‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 486 sur 549 · V. CosME, Aperçu sur le barresu de B · texte numérisé non relu

V. CosME, Aperçu sur le barresu de B

8AVERI0 (Xavier-Barthélémy), né dans I nie de Malte le 12 oct. 18U9, mort A B> le 17 déc. 1855. Fils d'un riche négociant de Cité -Valette, passionné pour la musique dès ses premières années, il s'engagea, en 1K28, en qualité d'étranger, comme musicien gagiste, au 58* de liffne, qui fut, quelque temps après, désigne pour faire partie de Texpédition de Grèce. Trois ans «'iprès, le 58* prit part au siège d'Anvers. Pendant ces expéditions, Saverio sut se concilier l'estime de tous, et fut nommé chef de musique du régiment le l*** mai IKH. Vers celte époque, il commença à composer de délicieux morceaux de musique militaire encore recherchés, et des morceaux de musique de salon qui lui firent de fervents enthousiastes.

En 1839, il quitta la vie militaire, se maria à La Rocnelle, se fixa à B*, devint prof, au collèffe royal, où il organisa une excellente faniare, et entra à cette époque à l'orchestre du Grand-Théâtre, où il fut douze ans contrebassiste. Durant cette

1>ériode advint la faillite du directeur, tous es artistes lui proposèrent, à l'unanimité, la direction; mais, toujours modeste, il refusa cet honneur et cette charge.

Saverio était éminemment artiste, mais surtout homme de bien. Il eut, en 1843, l'idée de fonder unp soc. destinée à venir en aide aux musiciens malheureux, sous la dénomination de Société Sainto-Cécile; il en fit pai't à quelques amis l'éunis chez

M. Raver, et oovrit une liste de aonscHption en s'inacrivant le premier. Griœ à ses efforts et à ceux de ses nombreux anis, la Soc. fut fondée ; on sait tout le \m qu'elle a fait ; Saverio en fut un des memb. les plus dévoués dans son rôle charitaUe, comme dans son rôle enseignant.

Nommé en 1848 chef de musique delà 2* légion de la Garde nat de B>, il s y distingua comme exécutant et comof compositeur; il fut aussi, longteinps, un des memb. les nlos sélés et édairéi do cuns. mun. de Cenon-La-Bastide.

Il a publié, vers 1850, chei Raver, éditeur, une méthode de cornet à pistons. li travaillait, avec Alexis Blache, a la récdification musicale et chorégraphique da vieil ouvrage V Amour au vulage,\w93pt la mort l'a enlevé.

8AVIII, ancien prof, d'humanités à B*.

né à Rouen. V^ la liste de ses oamx»

dans la France littéraire de Qnénrd, tome VU!, p. 499; a fait imprimer i 6*. chez Labottière, un recueil aelettreselde vers sous le titre suivant: Œuvrti^ét Monsieur de Montreille, Londres, 1761, in-lS de 144 pp. B. de F.

8CHAD (Joseph), pianiste et composteur, né àSteinach(Bavière)le 6 nui mi mort le 4 juil. im à B«, où il s'éUit liié en 1847. Son talent lui valut bientM de nombreux élèves et des relations qpi lui constituèrent une belle position irtistique. Parmi ses compositions, qui dépassent le nombre de cent vtnfft et qni sont énumérées dans la biogr. des musiciens de Pou gin, tome II, p. 492, et ont été publiées en France et en Allemignf, nous citerons : Les deux âmeSt La rme des Alpes, le Te Deum d'Haydn. Il fit réprésenter en 1863, au Grand -ThéitfB de B«, un ballet: Frantzia,9nc un poème d*Engène Duval, qui a eu du succès et a été repris; Schad avait été élève d'AJojJ- Schmitt, et condisciple en Allemagn* d'Henry Barbara.

SCHAFrNER(Nicolas-Albert),chefd> chestre et compositeur, né en Silésie vcn 1789, mort à B" le 17 août 1880; apprit dw sa jeunesse à jouer de plusieurs isstmments, devint habile sur le violon et sur la clarinette; arriva à Paris en 1W5 oiia fut nommé chef de musique dans lagtfde royale; devint en 1817 chef d'orchestredj théâtre de la Porte Saint-Martin, en IKÏl de Rouen où il resta jusqu'en 1H34, vint vers 1835 prendre le même poste an Grand-Théâtre de B«. Parmi ses nombreuses compositions on remarque une collection de quintettes ^timés aes amateui^.

8CHNEG (Lucien), sUtuaire, néi.B*le 19 mai-s 1864. Elève de l'école munici^ de B«, pensionnaire de la ville en !*«•

SCI!

