PRE
PRI
leurs. En 1880, une Soc. se forme à B* et établit une usine pour exploiter un nouvel hydrocarbure produit avec le brai de nos landes, et appelé le Paraffinol- Prai. Dix ans de maladie ont interrompu la marche de ces divers travaux, aujourd'hui repris et poussés aussi vigoureusement que possible.
Les procès-verbaux de la Soc. des se.
physiques et nat. de B> contiennent un gr. nombre de ses communications sur la chimie générale, parmi lesquelles il faut mentionner celles qui se rattachent à un traité de chimie organique synthétique en préparation et à un traité d'œnologie générale, également en préparation.
PREVOST DE 8AMSAG (Mr), abbé de N.-D. de Chastillon en Bourgogne, originaire du Poitou, nommé archevêque de B> après la mort de M«r Du Bellay, prit
I)osse8sion de son siège par procureur e i8 maiti 1560 et fut sacré an mois de juin 1.561. En 1578, son neveu M. de Sansac fut nommé par Henri III j^ouver^ neur de la ville. En 1582, il présida à B> un concile provincial d*où sortirent de beaux règlements approuvés avec éloges par les cardinaux de la congrégation qhargée de ces matières au concile de Trente; en 1583, il fonda un séminaire dans le collège de Saint-Raphaël, le premier ci-éé à B»; en 1589. il établit à B» le» R. P. Feuillants dans réglise'et la maison qui appartenaient aux religieuses de Saint-Antome, aujourd'hui démolie pour la construction du palais des Fac. Mourut à B* le 17 oct. 1591 ; « aymé du peuple, D dit Lopès, pour sa douceur, ses chantés 1» extraordinaires, le zèle et la peine qu'il n avait apportés pour conserver la ville 9 sous Tooéissance du roy. »
PREVOST DE SANSAG, V. Sansac.
PREVOST (T., sieur de Gontier), né k Blaye dans la 2* moitié du xvi* s.; auteur du livre suivant extrêmement rare :
Hist. pitoyable des parricides commis par lacunes Gentet et sa femme envers leurs p(*re, mère et sœurs, en la ville de Blaye, avec le sommaire de leur procès et arrest de la Cour de Pari, de B* contre les dits parricides, Paris, Nicolas Rousset, 1610, petit in-8o; d'après la Chronique de Gaufreteau, t. I, p. 285, Prévost de Gontier serait l'auteur d'un autre volume dans lequel il raconte un meuiire commis à Marmande en 1589.
B. de F.
PRËVOT (Sébastien-Edmond), sculpteur, né à b< le 4 nov. 1838; élève de M. de Coëffard ; lauréat de l'école de dessin et de peinture de B*, de l'Ecole des beaux-arts où il eut pour maître .Touirroy ; pensionnai i« de la Ville en 1858. Panni ses principaux travaux ayant figuré au
salon de Paris, nous citerons : Jeune Berger, 1874; Montesquieu, marbre acquis par l'Etat, 1876, et donné à U ville de B>; Bustes, 1879; La Danse et Génie funèbre, 1881; bustes, 1883; Joseph, 1883; monument funèbre, et buste, 1884. Ouvrages exécutés à B^:
quatre statues colossales, façade de Té^lise Notre-Dame, deux statues à la mairie; le fronton de l'école professionnelle; «x statues au grand séminaire de B^, qipatre au clocher de Veitlelais; le chemin de croix, cinq statues, Tautel St-Jean, surmonté d'un groupe en pierre de gnmdear naturelle, et la Samaritaine, bas- relief colossal, à St-Michel de B^; monument funèbre à la mémoire des médecins et pharmaciens morts à Gorée en IHTB, victimes de leur dévouement: monument funèbre à la mémoire d'Ëd. Laporte, mort à Soulac victime de son dévouement ; un des trois bas-reliefs de la façade du palais des nouvelles Facultés, celui de gauche en regardant cette façade; direcL de l'école municipale de sculpture depuis 1886. U A. en janv. 1886; memb. de l'Acad. de B> en 1888, en remplacement de M. de Coéffard.
