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Avignon vers le milieu du xvi« s. Professa In philosophie avec un éclat dont le souvenir s*est conservé d'ahord au collège de la Madeleine de B^, qu'il quitta à la suite de dissentiments avec les Jésuites, longuement racontés par M. Gaullieur, dans VHist. du collège de Guyenne, puis au collège de Guyenne sous £)ie Vinet.
On ignore la date de sa mort et combien de temps il occupa la chaire de philosophie au collège de Guyenne. B. de F.
SAINT-MARC (Jean -Paul -André des Razins, marquis de), né le 29 nov. 1728 au château des Razius, près de La Uéole. Cadet de famille, il suivit la carrière des armes; à 15 ans il était enseigne dans les gardes françaises, et ^à Fontenov il fut embrassé sur le champ de bataille par j Louis XV, à cause de sa belle conduite. Rentré a Paris à la paix, il se vit obligé de renoncer au métier militaire à la suite d'une longue et cruelle maladie dont sa constitution robuste finit par triompher. Après son rétablissement il se lança dans le monde et se mit à cultiver les lettres. 11 fut élu le 22 mars 1772 memb. del'Acad. de B*, où il vint s'établir définitivement en 1787 et où il est mort à 89 ans le 11 sept. 1818 dans son hôtel du coure d'Albret.
Il s'était marié en 1792 avec M»»» de Ségur, descendante de Montaigne. Un fils et une iille naquirent de cette union. M"« de St-Marc est devenue M"« de La Rose; le jeune St-Marc mourut d'une chute de cheval. Ce cruel événement assombrit les dernières années de notre poète.
Homme de plaisir et de société, rimeur aimable dans le plus léger de tous les genres, auteur dramatique à l'occasion, St-Marc eut quelques bonnes fortunes littéraires. Plusieurs de ses opéras, notamment Adèle de Ponthieu, mis en musique successivement par plusieurs compositeurs, obtinrent du succès, et les yere adressés à Voltaire dans la fameuse soirée de la représentation d'Irène, le 30 mars 1778, ont valu l'immortalité à son nom.
Ses œuvres ont été recueillies en 1775, 1 vol. in-8«; 1785, 2 vol. in-«o ; 1788, 3 v. in-8». Elles ont eu unedernière édit. en 1809, imprimée à B» par Pinard sous les yeux de l'auteur, 3 vol.in-8«, et se composent d'épîtres, de pièces anacréontiques, décentes, de bluettes dramat. , de discours lus à l'Acad. de B«, etc.; tout ce bagage est fort léger, mais la beauté des édit. , les ravissantes illustr. de Moreau, Cochin, Eisen et Marinier, les font encore rechercher. Comme beaucoup de ses contemporains, St-Marc s'est sauvé du naufrage littéraire par les belles planches qui ornent ses œuvres. Saint-Marc était fort lié avec Fragonard et avait formé une jolie collection de tableaux du xviii» s. Plusieurs, notamment : La jeune fille gravant un nom sur un tronc d'arbre et V Escarpolette, • exposés dans les salons de la Soc. des
Amis des arts de B» en mai 1852 ot cédés depuis par la famille au duc de Morny, ont atteint à la vente de la galerie ac cet amateur des prix extrêmement élevés. Le portrait de St-Marc a été gravé par Gaucher. La figure du Mort vivant dans le IV« vol. des Chansons de La Borde donne un autre portrait de lui, très ressemblant, d'après Lebaibier. Saint-Marc fut l'un des poètes de VAlniannch des Muses; bon nombre des pièces qu'il a insérées dans ce recueil curieux ne figurent pas dans ses œuvres. B. de F.
V. Eloge de St-Marc, par Jodannet {Actes de VAcad. de A-, 1820), Tarticle que lui a consacré la Ruche d'Aquitaine, et surtout l'Etude »ur la vie et le» ouvrage» du marauis de Sl-Harc, par Octare Giraud, Paris, Aubry, 1860, pet. in-S» de 69 pp., couronnée en 1858 par rAcad.deB* cl renfermantquelquesTersinédits de notre poète. — L« Théâtre à B', par H. MiMsa et Jules hELf n. — Hùtt. de» théâtres de B«, de Detchk- VERRT, pp. 95-96. — V. les vers adressés à Louis
ÇiT St-Marc le jour de rinaueuration du Grandhéâtre et la réponse du célèbre architecte.
SAINT-MARC (Charies), né à Podensac (Gir.) le 26 juil. 1795 (M. Loquin dit en 1796), mort à B» le 7 avril lâ56. Fit de brillantes études au collège de Pont-Levoy ; inscrit au barreau de B» en 1822, sut par son talent oratoire et son caractère élevé acquérir une grande réputation et l'estime de tous; memb. du cons. mun. de B» en 1846; bâtonnier de l'ordre des »ivocats en 1841 et en lfô2.
V. notice de M. Ch. Latehrade dans l'Ami de» champs, t. XXXIV, pp. 169-170.
SAINT'HARTIN (Joseph de), jurisconsulte bordelais, né dans les premières années du xviii» s., mort vers 1780; on a de lui plusieurs mémoires judiciaires et l'ouvrage suivant : Scholasticse forensis Jtistiniani institutiones, Burdigalense, 1771, in-4®; Saint-Martin professait le droit à l'Université de B»; il a laissé des notes marquées d'une main dans la 5» édit. des Décisions de Lapeyrére. B. de F.