NOTABILITÉS GIRONDINES
ABADIE(Dom), V. Dabadie.
ABADIE (Paul), architecte, né à B< le 22 juil. 1783, mort à B» le 3 déc. 1808. Élève, à B«, de Thiac pèi-e et de Bon fin ; â Paris, en 1806, de, MM. Pereier et Fontaine. Admis à l'École des beauxarts le l**" déc. 1806, il est reçu deux fois au concours du grand prix de Rome ; inspecteur de la construction du grand escalier du Musée aujourd'hui démoli, puis de celle du Ministère des finances également détruit. Par ordonnance du 2U déc. 1813, sur la demande du directeur de l'École et de ses professeurs, il est exempté du service militaire, comme artiste d'avenir. En 1818 il est appelé à Angouléme où il construit, comme archit. du dép. et de la ville, le palais* de justice, l'hôtel de la préfecture, l'hôpital civil, le poilail de l'église St- André, les
{irisons, une partie du lycée national, es abattoirs, la halle aux blés, l'éj^lise du faubourg de Lhoumeau; ^^ en 1836; corresp. de l'Institut la même année.
ABABIE (Paul), architecte, né à Paris lelOdéc. 1812, mort à Paris le 3 août 18»i, frappé d'apoplexie foudroyante; fils du précédent. Llève des collèges d'Angoulêrae et de B« de 1823 à 1831 ; vient à Paris en 1832, entre dans l'atelier de M. Achille Lecler, de l'Institut, à l'Ecole des beaux-arts en 1835; admis au concours du grand piix de Home en 1839; surnuméraire aux travaux des Archives»
nat. en 1840; auditeur au cous, des bâtiments civils en 18-41 ; second inspecteur H la restauration de la cathédrale de Paris en 18i5; archit. de la commission des mon. hist. en 1846; archit. diocésain d' Angouléme, de Périgueux et de Cahors en 1848; auditeur au comité des édifices diocésains en 1849; organisateur du sei^ vice des édifices religieux des diocèses d' Angouléme, de Poitiei-s en i\^i; '..t;- en
1856; archit. de la cathédrale de B< en 1862; chev. de St-Grégoire le Grand en 1864; architecte des bâtiments de l'institution des jeunes aveilj^les à Paris en 1866; G. ijk- en 1860; memb. de la comm. des mon. hist en 1870; inspect.
gén. des é<1ifices diocésains en 1872; laui-éat au concours de l'église du vœu nat. au Sacré-Cœur : archit. des édifices diocés. de Paris en 1874; memb. de l'Institut de France en 1875; memb. de l'Institut britannique en 1076; archit. diocésain de B'' en 1881. Nous voudrions énumérer les nombreux monuments publics édifiés et restaurés par M. Paul Abadie, princi-
ftalement dans les dép. de la Charente, a Gironde, la Dordo^c et la Creuse; nous nous bornerons a signaler comme constructions neuves : l'hôtel de ville vraiment monumental d'Angouléme, les églises St'Ferdinand à B<, ^ue tous nos lecteurs ont admirée en déplorant son fâcheux emplacement, et Ste- Marie à La Ikstide, les saciisties de la cathédrale de B*, le clocher et la façade de l'église de Bassens, le clocher de Loupiac, l'église du port de Langoiran, l'église de Valevrac, le clocher et la façade de l'église fie Bégadan (Médoc); comme monuments funèbres, il a érigé des œuvres d'art qui méritent une mention : à Angouléme, tombeau d'un maire de la ville et de Balzac l'ancien ; dans le Lot-et-Garonne, tombeau du comte de Sandat; dans la Dordognc, tombeau de l'évêque Georges de Massonais. Parmi les nombreux édifices religieux qu'il a restaurés, nous citerons : à B«, la tour St-Michel et l'église Ste-Croix ; l'église de Loupiac (Gironde), la cathédrale de Périgueux, celle d'Angouléme.
Nous attendons avec impatience la réalisation de ses projets relatifs à l'érection de la façade de la cathédrale St-André de B». On peut dire qu' Abadie avait un talent primc-sautier; ses œuvres ont un cachet tout particulier.
AlJR
ABBON (saint), bénédictin, né à Oi^ léans, moit à La Réole le 13 nov. lOOi. Après avoir étudié les arts libéraux à Paris et Reims, Abbon devient écolâtre de l'abbaye de Fleui-j-sur-Loii-e; il écrit plusieurs mémoiixîs sur Tastronomie, le cornput, les sciences exactes, sur le calcul de Viclorius et la question du jour de Pâques; il prend part aux conciles de SUpenis, de SMkisles, de Mouron et de Reims, fait deux voyages à Rome, devient l'ami du pape Grégoire V, écrit la Vie de 91 papcsj guérit miraculeusement un lépœux, vient deux fois à La Réole pour y l'éformer le monastère de St- Renoft; il v est tué dans une émeute au Martouret. Son tombeau, placé dans l'église de La Réole, y est entouré d'une grande vénération. AÙjoui-d'hui ce tombeau, tomb^* en ruines depuis longtemps, est i-emplacé par une statue de ce saint pei'sonnage, dont le culte est redevenu en honneur depuis la publication du beau travail de M. l'abbé Paixiiac surfit Abbon.