PRIËSAG (Daniel de), né en 1590 au château de Priézac en Limousin, mort PU lf)62; l'un des premiers memb. de l'Acad. franc., prof, de droit; il fit ses études à B', et plaida avec éclat dans cette ville: nous possédons plusieurs discours de lui en français et en latin imp. âB>enl621,in-8". B. de F.
PRIËZAG (Salomon de), littérateur, né a B> vers 1620, fils du précédent, avocat au Parlement de B*. Nous avons de lui plusieurs ouvrages d'histoire et de littérature, pour la pnipart écrits en latin, dont l'article que lui consacrent les Aljihabets de Guyenne donne ï'énumération, et entre lesquels nous citerons: Histoire des éléphants, Paris, IffiO, in-12; Elo^e de la reine Christine de Suède, Pans, 1655, in-i»; Eloge du cardinal Mazarin, Paris, 1660, in-4»; ces deux ouvrages sont écrits en latin; Dissertation sur le Nil, Paris, 1664, in-8o, etc. Le Père Niceron a inséré une notioB sur les Priézac dans le tome XXXIll de ses Mémoires pour servir à Vhist&ire des hommes illustres de la république des lettres. B. de F.
La Bibliothèque de Bordeaux possède dans un Tol. in-lS, B*,lo"', un discours de S. de Priézac sur les Piliers de Tutelle.
PRIMEROSE (Gilbert), né en Ecosse de parents calvinistes et peu fortunés, vint en France pour étuaier; prof, de théologie et de philosophie i Poitiers, devint ministre du saint évangile à Mirambeau en 1601, puis s'établit à Régies près B*. Il y gouvernait son Croupeim
PRI
pni
depuis longtemps lorsqu'en 1614 Malvin de Primet publia contre lui : Confutatio morologm G, Primerotii et Retponêio ad libellum Primeroaii, etc. Pierre de Lurbe, archidiacre de Blaye, a aussi fait paraître sous la même date, Briefoe rëfih tatûm de auelqueê points wrineipaux du libellé diffamaloii*e de Uilbert Prime»
t*oie, etc. Banni de B» en 1621 et de France en 1623, Primerose mourut en 1642.
Son portrait a été gravé par Jean- Etienne Lasnc (V. ce nom). B. de F.
PRIMEROSE (Jacques), fils du précédent, né à B' dans les premières années du xvii<' s., mort en 1660, fut un des plus savants méd. de son temps; il avait étudié à Montpellier sous Varandé, qu'il cite avec éloges dans son énumération des auteurs qui ont écrit sur les maladies des femmes. On doit i Jacques Primerose les ouvrages suivants : Exercitationes et animadvei*siones in librum de motu cordis et circulatione sanguinis adver^ sus G. Harveum, Londini, G. Jones, 1630, in-4^; In Walai disputationem, quam, pro eirculatione sanguinis har^ veana proposuit, oui addita est de usu lienis aaversus medicos reeentiores «dniencia. Amstelodami, Janssonius, 169(^ 1641, in-4^; AnimadversUmes in thèses guas pro circulatione in Acad. ultror jactinensi D. Henricus Le Roy, ibidem medicines jorofessor, disputandas proposuitj 1640-1644, in-4«. Dans ces ouvrages Pnmerose combat la théorie d'Harvey sur la circulation du sang; Enchiridii mxedico-'pratici, partes dum, Amstelo- «lami, 1650 et 1664, in-12; Ars pharmor ceutica, seu methodus brevissima de eligendis et componendis medicinis, Âmstelodami, Janssonius,1651, in-12; /)« mulierum morbis et symptomatis, libri tjuinque, in quibus plurimi tum vete^ rum, tum. recentiorum errores breviter indicantur et explicantur, cum duplici tum capitum, quam rerum etverbarum indice/Boiierdomi, ex oflicina Am. Leei-s, 1655, in4«; Destnictio fundamentorum medicinœ Vopisci Fortunati Plempii, ubibreviterquatereentumipsius errores demonstrantur, Rottei*dami, Leers, 1657; De vulgi erroribus in medicina libri
?uatuor, I de erroribus cirea medicos; l de erroribus circa morbos quosdam et eorum cognitionem; III de erroribus circa victûs rationem sanorum et mgrotorum; IV de erroribus circa remediorum usum, Amst., Janssonius, 1699, et 2«éd. augmentée, Rotterdami, Lcers,1658, in-12; nons avons une trad. de ce curieux ouvrage: Traité de Prim^erose sur les erreurs vulgaires de la médecine, avec des additions très curieuses par M. de Rostangy docteur méd., l^on, Gerte, 1689, in-8*; Antidotum adversus Henrici regii venenatam. spongiamy sive vin<Ueim animadversionumrfDe febribus
libri quatuor inquibusplurimiveterum et recentiorum errores declarantur et refelluntur, cum plurimis novis et paradoicû. Rotterdami, Leers, 1658, in4<>.
