ROY
Après de solides et biillantes études au collège Charlemagiie, il fut reçu pramier en 18^1(5 à TKcole normale sup. que M«r de Frayssinous, ministie de Tinstruction publique, rouvrait sous le nom d'Ecole prépiii-atoirc. En 1831. après avoir été prof, do rhétorique dans les collèges communaui de Cluny et de 8t-0mer, il obtint encore le premier ranif au concours de Tagrégation des lettres. Nommé alors
J>rof. de seconde au collège royal de ^eims, il fut envoyé deux mois après à Dijon où il professa successivement la seconde et la rhétorique, puis à Avignon où il nasssa un an, et i Rennes où sa rlasseae rhétoricnie remporta, au premier concours général entre les collèges royaux dos départements, en IKiH, cinq urix et trois accessits. Ce succès lui valut la chairo de littérature française à la Fac. des lettres, mrune ordonnance royale du 24 août IrvlH venait de créer à 1^, ou plutôt de restaurer, car de IdUO à 1K)H R> avilit eu une Fac. des lettres dont M. Léon Cosnie a fait la courte histoire dans une notice qui a fourni le fond de cet article. Roux devait occuper sa chaire pendant quarante-cinq ans Ses cours, longtem()s très suivis T étaient les leçons élevées d'un lettré consommé et d'un moraliste qui complétait la sagesse antique par la vertu chi'étienne.
C'était un savant humaniste qui ne séparait pas le culte de la morale de la culture des lettres, qui trouvait dans la lecture et dans l'examen des chefs-d'œuvre une source de noblesjouissanoes pour l'esprit, de salutaires enseignements pour le cœur et pour l'âme. 11 fut doyen de la Fac. des lettres de 1875 à 1881 et prit sa retraite en 1883. l\ était, depuis Idbâ, memb. de rÀcad.do R»; orf. de l'Université (on dit aujourd'hui Q !•) dès 1838; il fut nommé i^i le 15 aoûtlatK).
En dehors de ses thèses de doctorat,
?[u'il soutint à Toulouse en 1841, il n'a ait imprimer que des brochures : ce sont en général des fiagments de son cours, qu'il lisait dans les réunions de l'Acad. de È^j et qui ont été publiés dans les Actei de cette Compagnie. Sa thèse latine a pour titre : Dp Hulilii NnnMtiani Itinerario, et de Salviani MamlietiMis opère auod In^icviptum est de Gubernations I)ei :
quo uterque scrlptor lumin^, aetatis fsuae Imioriam illualret. 8a thèse française traite Du riile et de la condition des femmes dans la poésie grecque, dans les épopées chevaleresques du moyen âge, et dans les chefs-d'œuvre de nos trois grands tragiques. Roux a laissé à R" le souvenir d un savant prof., d'un examinateur plein de bonté et d'indulgence, et d'un homme de bien.
V. Un Universitaire, notice mr Philiope-Jacques Roux, prof, de littérature frQttfaufe a la Fac. desleltreit de B', l8S8-t88S, par Léon Cosme, prof.au lycée de B« (B«, Ferctel fils,18««,iii-H«).
ROUX (Jacques-Louis) dît Bbowne, ué à R* le 16 sept. i9SA; peintre, âève de Camille Roqueplan et de Belloc,; entré à l'Ecole des beaux-arts le 7 aviil 1947; exposa sous le nom de Browne (Jacques- Louis) des chevaux et des chieiu an salon de Paiis de 1848, des poiirnits de 1830 a 1880, à l'exception de Vision d'un penseur^ Le génie de V Avenir, exposé en ISâ.
MY, V. Ulvssk Roy.
ROT (Jos.). maître-peintre, natif ai Dans (comté de Flandre). Il vint à B^, oi il sa maria en 1594. Par délibération d« la jurade du 10 sept. 16li, il fut nomiué
8e|ntre de l'Hôtel de Ville, à raison de D livres par année. Il mourut vers ltËr>.
V.Ch. Maiiionneau, Annem ertifies ëfaiuht et peintre» oficielt du tieux J}«.
