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SAn
le H mai 1HB0; président de la chambre syndicale de peinture depuis 37 ans; pri^sid. du «syndicat géti. du bâtiment depuis 18H3. Délégué cantonal en 1874.
SARRAMÉA (Jean-Isidore\ méd., né à Ambarès ((Ur.) le 6 jutl. 1813, fils d'un mé<l. de c.Ute localité, mort à B* le 2 juil. 1880. Dr en méd. de la Fac. de Paris en 1837; méd. de la maison centrale d'éducation correctionnelle des jeunes détenus de la Gif.; chirurgien en chef des hospices des enfants et des vieillards ; longtemps méd. chef de service à Thdpital St-André ; présid. de la Soc. de méd, de B» en 1857; ôî en 1871 ; a eu le grand mérite d'avoir Tun des prem. montré les semces que sont appelés a tendre les hospices maritimes en vue de la régénération de la l'ace.
Auteur de : Fondation sur les bords du bassin d'Arcachon d'un établissement destiné aux jeunes détenus lumphati-
?ues, srrofuleux ou tuberculeux, B«, m); Hypertrophie du foie, B«, 1856; Vn regard sur Arcachon, B«, iSSO; De la prophylaxie de la tuberculose, B>, lH6l; Causes et préservation du lympfiatisme et de la tuberculose, fondation sur les bords du bassin d'Arcachon H sur nos côtes maritimes d'établissements destinés à préserver de ces terribles maladies les enfants qui y sont prédisposés. Travail pi'ésenté au conffrés scientifique de France le S6 sept. 1863.
SARRAU rClaude), en latin Claudius Sarravius, né en Uuyenne, et selon M. Tamizey de Larroque, au chat, de Boynet, canton de Monflanquin (Lot-et-Gar.) vers la fin du xvt* s., ou en 1603 d'après Andrieu, mort à Paris le 30 mai 1651.
D'abord avocat au Pari, de Rouen, puis cons. au même Pari, en 1627 et à celui de Paris en 1636; fut envoyé par le Roi à Houen pour rétablir Toixlre dans le Pari, révolté; poète latin et français, littérateur distingue, ami de Saumaise, de Vossius, (le Tépistolier Balzac, de Ménage, de Grolius, etc.; un des correspondants de la reine Christine de Suède dont il devint Tami.
Il a publié en 1648 : Grotiiepistolœ ad Gallos avec une préface de sa main, Lugd. Batav., 1648, in-12; quelques-unes de ses productions poétiques et ses lettres ont été publiées par son fila Isaac. Il avait, un des premiers, deviné le ^énie du jeune Corneille, et fut son soutien et son protecteur auprès du Roi. Son éloge a été fait en lattn par Jacoues Le Paulmier.
Claude Sarrau avait été attaché, dit-on, û la Cour des Aydes de B>.
Son portrait se trouve chez M. le v»« A. de Sarraujiiotre compatriote. Un émail du célèbre Petitot nous a coUvservô les traits de Claude Sarrau. Ce portrait, gravé avec délicatesse par L. Céroni, frèi« de
notre concitoyen Céroni, fait partie de : Collection des émaux de Petitot du musée im-périal du Louvre, Paris, Blaisot, 1864, i vol. in-V>. On le trouve daiu le second volume de cette belle publication, accompagné d'une notice mtéremante de 7 pp. signée Ch. Desmaze. B. de F.
V.L'ii^ lettre inédite de Claude Smraw publiét par P. Tamix£y de Larroock, extrait de la Rntf d'Aquitaine, B\ Lavcrtajon, 18C6. in-^.l/articlc nue lui consacrent les Alskaketi it Guienne (Guienne du 18 mars 1877), irer àt rurieux aélalls sur sa vie et ses productioia, ia
liste des ouvrages au*on peut consulter à soi égard. — Bikliogr, ae l'ÀÊeuais, par AiMiUr t. Il, p. Î77.
