V. La Cravigxerib, Diet. des peintre», p
YERNET (Antoine^har]es-}!orace,dit Caries), pein tre-lithographe-carica tu riste, né à B^ le 14 août l7o8, pendant que sou père, Claude-Joseph Vemet, peignait les deux vues de B« que le roi lui avait commandées, mort à Paris le ^ nov.
1836. Caries commença ses études artistiques sous les yeux de son père et fut aussi élève de Lépicié; apr^ avoir obtenu en 1779 le 2« grand prix, et en 1782 le i*' grand prix de peinture, il partit pour Rome en qualité de pensionnaire du roi. Il fut élu memb. ajg^régé de l'Acad. de peinture le 24 août 1789, avec son tableau le Triomphe de Paul-Emile; t^ en 1808, memb. de l'Institut le 26 mars 1816, il était aussi chev. de l'ordre de St-Michel. Son œuvre peint et gravé est considérable. Caries a abordé, avec un égal succès, tous les genres et les sujets les plus divers; ii peignait admirablement les chevaux, les chiens et les chasses; ses caricatures spirituelles, qu'on a appelées les eptgrammes du dessin, l'ont rendu presque aussi célèbre que ses tableaux d'histoire et sont aujourd!^hui très recherchées ainsi
3ue ses types, Cris de Paris, etc.; ce ernier i^ecueil, pet. in-f^ de 100 pi. litho- ^raphiées en couleur, est des plus curieux a comparer aux Cris de Paris de Bouchardon, 1737-1746. Le portrait de C.
Vemet a été lithographie par Horace Vernet, son fils. B. de F.
V. toutes les Bi4}gravkie» générales, surtout une excellente notice dans la Biographie ttnir. défi conlemporainx, Paris, 1836. t. V (supplément) et Dict. des peintres, par La Chavilncrie,
VERT ED IL (Bo" Marc- Antoine de), m»» de Maleret,l«r iarat-gentilhomme de B*, né au château de Maleret à St-Loubès (Gir.) le 10 sept. 1718, mort en son château du Cros, à Ste-Cix>ix-du-Mont (Gir.) en 1803. Fit de brillantes études au collège de Guyonne et s'engagea en
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1743 dans le régiment de Champagne. Il prit part, comme lient., à neuf batailles et onze sièges où brilla son courage; promu capitaine le 15 déc. 1746; lient.-» colonel en 1761, après avoir défendu avec avantages le château d'Arenstein, avec cina cents hommes, contre, le général Luckner,qui l'avait attaqué avec dix mille hommes. Ce fait d'armes fut mis à l'ordre du jour comme l'un des plus beaux de notre histoire. La Chronique bordelaise raconte comment il sut apaiser l'émeute qui éclata dans nos murs en 1773. On voit son nom inscrit sur le bourdon de l'Hôtel de Ville, dont il fut parrain en 1775 par substitution du maréchal de ÎUchelieu. Il fut élu à cette époque, par le corps de la noblesse, premier juratgentilnomme de B''. Enfin, soit comme lieut.-général, soit comme maréchal de
commandeur de l'ordre de Saint-Louis.
Il avait épousé en 17^ M"« Etiennette- Françoise de Bellot, d'une famille dont le nom est encore respecté dans notre cité.. Son fils Philippe de Verteuil fil la guerre d'Améiique de 1780 à 1783 comme aidede-camp de Lafayette. La maison de Verteuil est aujourd'hui représentée par les familles de Marin, de Loménie et par Mme Gragnon-Lacoste,représentant M"« de Montaigu de Mondenard de Roquelaure , fille du m'* Philippe de Verteuil. On a donné le nom de Verteuil à une des rues, de B<. Berquin, dans son Livre de famille a donn^ (non sans raison probableiQent) le nom de M. de Verteuil au père des jeunes enfants qu'il y met en scène.