‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 483 sur 549 · SAU · texte numérisé non relu

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eut cinq enfants : 1« Charles II dont Taii. suit; 2o Jean-Jacques, cons. d'Etat, prévôt de l'église St-Seurin de B", évéque de Dax de 1599 à 1623; 3« Philibert, prieur de Comprian en Buch, prévôt de St-beurin et doyen de la cathédrale Saint -André de B»; 4® Jean-Olivier dont l'art, suit; 5» Geneviève.

SAULT (Charles II du), seig. de l'Epine, fils aine du précédent, avocat gén. au Pari, de B< de i;^ à 1607. Mort le 5 mars 1607.

SAULT (Jean-Olivier du), né à B^ en 1577, frère du précédent, avocat aux Pari, de Paris et de B<, nommé le 4 juil. 1607 avocat gén. au Pari, de B> succédant à son frère Charles. Doué d'une science profonde, d'une éloquence remarquable, écrivain et poète, ardent catholique, il acquit une grande autorité parmi ses collègues. A diverses reprises, Louis XIII lui confia des missions importantes.

Malgré son gi*and âge, il déploya pendant la Fronde une rare énergie.

En 1654, il fonda uncouvent de Bécolets à Archiac où il possédait de grands biens.

Il a publié : La couronne de fleurs tissue dans le parterre de Thémis et des vnu^es du Parnasse de Guienne, sur le fruîct provenant de la démolition des villes et places fortes occupées ou enviées par les rebelles et ennemis de V Estât, B^,i62\f Jacques Millanges, in-S» de 99 pp. « recueil, sous un titre un peu long, d'odes latines et françaises d auteurs bordelais, dédié au roi Louis XIII à l'occasion de la démolition du château de Fronsac, à laquelle Du Sault avait présidé en qualité de commissaire. On trouve quelques pièces de lui dans ce recueil. On a de lui plusieui-s autres écrits parmi lesquels nous citerons : Rupella a

Ludovico XIII capta et expugnata

anno 1628, Buixligala, G. Millangius, in-4«, et un Eloge funèbre du R. P. Louis Bonnet, curé de Ste-Eulalie à Bourdeau^j 1651, in-4<> de 8 pp., réimprimé par M. J. Delpit en 1881, chez J. ChoUet, a Sauveterre-de-Guyenne. B. de F.

SAULT (Philibei-t du), fils du précédent. Cons. lai au Parlement de B* le 23 mars 1632. Actif, d'un tempérament déteiminé, il joua un rôle important dès les débuts de la Fronde. En 1649, ses compatriotes le choisirent pour être l'un des otages à donner au maréchal Du Plessis-Praslin, comme gage des vœux de la province pour la paix. Comme son père, il fit partie de la Petite Fronde et, avec lui, eut la hai-diesse de prendre des réquisitions public|ues contre le projet d'une ambassade a Cromwell. Compromis dans la conspiration de Filhot, il paiwint à éviter la torture, grâce à M">* de Longueville. Mis en liberté à l'enti^ des troupes royales à B'', il rejoignit le Pari, ù La Réole.

Ami des belles- lettres, il rimait à ses heures et serait l'auteur, d'après le Nobiliaire de Guyenne, tome I»»", p. 227, de plusieurs ouvrages inédits sur les points controvei'sés par les religionnaires et de Mémoires restés manuscrits. Moi-t le 8 juin 1697.

SAULT (Jean-Louis du), fils du précédent. Reçu avocat à 19 ans, « il devait, » dit la Chronique bordelaise j à l'exeni- » pie de ses ancêtres, s'illustrer dans la » charge d'avocat gén. par sa rare probité » et sa vaste érudition. » Il occupa cette charge de 1657 à 1702 ; de son mariage avec Marie Le Blanc de Mauvezin, naquit une fille qui épousa Alain-Joseph de Fayet, cons. de la grand 'chambre.

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