SARRAU (Isaac de), fils du précédent né le 12 oct. 1631 à B<,ou, diaprés M. Asdrieu, à Rouen; mort à B« Iel0déc.i713. Théologien, moraliste, littérateur; ministre de la religion réformée à Meaux en 1665, à Règles en 1677; présida le synodf
Srovincial tenu à Ste-Foy- la-Grande If déc. 16^ et vit en 1685 son temple démoli parce qu'il avait opéré qnelmies conversions. Après la révocation de redit àf Nantes, il se convertit à son touraucatholh cisme. "On a de lui : Sermon sur l'Eucharistie, Huningue,1664, in-4»; unasez grand nombre d'autres sermons prêches pour la plupart à Règles, à La Rochelle. Saumur, etc. (plusieurs sont demeurée inédits et faisaient partie de la bibl. de l'ancienne Acad. de B'); anéDiM«rra(îon sur le premier livre de V Enéide; un flecueil de pensées sur divers sujets th'éi de V Ecriture Sainte, 1685, et un Ser»»» sur les paroles de Jésus^hrist : (h^ mange ma chair et qui, etc», prononcé le 94 déc. 1669 à Bègles, où se recueilk Véglise réformée de B*, Groningue, i.
Sipke, 1664 (se tix>uve à la bibl. delà viile de BO; il a en outre publié quelques-unes des productions paternelles, et en donnant à Vossius communication du ScoUçfrana, manuscrit qu'il tenait de sonpèiv, a facilité l'impression de ce recueil.
Son portrait se trouve chez M. le v** A. de Sarrau. B. de F.
V. dans la Guienne du 18 mars 1877 riolf ressant article des Alphabets de Guienne qui le cunccrnc. — An dsied» Bibliogr, de l'Ait—»-
SARRAU DE BOTHET (Isaac de), seigneur de Pichon et de Boynet, fils du précédent, né à B* vers 1665, mort le3Û mp 1 772. Amateu r d'art et de musique, bibliophile, littérateur, prépara, par ses i^ptions musicales du lundi, où se réunissaient, avec les présidents de Barbol, de Gasc et Leberthon et les conseillende Caupos, de Navarre, tout ce que noire ville comptait d'artistes et de lettrés,l'étehlissement de TAcad. des sciences, belte»lettres et arts de B«, dont il fut l'un de«} fondateurs en 1713, et le 4» des direcleuR on 1716. Il jouait remarquablement de I la viole, et donna les premières leçons de
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musique à la célèbre mademoiselle Fel ( V. ce nom). Il est mort doyen de TAcad. où il avait prononcé le 25 août 1763 un discours sur la Sagetse qui fut très remar- (lué et lui mérita le quatrain suivant dont 1 auteur est inconnu :
Bst-es Nestor on bien Anaeréoii Qui fatt «ntcndre et ebérir U tagoMaf CMt, à lA foif Nflftor pur la mlaon, AnMréon pwr U déUoataiM,
Nous citerons encore parmi les discours qu'il lut dans cette savante société une dissertation sur le son et un Eloge de J.-J. Bel, la dernière édit. du Dictionnaire de Moréri en a donné des extraits. Il a laissé un Essai sur l'origine et le progrès de la musique dont le journal VIris de Guienne contient quelcjues fragments (oct. et déc. 1703) et plusieurs mémoires de météorologie et d*archéologie manuscrits et demeurés inédits. Sarrau de Bovnet avait formé une très importante bibl. musicale. Son portrait se trouve à l'Acad. de B> et chez M. le c** H. de Sarrau, à B<.
B. de F.
V. dans la Guienne du 25 mars iS'iS une notice de J. de Gères.
SARRAU DE VÉSIS, seigneur de Pichon (Jean de), frère du précédent et comme lui amateur d'art et de littérature. L'un des fondateurs de TAcad. de B* en 1713. U s'occupait beaucoup d'agronomie et a laissé quelques mémoires manuscrits.
B. de F.
SARRAU (Louis-Isaac, seip. de Pichon et de Clairac, c** de), arrière-petit-fils d'Isaac le ministre, né le 14 juin 1768, mort à B' vers 1846; colonel d'mfanterie, chev. de St-Louis, (ht enfermé avec sa femme au fort du Hâ, durant la Terreur. Ils durent leur élargissement à l'intervention de M»* Tallien qui était en bonnes relations avec la famille de Sarrau. Sorti des cachots de la Terreur, il s'employa secrètement, auprès de la femme du farouche conventionnel, pour obtenir lu grâce d'un assez grand nombre de détenus. Administra durant trente ans la comm. de Bassens (Gir.), qui lui doit, avec son existence comme commune, le commencement de sa prospérité.
