avec Elisabeth de Mons un flls, Louis, non marié, et trois filles : mesdahies de Verthamon, de Montesquieu et de Camiran.
PINEAU (Jean),I*'du nom, juge consul de la Bourse de B< en 1606 et en 1618.
PUtEAU (noble Arnaud), !•' du nom, fils du précédent; sieur de Beaumarais, bourgeois de B*; jurât de cette ville en 1658 et 1659, fut anobli lors de la paix des Pyrénées et à l'occasion du mariage de Louis XIV en 1650.
PINEAU (Arnaud), II* du nom, fils aine du précédent, sieur du Rey, prévôt de la Monnaie de B^.
PINEAU DU RET (EUenne), fils atné du précédent; cons. doyen de la Cour des Ayaes de Guyenne, mort sans postérité en 1721.
PINEAU DE 8AINTDENIS (Jean), IP du nom, frère du précédent, prévôt de h Monnaie de B'.
PINEAU (François), fils atné du précédent, prévôt de la Monnaie de B'.
PINEAU (messire Jean-Baptistê-Micfael de), firéredu précédent; écuyer, seigneur de St-Denis ; succéda à son oncle Etienne dans la chaire de cons. du roi en la Cour des Aydes efFinances de Guyenne le 15 juin 17Î2, mourut a Montferrand enl747.