B. de F.
PRINCE NOIR, V. Edouard.
PRINGETEAU (Théodore), né â St- Vincent-de-Paul ^Gir.), mort à Libourne en 1853. Auteur ae : Constance ou l*inr différence vaincue, com. en 5 a. et en vers, Genève, Lador, 1825, in-8»; Cornélie ou la pupille de Voltaire, com. en vers, Paris, 18â5, in-S»; L'oi*pMin voyageur, vaud., Lyon, 182d, in-^.
PRINGETEAU (Charles-Edouard), fils de Théodore Princeteauet de Marie-Zélia Decazes, sœur du duc Decazes. G. C.^.
Né en 1807, mort à Libourne en 1876.
Reçu à TEcole polvteohnique en 1827, chef d'escadron d'arullerie en 1848. officier d'ordonnance du roi Louis-Philippe, colonel en 1852, général de brigade en 1859, général de division en 18QS, commandant en chef l'artillerie de l'armée de Paris en 1870. Sa brillante conduite à la retraite de Gonstantine lui valut ^ et le grade de capitaine. Après de longues années passées en Alj^érie, le général Princeteau fit avec distinction les guerres de Crimée et d'Italie. Ses talents d'administrateur et d'instructeur le firent détacher par le gouvernement français auprès du vice-roi d*Egypte.
Revenu en France, il commanda successivement à Lyon, à La Fère et à Toulouse. Il a laissé le souvenir d'un des généraux d'artillerie les plus remarquables de son époque.
PRINCETEAU (Gharles-Josenh James), avocat, né à Libourne en 1804, de Joséphine Fontémoing et de Pierre Princeteau. Inscrit au tableau des avocate de B» en 1828, maire de St-Vincent-de-Paul •^canton du Carbon-Blanc), de 1846 à 1852, memb. du conseil général de 1848 à 1852, donna en 1852 sa démission de ses fonctions publiques, bâtonnier de l'ordre des avocats en 1847 et en 1863, député à l'Ass. nat en 1871, questeur jusqu'à sa mort. Memb de la comm. du budget en 1871. On a de lui plusieurs discours politiques, entre auti'es celui qu'il prononça à B< en 1872, et qui fit grand bruit. Il y affirmait l'union de la Maison de France pour le retour de la monarchie, traditionnelle dans ses principes et modernes dans ses institunons. Il fit adopter par l'Ass. nat. la loi qui porte son nom et qui interdit à ses memb. les fonctions puDliques salariées, l'avancement dans leur carrière et la Légion d'honneur. Dans toutes les ass. dont u fit partie, dans les journaux, dans les congrès, il soutint énergiqitement les intérêts de l'agricul-
PRI
PRI
ture et du commerce. Grand propriétaire dans ia Gir., il fut un des premiers, dans notre département, à employer le soufre contre 1 oïdium et à prouver son efficacité contre ce fléau. II est mort en 1875 à B^, entouré de l'estime de tous.
PRINGETEAU (Pierre -Paul), fils du précédent, né à B'^le 12 juillet 1834; plusieurs fois maire de St- Vincent-de-Paul ; s'est beaucoup occupé de viticulture, est auteur de : Du phylloxéra dans le Midi : la submersion, les insecticides, etc.
