‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 521 sur 549 · V. Mario?(reau, SaioRt bordeisis, p. iS · texte numérisé non relu

V. Mario?(reau, SaioRt bordeisis, p. iS

TOnLOnZE(Eniest), né à B> le 28 mai 1840. Poète, journaliste, auteur dramatique, api'ès avoir collaboré à diverses feuilles tiebdomadaires et notamment an Don Quichotte, il participe, depuis 1877, à la rédaction de la Gironde, de la Petite Gironde et de la Gironde littéraire. Il y publie, sous le pseudonyme d* Argus et de SiMPLiCE, des Causeries, qui se font autant remarquer par leur à propos que par leur caractèi^e humoristique. Faisant un choix parmi ces Causeries, de 1877 à 1882, il en a composé un vol. in-12, qui a paru sous le titre de La vie à Bordeaux et a mérité en 1887 une méd. d'argent de l'Acad. de B>. Poète anacréontique, il a mis au jour deux recueils: Nos petites dames, 1872, in-8*, et Mille vers, 1875, in-12. Il a également publié un iximanfeuilleton : Le crime du Moulin-Rou^e, en collaboration avec M. Barthélémy (Frédéric Merle). Il a donné à la scène : Les étapes d'un directeur, revue en 5 tabl.

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collab. Blum, 1873 ; Les pages de la veine de Navarre^ pièce en un a . ^ 1874; Les quatre saitonê^ bordelaises, pièce en 4 tabl. 1875; La princesse Rose Thé, opéra en 3 tabl., musique arrangée par Trinquier, 1875; Faudra voir ça, revue en 4 tabl., 1878, etc. Plus d'une fois, dans les occasions solennelles, les directeui^ de nos théâtres ont eu recours à la muse d'ÂR- GUS, en ont obtenu, sur Theure, des vers de circonstance, qui, pour être improvisés, n'en ont jamais été moins ingénieux jii moins spirituels.

TOURHADE (Joseph - Arnould), né à Limoges le 22 juil. 1827. Â tenu des rôles comiques au Grand-Théâtre de B* depuis 18fô; il a laissé des souvenirs durables dans les rôles de Jacob, de La pie voleuse; de Jean, des Noces de Jeannette; d'Hortcntius, de La fille, du régiment; d'Âlidor de Rosenville, du Voyage en Chine; du marquis de Corcy, du Postillon de Lon~ jumeau; de Grégoire, des Visitandines; de Darmancé, du Mariage extravagant; de Campo-Mayor, des Viamants de la couronne; de Guillot, de Richard Cœurde-Lion; du jardinier, de La Fête du village voisin; A& Bazile,des Noces de Figaro; de Beppo, de Fra-Diavolo ; de Zizel, de Si fêtais roi, etc., etc. Comme comédien, il est réellement inimitable par la finesse, Tesprit et le naturel de son jeu. George Sand faisait un très grand cas de cet ai"tisteu C'est pour lui que M. U. Minier a écrit Vlntrigue comique, pièce en un a. mêlée de chants, représentée au Grand- Théâtre de B> le 3 juin 1884 et dans laquelle M. Tournade remplissait cinq rôles différents. Prof. d*opéra à l'école de Ste-Cécile ^conservatoire de musique deB*), a formé u B* comme prof, de cnant, de diction et de déclamation, de nombreux et excellents élèves; nous citerons, entre autres : Cobalet, Cossira. A créé à B«, vers 1873, un théâtre de Pupazzi qui a beaucoup de succès dans les salons et les établissements d'instruction publique. A. L.

TOURNES (Félix-Léon-Ëtienne), né â Seix (Ariège) le 11 avril 1857. Elève de l'école mun. de peinture de B*; pensionnaire de la Ville de 1876 à 1880 â Paris, où il fut l'élève de M. Cabanel et de llai*pignies. A exposé plusieurs portraits au salon de B> aepuis 1878 et au salon de Paris un porti*ait d'homme très remarqué, en 1879; un grand portrait de femme en 1880; deux poitraits de femmes en 1881; femme couchée en 1882, acquis par l'Etat ; La fête nationale devant le nouvel hôtel de ville de Paris, salon de 1883, acquis par la ville de Paris; Matinée de novembre à Paris; Balayeurs sur les quais, effet de pluie; La Cour des cmnntes, effet de nuit, acquis par l'Etat, iSS%\ deux portraits en 1885; La veillée, ^^ 188t); Le matiji en 1887, acquis par rÉtat

puis revendu â lord Bicknel; Femme faisant chauffer un fer à friser, mention bon. en lw8.

T0URN01|, xviii« s. Dr en méd., admis dans la Soc. ae méd. de B' le 15 nov. 17d6; conservateur de la bibl. de B''. Auteur d'un Eloge de Pierre Desault et d'une très intéressante Liste chronologique des ouvrages des méd. et chirurgiens de l^..., BsPellier-Lawalle, an VII (1799), in-8« de 47 pp. B. de F.

TOURNON-SIMIANE (Philippe-Marie- Camille-Marcelin-Gasimir, c^« de), né â Apt (Vaucluse), le 23 juin 1778. mort â Gennetard (Saône-et-Loire) le 18 juin 1833. Auditeur au Conseil d'Etat en 1806; envoyé en Bavière comme intendant des margraviats d'Anspach, il fut fait prisonnier par les Autrichiens en 1809. Rendu â la liberté après la bataille de Wagrara, il devint, peu après, préfet de Home ; revint en France en lol4, et fut nommé préfet de la Gir. le 12 juil. 1815; conserva ce poste jusqu'en 1821 et y laissa le souvenir d'une sage et intelligente adm. Son nom a été donné à Tune des principales voies du centre de la ville. Il fut élu memb. de l'Acad. de B» en 1821: nommé cons.

d'Etat en 1821 ; préfet du Rhône le 9 janv. 1822; donna sa démission de préfet le 8 janv. 1823 pour reprendre sa place au Cons. d'Etat ; enfin, le 23 déc. 182â, il recevait le titre de Pair de France et peu de temps après la présid. du cons. des bâtiments civils. En 1830 il accepta la nouvelle dynastie. On a de lui : Etudes statis^ tiques sur Rome et la partie occidentale des Etats romains, lues à la Soc. centrale d'agnculture dont il étiit memb., Paris, 1831,2 vol. in-8» et atlas.

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