SARRAU (Louis-Marie-Âurélien, v** de), petit-fils du précédent, né au chat, de Pichonà Bassens (Gir.) le 3 oct. 1851. Q A.; chev. de l'ordre de St-Grégoire-le-Grand ; d'abord avocat A la Cour d'appel de B*, puis entré dans Tadn». en mai lo77, donna sa démission à la chute du ministère de Rochebouêt et rentra au barreau bordelais. On a de lui un Traité des excuses légales en droit pénal, Paris, Thorin, 1875, m-8<», VIII -531 pp.. matière qui n'avait point encore fait l'objet d'un traité spécial et dont l'auteur a tout le mérite; oes récits d'hist. locale parus dans les journaux dç
B> ; des articles de polémic|ue et des discussions juridiques publiées dans les journaux de Paris ou de notre région; quelques pièces de vers satiriques sur les choses et les hommes du jour.
SARRAUTE (Pierre-Louis), né à La Havane le 8 déc. 1850; propriétaire du château Guiteronde a Barsac et du cru d'Archevimeney à Sauternes. Lauréat de la Fac. des lettres de Toulouse en 1871, de la Fac. de droit en 1872, de TAcad. de législation en 1882, 1884 et 1885.
Avocat à Paris en 1872, substitut à Ribérac le 17 juillet 1880, à La Réole le 25 nov. 1880. juge chargé des ordres au tribunal de Périgueux le 6 octobre 1883.
Auteur de : Du résumé du président d'assises, Paris, Cotillon, 1878; Le caractère de la Jouissance paternelle chez les Romains, idem, Marchai-Billard, 1882; Traité théot*ique et pratique de la réhabilitation des condamnes en matière criminelle, correctionnelle et disciplinaire, Paris, Larose et Forcel, 1884; Des avises correctionnelles en Italie, Pans, Pichon, 1884; De la ^réhabilitation des condamnés, trad. de l'Italien de Abanelli, Paris, Pedone-Lauriel, 1884. A publié de nombreux articles dans le Journal du Ministère public, la Revue critique de législation, la Gazette des tribunaux, le Droit, le Bulletin de législation comparée, Y Annuaire de législation étrangère, les Archives d'anthropologie criminelle et des sciences pénales, etc.
SARREAU (Jean-Baptiste-Auffuste), né à B« en 1822. U A le !•» janv. 1884, prof, de chant depuis 1849: direct, de la Soc. chorale de Sainte-Cécile et des classes de chant de la même Soc: maître de chapelle de l'église Saint -Michel, directeur des chœurs et du chant an Cercle philharmonicrue de B«. A fait un grand nombre d'élèves qui ont tenu les premiei-s em-
Klois sur les théâtres de Paris, Lyon, [arseille, Bruxelles et B<, parmi lesquels nous citerons: Solve, Ticoulet, Neveu, Sacley-Raoult, Coppel, Cobalet, de l'Opéra Comique, Claverie, Athès, etc. A composé
{plusieurs œuvres intéressantes principaement de la musique religieuse.
SARREAU (Elie-Gaston), fils du précédent, né à B» le 18 janv. 1850. Prof, de chant et de piano, compositeur de musique: U A.; chef d'orchestre du Cercle philharmonique depuis 1888.
Parmi ses élèves ayant embrassé la carrière théâtrale, citons les ténors A. Talazac (op.-com. de ParisJ, Cossira (Bruxelles), Berger (op. populaire et province), Montariol (Liège); les barytons Chanvreau. Mondaud, etc. Parmi ses œuvres exécutées à Paris et éditées à Paris chez Hartmann, nous citerons : un Trio pour piano, violon ©t violoncelle ; un
^fenuet pour piano seul ; La chanson de Barbenne, romance pour soprano; un Agnus Dei pour contralto; Im chute des feuilles; Ûabsence^ dédiée à Talazac; Te voir, t' aimer, éditée par Ghoiidens. Nous pouvons ajouter les œuvres ciaprès, qui paraîtront prochainement :
Jiosanna, ffrand chœur avec orgue et orchestre; deux mélodies, Prends cette rose, Lamenta, la captive, un nonetto pour piano et instraments à cordes et à vent exécuté à Paris par la Soc. Taffanel, un Magnificat à orchestre, etc.
SARRETTE(Bernard). né à BMe 27 septembre 17(35, mort à Paris le i3avril 1858. S occupa, au début de la Révolution, de former la musique de la garde nationale parisienne; obtmt peu de temps après la fondation d'une école gratuite de musique où se recrutèrent les corps de musique militaire desquatorze arméesde laRépublique. Cette école devint plus tard le Conservatoire de musique dont il quitta la direction en 1814, emportant la réputation d'un adm. probe et éclairé. En 1830 on voulut lui rendre la direction de l'œuvre qu'il avait créée, mais son amitié Fiour Chcrubini qui en était chargé, la ui fit refuser.