On a de lui plusieurs lappoiis sur les vignes phvUoxérées : l'un d'eux, adressé à la Chambre de commerce de B*, rand compte de son exploration des vignes d'Autriche -Hongrie; un autre rapport, adi-essé à l'école impériale de Klostei^ neûburg, a été traduit en allemand. Il a publié aussi plusieurs ailicles d'économie politique. Voué à l'étude des questions sociales et ouvrières, il a fait sur cette matière de nombreuses conférences dans plusieurs grandes villes : B<, Nantes, Montpellier, Toulouse, Paris. Dans ses écrits et ses discours, il insiste surtout sur le caractère démocratique de la monarchie. Candidat royaliste aux élections législatives de 1885.
PRINGETEAU (René -Pierre -Charles), peintre sculpteur, né à Libourne (Gir.). 11 n'eut pour professeur que la nature et entra à l'Ecole impériale des beaux-arts avec le n^ 7, atelier de Dumont; remporta la 3* et la 2« médaille au concours de composition. A exposé au salon de Paris : Pilote, étalon monté par M. de Laage, statuette équestre, 1868; Patrouille de uhlans, peintui'e, 1872; Buste en marbre de Af . le D"" Tardieu, 1873; Portrait équestre du maréchal de Mac-Mahon, peinture, 1874; Portrait équestre du comte de Chamflour, peinture, 1876; Id, du compte de Toulouse- LauO*ee, peintura, 1878; Relai, équipage Ramier de Franchauvé, peinture, 1880, mention honorable; VeaettBj peintura, 1881 (à M. de Kuyper); Un vieux «oittaire, peinture, 1882; Intérieur d^étable, peintura, 1883, 3« méd. (à M. Solacroup); Labourage, peinture, 1884(à M.Paul Gravier) ; Equipage de bœufs, 1885, 2« méd. et dès ce jour hora concours (acquis par la ville de B»); Betour à la ferme, 1886 (à M. de La vaux-Martin); Ai^'ivéeau pressoir, 1889 (à M. Calvé). Parmi ses œuvres rainaixjuées nous citerons: Hallali de Benard (au b<>° Finot); il a fait un grand nombre de portraits équestres, nous citerons ceux du duc de Bnssac, du duc Decazes, de la c*«"» de Toulouse-Lautrec, du c^ du Passage, du gén. Princeteau, de M"« de Juigné, du m>' de Chabrillant, du c^ de Ruillé, de M"** Courtin, du M'* de Sauvagnac-Habar. Il a fait aussi ceux de Frontin, vainqueur du grand prix de Paris en 1883
(à M. le duc de Castries), Etoile, vainqueur du Derby de B> de 1883 (àM. Fould); LUtU JDuc/e«, vainqueur du'grand prixde1â84;de Boissy, vainqueur du grand steepie-cbase d'Âuteuil, 18B4 (à M. Andrevvs) ; Reluisant, vainqueur du Derby de 1885, Chantilly (au c*« de Tredem); de vingt-deux chevaux d'équipage de M"« la baronne Salomon de Rothschild. Panorama de ïéO chevaux, et de la charge de Balaklava; de 70 chevaux du panorama de Reichshoffen.
Charles-René Princeteau a la passion des chevaux et des chiens, qui sont ses seuls compagnons. C*est un des plus ardents amateurs de chasse à courre de Paris où se trouve son atelier.
PRIOLEAU (Edmond), né à B< le 30 août 1825, compositeur et correcteur d'imprimerie, acteur, régisseur, directeur, un peu auteur dramatique à B^, à Lille, à Marseille, en Belgiq[ue, en Italie, en Egypte ; termina sa carrière dramatique en 1881, à Paris, au Gymnojse, où il était arrivé en 1870 ponr étra administrateur de la scène et où il dut s'improviser immédiatement et durant tout le siège chef d'ambulance.
PRIOLEAU (Adèle^ulie-Martin), née à Rouen en 1821, vint fort jeune à B^, où elle créa, entre autres rôles, celui de Marie dans le célèbre drame la Grâce de Dieu; elle y remplit successivement tous les emplois, en plusieurs séjours. Après une longue suite de succès dans tous les
Ï»ays où elle suivit son mari, après s^ètre ait apprécier à Paris, elle se retira à Bs où elle mourut le l*' juin 1886. L'année pi'écédente elle parut pour la dernière fois au Théâtre-Français en compagnie de ses camarades parisiens (parmi lesquels était le spirituel comique Saint-Germain). Le
f)ublic lui fit un accueil honorant la émme autant que l'artiste.