ROT PB GLOTTE (Pierm-Marie-Iavief^ René), né à Salles, canton de Castillonsur-Uordogne (Gir.), le âO juil. llCiÛ.
Avocat, inscrit au tableau des avoeat^ «1* R* en 1875, il n'a pas tardé à occuper une des premières places de ce barreau dc^oi^ si longtemps renommé; a été élu l>àtonnier cfe l'ordre pour l'exercice iS^l^lix
ROTBR (Ernest), né à Poitiers le i3 mai 18!;)û. Maître suppléant au collège St- I^uis à Parts en 1845, professeur à La Renie en 1847; se mêla au moui^ement politiquedel84)i, fut proscrit pai lescotmmissions mixtes de 1853 avec MM. Caduc Rellot des Minières, etc.; il séjourna a Jersey et en Espagne jusqu'en 1H55, p«« après sa rentrée en France, se fixa à 1^ en 1856, y fonda en 1850, avec M. Micp, Vinstitution Hoyer et Mioé qui prit de suite un grand développement. £n 1871.
il créa au Rouscat l'institution E. Rover qu'il dirigea jusqu'en 1884. II avait été reçu en 1850 et 1851 licencié es sciences physiques et mathématiques. En 18^30, d fut deux fois délégué 1» par le Comité de défense nationale, 9^ par le Préfet de la Gironde pour les représenter auprès de la délégation de Tours. Chef d'esca> dron d etat-maior de la garde nationale de R> le 0 déc. 1K70, memb. du cons. roun. du Rouscat depuis 1874; memb. de la Soc. des se. physiques et nat. de R« depuis 1856, en a été le présid. en 1866; memb. do l'Acad. de R»en 1866, son vice-pnésid. en 1885; memb. de la Soc. d'agriculture, de la Soc. philomathique.
Décédé subitement au Rouscat le 9 mai 188(i, après une carrière toute remplie dp travail et de dévouement, durant laquelle il avaitacquisTestime de nombreux amis et la considération du monde savant. Sun buste sculpté par Piévost a été placé dans la salle de l'Acad. de R».
Parmi ses travaux citons : Note sur un moyen nouveau denrixiuction d'alcalaides artifineh {Mëm. de In Soc, des
ROZ
UUD
se. phys. et nat de B*, 18fi8); Essai sur la constitution chimique de l'huile de schiste Cid.fid.yf Action du phosphore sur l'essence de térébenthine (id . , ia.yyExpér, sur laproduction dubioxyde d'azote par le cuivre et l'acide azotique dilué (id., i^ti5)i Pouvoir hydrogénant du courant intra'pilaire (id.f iSoO, mém. lu à l'Acad. des se. de Paris); Essai théorique sur Vé^ lectrolyse intrapiUtire de l'ckcide sulfU" rique (id., 1875); Recherches sur le paS" sage du mercure à travers les liquides (ia.,lHdO); Leçons d'algèbre élémentaire, H<,Chauma84H65,in-8<>;i)6 Vi/mctgination dans la science, discours de réception à l'Acad. de Bs îmi.
ROZAT (Jastin-auilUume)i né à B> le 8 fév. 1798. Elève chirurgien dû l'hôpital de la Demi-lune auChàteaU'Trompette, affecté aux soldats blessés ^venant d'Ës»*
Eagne et où il contracta le typhus; reçu i'' en méd. à Paris eu 1821 ; nxé à B« en 1825. Il y débuta avec lé titre de méd. du bureau de charité coui-s St^Louis; nommé en 1882 méd. de l'ambulance des cholériques établie chemin du Roi, aujourd'hui coura Balffuerie ; en 1871 méd. de l'ambulance oies Carmes, ses soins dévoués lui valurent un diplôme d'honneur; a publié divers articles médicaux dans les journaux de la région; a fait plusieurs conférences sui* des sujets touchant à rhygiène, à la médecine ou à la morale, soit aux cercles catholiques d'ouvriers, soit à rinstitut philosophique devenu institut catholique; a publié: La méd.
et les médecins jugés par les gens du mondey mémoire présenté au congrès tenu à B> en 1865; Du matérialisme scientifique ou de ses représentants libres-censeurs positivistes, Paris.Palmé, 2« édition, 1882; Le choléra épidémique est-ilcontagieux? Déductions pratiques, Paris, Palmé, in-S», 1883.