V. Tabbé Pardiac, Hist. de St Ahhon, abbf de FleHrff'iur'Loîre et marier à La Réole en 1004, avec une Introduction »ur le x* «., un portrait du saint et Hg. Pari», Lecotlrc, 1812» in-8% 504 pp. — Vie de St Àhifou, mr Aimoi.*(. — Acta S. Oré. S. Benedicti, t. VI II.
ABELOT (Ai-y ou Henrj), chai-pentier du XV* s. Travailla au clocher de l'église St-Michel de B«, pour la constiniction duquel il imagina, en 1180, un moyen d'élever (hcilement les pierres destinées à sa flèche.
ABRIA (Joseph-Benott), né à Limoges le lU mai 8 4811. Elève de l'École normale sup. en 1831; prof, au lycée de Limoges en 1834, au lyc('*e Henn-IV à Paiis en lb08; prof, de physique à la Faculté des sciences de B« en 1839; doyen de cette Faculté de 1845 à 1887, époque à laquelle il fut mis à la rati-aite sur sa demande, et nommé doyen lion.; memb. de l'Acad.
des se, belles-lett. et arts de B* depuis iHtô, il en fut le présid. en 1849 et en 1857; inemb. corresp. de l'Institut (Acad. des se.) depuis 1880; memb. de la Soc. des se. phys. et nat. de B^, dont il a été s(*crétaire gén. et présid., et de plusieura autres sociétés ou commissions savantes.
Auteur de divers mémoii'os on grande partie inséi-és dans les AnnaleH île chimie et de physique. Nous citerons entre autres : Verifieation de la loi d*Huyghen8; Mcm, sur l'induction élec^ trique; Dènwtistration de plusieurs formules de GausSf relatives à l'action fnutuelle des deux aimants, B'et Paiis, Mallet^Bachelier, IWVi; De l'utilité des hy pot hf'ses dans les sciences eœpênmen^ tâles, B«,Gounouilhou, 1857, in-8» ; De Ui vitesse de la lumière dans ù*s différents milieux, Bs id., 1860, in-8«; Throrie expérimentale du potentiel électrique , B»,id.,1876, in-8".
AGGARD (Eugène), peintre de genre et de porti-ail, né à B« en lb^4. Elèvj» d'Abel-de-Pujol et de L. Cogniet; a exposé à presque tous les salons de B" et de Pans depuis 1848. Pai-mi ses principales œuvres reçues au salon de Pai'is, citons : Musiciens nomades des environs de Naples (1^51); Une visite sous Louis XV (\S^m); Les deux sœurs, La jeune ;m're(185S)); Portrait en pied de M. le c*« de Moriemard (18tH), acquis par la ville de Lyon; Arrestation de la r/«« d^ Marillac', François de Montmorency (18t53); Le roi refusant à la d*"^ de Bouteville Ut grâce de son mari (mention honorable), La lecture, La toilette (1<%7); La femme du Pécheur (appai^ tient à M. Mahot de la Quarantonnais), Portrait de M^* V. D. (1887).
AGGIUS PAULUS ou AXIUS PAULUS, iv« s. Rbéteur et poète latin né on Aquitaine, intimement lié avec Ausoue, qui a fait do grands éloges do sa comédie intitulée Delims. M. Reinhold Dezeimeris, dans une intéressante note lue à TAcade»mie de B» le 19 juin 1873 et publiée en 1880 chex Gounouilhou, attribue à Paul us la comédie du Querolus, que quelques manuscrits donnent à Plaute. B. de F.
V. AMPhiE, Hiât. littéraire de la France arant le xn« s., 1. 1, pp. tOO-iOl.
AGHARD (Antoine-Philippe- Adrien), né à Genève (SuiR.se), de pai-enta fran-
Espagne; élu dépuU par la 1" circonscription de B« contie M. Blanqui le 14 sept. 1879; réélu le 21 août 1881 ; élu député de la Seine le 27 déc. 1885. Fait partie du groupe do l'extrême Gaucho.
ADALELME, XIII« archevêque de B<, de l'an 848 à 860.
ADAM (Le père Jean), né dans le Limousin en 1608, mort à B< en 1684, supérieur de la maison des Jésuites de B*; théologien distingué.
V. la liste de ses ouvrages de thôoloplc, presque Ions puhlti''s à B", dans le C. R. de la Comm. den mon. ki*t. de la Cir., 18r;i-ri2, p. .3fl. — Augustin et A lais df. Backkr. liibltolht' aue den écrivains de la (;•• de Jésus on notices biblioff. : V de ton» len onvraae* publiéx par la ('/'• de Jénu» depui* la fondation de tordre jusqu'à noH journ; V des apologie», dex controverse» reliff., den critique» ht l. etscientif. snxcitées à leur au Jet. Llt'^ge, I8î»3-<M, 7 v. in-8* inaj.
ADDISOM (James), né on Angleterre, comté de York, en 1815. Prend ses crades universitaires en France; agréjço lo 13 sept. 1R51 ; prof, au lycée de Poitiers le 25 fév. 18,V2 et au lycée de B» le 3 oct. 1855; il y devient f prof. bon. le