PRIOLEAU (M"* Jeanne4uliette), fille des précédents, née à B>^ en 1855, morte à vingt ans à Paris, laissant des regrets à tous ceux qui avaient vu les promesses de talent qui furent données par ses débuts.
PRIVAT (Louis), né à Béziers en 1810, mort à B> le 5 mare 1884. Arriva à B» en 1832, étant premier compagnon; il j terminait son tour de France. En 1833, il \ fonda un atelier de chaudronnerie qui grandit, et commença dès 1840 à fournir a nos colonies des quantités considérables de chaudières, d'alambics, etc., etc., et arriva à être l'un des ateliers les plus estimés et les plus considérables du oud- Ouest de la France. En 1845, à la suite de l'incendie de la rue Borie, il reçut comme oflf. des pompiers de B» une méd. d*or de sauvetage, (juand furent créés à B», en 1861, les conseils de prud'hommes, M. Privât consacra sa haute intelligence des
PRO
PRO
affaires, la parfaite considération dont il jouissait à si juste titre et une grande partie de son temps à cette utile institution, il en fut le présid. de 1864 à 1880. En 1864, il fonda a perpétuité un prix de 500 fr. destiné à récompenser chez l'ouvrier la bonne conduite et le long séjour dans un même atelier; ce prix est distribué tous les ans, en même temps que ceux que la Soc. philomathique accorde à ses lauréats. En 1881, la Soc. nat. d'encouragement au bien récompensait par sa méd.
d'honneur cette existence de labeur et de probité. Son éloge, prononcé sur sa tombe par M. Sarrail, président du conseil des prud'hommes, a été publié dans diverses revues.
PROM (.Tean-Louis), né à Boissezon n'am) le 30 mai 1780, mort à B« le 17 sept. 1864. Propriétaire à Saint-Gaprais (Gir.) dès 1825; agriculteur distingué, plusieurs fois primé; l'un des fonaateui*s de la Société d'agriculture de la Gir. et du comice agricole de Ci-éon dont il a été le présid.; ^ en 1860; maire de St-€aprais de 1844 à 1851. Son éloge a été prononcé par M. Adrien Bonnet.
PROM (Hubert), neveu du précédent, né à B» le 14 nov. 1807. Part pour le Sénégal en 1822, y fonde en 18^ une maison de commerce dont le siège est plus tard transporté à B* sous la i-aison sociale Maurel et H. Prom; cons. à la Cour d'appel du Sénégal en 1837, merob. et secrétaire du cons. gén. de cette colonie en 1840; présid. de cette ass. en 1842; puis délégué pour siéger au cons. d'adm. du Sénégal.
Rentre en France en 1844; juge au trib. de commerce de B* en 1851, réélu en 1^3; Memb. de la Chambre de commerce de B» en 1857; n'a cessé d'en faire partie; son trésorier de 1872 à 1877; son vice-présid. de 1877 à 1885; en est le présid. depuis le 21 janv. 1885; ^ le 7 août 1877.
La nfaison Maurel et H. Prom, qui importe sur une grande échelle tous les produits du Sénégal, a créé en 1867 à iV^Bacalan une usine à vapeur pour la fabrication des huiles d'arachiae, qui occupe environ 200 ouvriers et produit annuellement trois millions et demi de kilogr. d'huile très recherchée.
PROMIS (Marc) aine, né à B> le 13 janv. 1765, issu d'une famille d'industriels; ne dut la grande fortune à laquelle il parvint, airà son travail, à l'économie et à son honorabilité. Il débuta vecs la fin du siècle dernier en s'embarquant, porteur d*une pacotille de vin pour S*- Domingue (Haïti), sur un navire commandé par M. Daniel Guestier; on le ret. ouve au commencement du siècle, à la fois négociant à B'', industriel exploi-
tant une verrerie à Artiguevieille près Bazas, viticulteur ti*ès distingué, administrateur et bailleur de fonds du domaine de Mouton-Rothschild, alors àM. lebaron de Brane. Puis, dés 1810, chef d'une
§rande maison de commerce de vins, irigeant deux verreries à B>, dont l'une en Paludate devint sa propriété; plus tard grand propriétaire de vignobles en Médoc et dans toutes les parties du département : cru de Loyac à Marçaux, vignoble et domaine du château Giscours a Labarde de 1825 à 1847, dont il est le créateur; chat, de Beauval à St-Sulpice-et-Cameyrac, domaines à Montferrand, en Queyries, à Béffles, Loupiac, Lit Croix -d'Hins, etc.