ROZAT (Jean-Ferdinand), fils du précédent, né à B* le 11 mai 1838. Après d'excellentes études terminées en 1863 à Paris, où il fit sondroit,et où sa thèse pour le doctorat intitulée : Des raiyf)orts de par ternité et de filiation, ou des devoirs et des droits de famille en ligne directe, lui valut un des prix Beaumont, remporté sur vingt concurrents, exerça à B*^ la profession de notaire. Catholique fervent et convaincu, il pailagea son tem[>s entre ses devoirs professionnels, la pratique de la religion, les pauvres et les œuvres catholiques de ^, dont il était l'âme et prononça en 1874 un discours au congrès de l'enseignement chrétien. Esprit cultivé et délicat, poète gracieux à ses heures; la Revue catholique de &* et les feuilles religieuses de la région ont publié quelques-unes de ses insoirations qui, pour la plupart, n'ont malheureusement pas franchi le cercle intime de la famille
pour qui elles ont été composées; il a donné dans le Bull, de l'Institut catholique, d'abord Institut philosophique d'Aquitaine des articles sur l'étude du droit et ^ collaboré à l'Ami du peuple.
Ferdinand Rozat est mort en odeur de sainteté le 22 oct. 1881 à Caudéran; ses obsèques se firent au milieu d'un concours immense d'amis et de pauvres; M0<^ de la Bouillerie a prononcé son éloge le 90 déc. 1881 dans l'église cathédrale 8t-André ; on le trouvera à cette date dans la Revue catholique de B^. B. de F.
y. Vie de Feriimni flouft, par l'abbé Tu. Cartau. vicaire de U parojssc Sl-Scuriu do B*, B', Ûuthu, 1883, \n-\i de 365 pp.
HUAT (Alain de), captai de Buch; fit ensemencer des aunes sur les plagos voisines de Pilut en 1734 et ses travaux furent continués par son fils en 1776.
RUOEIi (Geolfroy), troubadour, né à Blaye (Gir.)dans le xii" siècle ; son amour pour la princesse de Tripoli l'a rendu plus célèbre quQ ses poésies, Geoffroy Budel mourut a Tripoli où l'avait attiré le bruit de la beauté merveilleuse d'une princesse de c^ pays. Il s'était croisé et avait traversé la mer pour la contempler de prés. Débarqué mourant, une visite de sa dame ne put le rappeler à la vie, fin bien digne d'un troubadour. Les poésies de Hudel ont été recueillies et publiées par Raynouard. Lantier a pris Hudel pour héros d'un poème en YIII chants, Paris, Arthus Bertrand, 1825, in-8''. Un roman publié vers 1840 en 2 vol. in-8°, porte aussi son nom.
B, de F.
V. Geoffroy RuâeL légende par H. Minier, et VHÙÊloire de Blaye do M. Tabbé BELLBMfcu.
RPDBLLE (Marie -Joseph ' Guillaume
iglais au collège Louis-le-Gi-and en 1828-29; prof, de français au collège de Leicester de 1830 à 1836 et au collège for civil engineers de 1838 à 1843; d'anglais au lycée d'Avignon en 1844, à celui de Rodez en 1845 et 1846, d'anglais et d'espagnol au lycée de B'^ de 1848 à 1850; démissionnaire en 1851, il devint prof, libre à B* où il fit de nombreux et bons élèves; fut nommé intem.juré pour les langues anglaise, espagnole, italienne. B connaissait onze langues.
Il a écrit plusieurs ouvrages estimés pour l'enseignement des langues franc, anglaise et espagnole, grâce auxauels il a été lauréat de l'Athénée royal en 1842; de l'Acad. de B< en 1847, de la Soc. philomathique de & le 20 nov. 1850.
Nous citerons entre autres: L'instructeur tfiéorique et pratique de la prononciation anglaise, Paris, 1831, 2* édit. 1856, 3* édit. 1859; Î7ie original french prononcing booh, Londres. 1830, 1840; 77ie