V. M^Rio?(XF..u-, SttioHs bordeiaù êu xyiii
BAZIN (Pien-e-Françoi»-Amand), né le 5 oct, l79r> à Basseneville (Calvados), mort à B« le 18 oct. 181)5. D^ en méd. et PS sciences nal. des Fac. de Paris; prof. de physiologie animale et de zooloeie à la Fac. des sciences de B»; métf. en chef de Tasile public des aliénées de cette ville; memb. fondateur de la Soc. méd. d'obsenations de PaHs; memb. de la Soc. libre des beaux-arts de Paris; de la Soc. Knnéenne de B», etc. Né dans une condition des plus humbles, travailleur opiniâtre, doué d'une jjrande intelligence, il a prévue tout appris sans professeur et il savait beaucoup.
En 1819, il passa en Angleterre où il i-emplit jusqu en 1828, soit à Londres, soit à Bath, les fonctions de prof, de langues et de mathématiques élément.; en 1832 il se distingua dans les soins dévoués qu'il prodigua aux cholériques, et i^ut une médaille de la ville de Paiis; del834à 1839, il futchirurgien aide-major dans la garde nat. de Paris; en 1839 il était inéd. d'une salle d'asile mun. sur le guai d'Àniou, lorsqu'il fut nommé prof, a la Fac. des* sciences de B», qu'on venait de créer. Bazin a écrit plusieurs mémoires sur divers points de l'histoire naturelle. Il avait formé une riche bibliothèque où l'on remaix]uait beaucoup d'ouvrages rai-es et quelques reliures très belles; elle a été vendue api-ès son decés, partie à B*, partie à Paiis.
V. SoUee nécrologique, dans les Actes de la Soc. des ne. phjfs. et nat. de B:
BAZIN DE BEZONS (Armand), archevêque. Fils de Claude Bazin de Itezons, conseiller d'Etat, ancien intendant de Languedoc, l'un des Quarante de TAcadémie française; frère de Louis Bazin de Bezons, mort intendant de Bx le 9 sept. 1700. Armand Bazin était évéque d'Aiœ lorsoue le i-oi le nomma à l'archevêché de rt» le 29 mars 1698. Agent du clergé de Fi-ance; assista à plusieurs as.semblées du clergé, fut le secrétaire de celle tenue à 8t-Germain-en-Laye en 1685 et fut memb. du conseil de conscience de B«, sous la régence du duc d'Orléans; en 1715 il procura l'établissement de l'hôpital des Enfants-Trouvés, fondé par M™« de Br-eletz; devint archevêque de Bouen en
avril 1719et mourut à (;aillonle8oct.l721 a lâgedefiO ans; en 1701 il tint un svnode a B»; il publia des ordonnances relatives au gouvernement de .son diocèse. Le catéchisme en usage aujoui-d'hui à B« conserve la même forme que celle qu'il lui donna en le rédigeant.
B AZ 0 T (Jean -Baptiste-Théophile ), ancien magistrat, avocat à la Cour d'appel de B», né.à Château-Chiuon le 6 mai 1831. Substitut à Gien le 12 déc. Ifô7 et à Angouléme le 24 fév. 1860; procureur à La Béole le 23 avril 1862; substitut à B« le l" avril 1853; substitut du procureur gén. à B» le 2) août 1867; cons. à la Cour de B» le 12 janv. 1871 ; pi-ésid. de chambre à la Coui d'appel de Chambérv le 30 sept. 1871 ; premier présid. de la Cour d'appel d'Alger le 30 sept. 1876; appelé à d'autres fonctions le 19 mars 1880; inscrit au barreau de B* au mois de mai suivant; î^ le 14 oct. 1872; off. d'Acad.; chev. de l'ordre de St-Gr-égoire-le-Grand ; gr. off. de l'ordre du Nicham; auteur de
{dusieurs ouvrages de droit, parmi e-squels nous citerons : Traité de la récuiivp, Paris, Ménard, 1864, in-8«»; Le Pari, de B« et l'avocat gén. Thibaud de la Vie smtê la Fronde, discoure de rentrée du 3 nov. 1869; Des ordonnafvcca sur requêtes et ordonnances de réfère, Paris, Cotillon, 1876, in^, et de nombreuses dissei-tations publiées dans la Bévue critique de législation et dans la Revue pratique d^,di\)it français.