M. Marc Promis aîné est un des hommes dont la carrière industrielle, agricole et commerciale a été la mieux remplie dans la première moitié du siècle, et a laissé le plus de traces dans la classe ouvrière par les bienfaits qu'il y a répandus.
En 1830, il fut le promoteur et bailleur de fonds pour le dessèchement des marais coinmimanx de Cantenac et Labarde en Médoc ; à la même époque, créateur de la première école de natation à B'^.
En 1831, memb. du conseil municipal de B<, élu par le quartier sud.
En 1848, il donna un témoignage remarquable de sa sympathie et de son dévouement pour la classe ouvrière: alors qqe toutes les verreries de ^ éteignaient leurs feux et suspendaient leur fabrication par suite de la stagnation des affaires, il continua à faire marcher la sienne au prix des plus grands sacrifices afin de ne pas laisser ses très nombreux ouvriers sans travail. En 1850, fut le promoteur, comme président du cons. de fabrique de St-Micl\el, avec l'honorable curé M. Meynard, du dégagement de cette église et de l'assainissement de tout un quartier populeux.
A sa mort, les ouvriers de ses établissements industriels ont spontanément fait placer sur une ctx)ix, au cimetière, une inscription commémorative ainsi conçue : « A notre patron Marc Promis, père de l'ouvrier.»
Décédé le 30 nov. 1853 à Bs à l'âge de 89 ans, doyen des négociants de la place.
PROMIS (Jean-Baptiste-Clément-Paul), né à B< le 23 nov. 1832. petit-fils du précédent. Propriétaire clés vignobles d'Angludet à Cantenac (Médoc), de Berthoumieu à Loupiac et de Mondain à Mourens ; a obtenu des résultats qui lui ont valu la méd. d'or au concours du comice agricole de Créon en 1883, et la méd. d'argent à l'exposition universelle des vins de B> en 1882. Il est depuis 1866 secrétaire de la Soc. de charité maternelle.
PROMPT (Alexandre), né à Carthagène (Colombie) le 9 août 1826. Sorti de l'Ecole polytechniqu e en 1&47; successivement
PRO
PLTJ
ing. des ponts et chaussées de 1851 à iS^iô; ing. en chef en 1856; direct, jfén. de la O* des chem. de fer de Madrid à Saragosse et à Alicante de 1856 à 1866; nommé en 1874 ing. agent-voyer en chef du dép. de la Gir.; il a transformé le classement des chemins vicinaux et des routes départementales en vue de l'unification du 8ei*vicc et a préparé la construction des grands ponts de Langoiran et (lo Cadillac; il a con^u et fait voter par lo cons. gén. en 187o l'exécution de ta belle caile de la Gironde au 1/40000, formant un atlas de 2^ feuilles, terminé en 1H88 et dont il a dirigé le» travaux répai*atoire9 de 1875 à 1878. Nommé en 878 secrétaire gén. des chem. de fer de l'Etat en même temps qu'ing. en chef de la construction d*un des plus grands ponts métalliques connus, celui de Cubzacsur-Doîxlogne: insp. gén. des ponts et chaussées en 1886, et envoyé par le gouvornoment français au Caire (Egypte) le 10 avril 1886, comme adm. du chem. de fer égyptien.
Parmi ses travaux d'ing. les plus im- {mrtants nous citerons : les chem. de fer de Madrid à Saragosse, de Cordoue à Carlhagène, de Niort à Montreuil-Bellay, d'Angors à La Flèche, de Cavignac à B»; li»s jetées métalliques de l'Adour; le port de Saint-Jean-do-Lu2, l'endi^uemcnt de la Garonne, quais de B*. Viticulteur, il possède à Pompignac (Gir.) le domaine du Castéra.