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élève à Paris de Millet et de Falguière ; lauréat de l'Ecole des beaux-aits, a exposé aux salons de Paris un portrait médaillon 1886; portrait de M"« M. S., buste plâtre,

SCHNE6 (Gaston), sculpteur, frère du précédent, né à B' le 4 sept. 1866. Elève de l'Ecole munie, de B« et de son frère Lucien Schneg, a exposé au salon de Paris 1887 un portrait de M. S., médaillon plâtre, et a obtenu le premier prix de sculpture à B> en 1888.

SGHNEIBER (Jean-Joseph), organiste compositeur, né à Strasbourg le 15 mars 1814, moi-t à Talence le 30 juin 1877. Fixé à B* vers 1850, il y a occupé une situation importante comme prof. Organiste de l'église Saint-Pierre, il y montrait un talent sévère et solide. Comme compositeur il s'était placé au 1*^ rang. On lut doit des Motets pour orffue, publiés chez Villemot; un grand nomore de morceaux à l'usage des pensionnats, édi tés par Havayre-Raver; un Manuscrit musical de l'enfant de chœur, écrit en coUab. avec MM. Legros, Baratto, etc. , et publié par Mame à Tours; un charmant petit opéra -comique: Le convpère Lustucru, sur on poème de M. Duhai% exécuté avec grand succès par un groupe d'amateurs dans les salons de M. Pierre Lacombe, de B'. Ses obsécpies ont eu lieu à Talence. Tout le B'' musical, où M. Schneider comptait de nombreux amis, y assistait. (V. Musique à B^, 1877, p. 173.)

SGHOLL (Âurélien), né à B> le 14 juil. 1833, fils d'un ancien notaire qui fonda l'école de notariat de B* et y mourut en oct. 1886.

Alla à Paris en 1851 où il fit ses premières armes dans le Corsaire, suppiimé au coup d'Etat de déc. 1851 ; a collaboré successivement au Paris, au Mousquetaire, au Figaro, et plus tard au Constitutionnel, à la Presse, à la Liberté, au Petit Journal; intrépide fondateur de journaux, il a crée Satan (hebd.), la Silhouette (hebd.), le Nain Jaune (bihcbd.), qui fit une sérieuse concun^nce au Figaro, jusqu'au jour où Théophile Silvestre et Grégory Ganesco remplacèrent M. Scholl qui fonda encore le Club et le Jockey (hebd.), puis le Camarade (quotidien), le Lot'^non (pamphlet hebd.), le Voltaire (quotidien), et enfin VEcho de Paris (quotidien), il publia pendant trois ans aans le Figaro, sous ce titre : Les Coulisses, une satire très remarquée. Rédacteur principal de V Evénement pendant treize ans, il y a fait, à diverses reprises, notamment pendant le Seize Mai 1877, des campagnes politiques pleines d'emportement. Il est depuis 1886 Tun des principaux rédacteurs du Matin.

La vie littéraire d'Aurélien Scholl a été

remplie de polémioues et de duels. Il avait épousé miss Irène Perkins, fllle d'un célèbre brasseur de Londres (1868); une séparation fut prononcée en 1873. Parmi ses nombreux duels, nous citerons ceux qu'il a eus avec Paul de Cassagnac, Robert Mitchell, le baron Uarden Hickey, le c^ de Dion, etc. En dehora de ses articles, M. A. Scholl a publié un grand nombre de vol. , parmi lesquels nous citerons : Hélène Hermann, 1860; Le» aniours de thëâtt e, 1863; Les cris de Paon, La foire aux artistes, Voutrage, Fleurs d^adultère.

Les aniours de cinq minutes, V orgie

Îyarisienne, Les scandales du jour, 1878; e Procès de Jésus-Christ, La Dame des palmiers, les Mémoires des trottoirs, Le romande Folette, L'es^itdu boulevard et un petit poème : Denise, 1857 (nouvelle édit.,1872,in"32), qu'Edmond et Jules de Goncourt ont Qualifié : « un bnou tombé de l'écrin de Musset. » M. Scholl a publié dernièrement les Œuvres choisies de Clément Laurier, son ami, avec une préface ^ue la plupart des journaux ont reproduite. Au théâtre, il a donné : Rosalinde ou Ne jouez pas avec V amour (Gymnase Dramatique); Jaloux dupasse (Odéou);La çfu^s^iond amour(Gymnase); Les effets de la foudre, Uhôtel des illusions (théâtre Déjazet); Le repentir (Odéon); Les chaînes de fleurs et Oti demande une honnête /e»nnk!( Variétés) ; enfin. Le nid des autres, comédie en trois a. (Odéon), etc. ^ le 5 janv. 1878 etO. ^ le 14 juillet 1884.

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