BEAUBOIN (Hippohie), violoni.ste, né à Vienne en Dauphine le 10 juillet 1821, mort à Pessac, près B«, le 18 mai 1888. Fixé à B» en 1829, devint un des professeurs les plus estimés. On cite parmi ses élèves : Charles Lamoureux, Xoémi * Guibert, Albert Geloso, Tracol, Bastien, Salis, etc. L'un des fondateurs de la société Ste-(}écile, a tenu sa classe de violon pendant près de trente-six ans avec autant de dévouement que de talent. A été violon solo du (rrand-Théâtre pendant près de trente-cinq ans. Il excellait dans l'interprétation de la musique classique et tous les dilettantti bordelais ont conservé le souvenir des séances de musique de chambre qu'il a données avec Hekking, Demunck, etc.
BEAUFILS (Pierre), né à Clamecy (Nièvre)en 1814, mort à B» le 16 sept. 1864. Fonda à B» vei-s 1840 un atelier d'élxV nisterie qui devint lapidement la maison de ce genre la plus importonte du S.-O. de la France; aus.si intelligent que travailleur, il imagina ou perfectionna de nombreuses machines; fut l'un des premiei*s à appliquer la vapeur à la fabrication du meuble; le jui-y de l'Exposition universelle de Paris, 1855, lui décerna à l'unanimité, la grande méd.
d'honneur. Les progrès de sa fabrication furent tels qu'il reçut la >S; des mains de Napoléon III, lors' de sa visite à l'exposition de la Soc. pliilomathique de B» • ei^lRi9; fut memb. du cons. mun. de B»; contribua à la formation du cons. ries ♦ prud'hommes (18(51) dont il fut présid. ' de 1861 à 1864; lit construire sur le point
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culminant du coteau de Lormont un magnifique château qui porte son nom», domine toute la ville de B* et renfenne une collection rare de tapisseries des Gobelins et de Beauvais.
BEAUFLEURT (L.-Francia de), juif poi'tugais iUé à B> où il a composé a la lin du XVIII* s. des écrits philanthropiques. On a de lui : Projet de bienfaUatu*^ et de jMtriotUme jMur la ville de B^ et 'pour tonte» les ville» et gros bourgs du rayanme, Paris et B*^, 17«, in-H», réimp.
in-8o; Hist. de l'établissetnent de» juifs à B^ et à Bayontui, depuis 1550, Paiis, an VIII (i'ml in-8». B. de F.
BBAUJON (Nicolas), né à B> en 1718, mort à Paris en li86. Philanthrope; linancier célèbre; ancien memb. de la juridiction consulaire de B*, dii^ecteur du commerce de la province de Guyenne; banquier de la cour; receveur gén. des fmances de la généralité de Rouen; trésorier et commandeur de l'ordre de St- Louis; cons. d'Etitt â bravet; a consacré une partie de son immense fortune à des œuvres de bienfaisance. En juillet 1782 il fonde à Paris dans le faubour(^ du Roule rétablissement qui porte aujourd'hui le nom d'hôpital Beaujon; lègue en 1786 à la Chambre de commette de B" les portraits suivants : Marie I^eckzinska, Louis XV, Louis de France (dauphin) et Marie - Joséphe de Saxe, tapisseries; Louis XVI, C^ de Provence, O* d'Artois, Marie-Adelaide de Savoie.
Beaujon laissa une somme importante dont le revenu devait être distribué aux veuves pauvres de négociants bordelais.
Sa riche bibliothèque, composée de plus de six mille vol., est conservée dans la Bibl. de la Ville, il l'avait léguée à TAcad. de B'' qui en eut la jouissance jusqu'à la Révolution. Un joli portrait de Beaujon a été gravé in-4^ par M'°* Lingie, d'après Cochin. Un autre portrait a été peint par Carie Van Loo en 1762; la Chambre de commerce de B> en possède une copie.
B. de F.