PROSPER (Saint), né en Aquitaine vers i()3, mort vers 465. Api-ès avoir imité saint Au^'ustin dans ses désordœs, il l'imita dans sa conversion; les papes CtMestin et saint I^on lui conUèrent d importantes affaires. 11 combattit, avec le grand évéquM d'Hippone, les doctrines hérétiques (le Pelage. On a de lui une Chronique, des Lrttres o.iun poème sur les iiigrats(Icmot ingrat étant pris dans le sens mystique) : Carm(*nde ingratis, souvent réimprimé^ dans lequel il chante cette ^rkcc divine a laquelle il devait sa conversion et qui est, selon Guizot, un dan plus heureux f'Hsnis d4f p(H'9ie philosophique tentés dans le sein du christianisme. Ce poème jH'té traduitenvei-sparLemaisti-ede Sacy, l6Wi, et en prose par Lequeux, Paiis, 1762. Louis Racine lui a fait de nombreux (Muprunts dans son poème sur la Grâce, l/i meilleure édit. des œuvres do saint Prosner est colle de Paris 1711, in-f^. L'E>4ise célèbre sa fétc le 25 juin.
B. de F.
PROUST (Le pèrej, religieux célestin, né à Orléans, biLliotnécaii'o de son ordre ;\ Lyon, et ivtiré à Verdelais (Gir.), où il mourut en 1723 en o«leur de sainteté. Hebâtit pivsque entièrement ce célèbre sanctuaire. On a do lui : Réflp.rions importantes sur la virginité, dédioosau
cardinal de Coislin; De la ianctifietUion des dimanches et fêtes, dédié à l'évoque de Bazas; La vie dêê nainU pour tous les jours de Vannée, B*, Nicolas de La Court, 1724, S vol. in-f», ou\Tage posthume, etc. Le père Proust est encore auteur d'un Guide des pèlerins dé N.-D. de Verdelais, avec des cantiques, qui parait avoir eu plusieura édit. au siècle tlernier. La vie du père Proust, écrite par rimprnneur de La Court, se trouve en tête du l«r vol. de la Vie des Saints,
B. de F.
PRUDHOMME (Joseph -Marie-Albert), né à B^en 1842, mort à B« leîî janv 1873. Se révéla comme écrivain en 1865 par une brochure pu bliée chez Dentu et ayant pour titre : Théorie de Vinstruction intégrale, bientôt suivie de: Programme d'enxeignement intégral, œuvres poi^ tant le cachet proudhonicn, ainsi qiio la Pétition adressée le8févA861 an cons.
munie. deB^ au sujet de Venseignetnent
>ro/i?aj^onn«(, à laquelle il avait travaillé.
I faut ranger également dans cet ordtv d'idées des articles de lui^ parus dans le CourrUir français de Pans et dans quelques fouilles du quartier latin, puis dans le Progrès, de Châties Latcrrade et dans le Prométhée, feuille ci^éée par lui à B> en 1868 et qui n*eut que quelques u<>*. Mais déjà il tendait à se dégager du socialisme proudhonien et la lecture des œuvres de Littré le faisait sensiblement incliner vera le positivisme, dont quelques-iins de ses articles de 1867-18t» sont visiblemcnt imprégnés. Des circonstances pai*ticulières l'ayant mis en relation avec Pi(M-re Lanite(V. ce nom), successeur d*A. Comte, Prudhomme dut à sa i^ncontre foituite avec notre éminent compatriote son évolution complète vers le positivisme, dont il n'avait accepté jusque-U* comme E. Littré, que la partie philosophique. Son travail sur la Religion^ paru dans le Progi*ès, et qui fut i-eproduit, en 1873, dans la Politique pasUivê de M. Sémérie, est la preuve caractéristique de Tadhésion de Frudhomme à l'œuvre i«ligiouse et politique d'Auff. Comte, à la propagation de laquelle il se dévouait entièrement depuis cinq ans, lorsqu'il mourut. A. L.
PSALMODIER (Constantin), licencié en théologie, maître es aits, prévôt de B*, principal du collège des arts de B> dans les dernières années du xv* s., frère de Baudo Constantin. B. de F.