V. toutes les biograpbies
BEDOS DE CELLES (Dom François), né à Caux dans le diocèse de Béziers en 1706, mort le 25 nov. 1779. Prit l'habit de St-Benolt à Toulouse en 1726; memb.
correstx)ndant de l'Acad. des sciences en 1758; il fut élu à l'Acad. de B< le 3 avril 1759. On doit à ce savant bénédictin, qui résida à l'abbaye de Ste^roix de B*, pendant quelque temps : La gnomoniq ne pratique ou l'art de traQer,avpr pt^écision le$ cadrans solaires, Paris,1760; cet ouvrage a eu deux autres éditions en 1774 et 1790; L'art du facteur d'orgues,
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Paris, 17«G-1778, 4 parties in-P», avec 137 pi., magnifique et savant ouvrage encore trè8rechei*ché. On attribue en outre à dom fiedos VArt du relieur doreur de livr&t, qu'il faut i<estituer à Dudin. Dom Bedos construisit Torgue de Ste -Croix et surtout celui de St-André de B«, i-écemment réparé par la maison Georges Wenner di» B«, 1887. On trouvera sur ce savant religieux des détails intéi*essants dans Ltt8 "prieurs claustraux de Ste- Céroix de B^, par M. de Lantenay, B», 1884, in^«, pp. 98 et 102. B. de F.
Y. art. MoNNioT, son vrai nom, dans Qcérabd, Supercherie», t. 1, col. 437. — La mwtique à B*. — Actes de l'Acûd., art. de .M. Labat.
BEL (Jacques), cons. au Pari. dcB>; receveur des tailles; propriétaire du chùti*au de Savignac et de nombrauses terres entre ]3azas et La Réole ; acheta en 1702 à M. de Fayet, cons. au Pari., de vastes t<^rrain8 qui se trouvent actuellement au midi des allées de Tourny et fit construite en 1708 le magnifique hôtel qui devait devenir plus tard Thôtel de TAcadéraie. Jacques Bel était ami des belleslettres, magistrat éclairé, et père dévoué à Téducation de ses fils. Il envoya son plus jeune enfant, Jean-vîacques\ faire ses études au célèbre collège de Juilly où il le laissa jusqu'à 18 ans, puis il se chargea seul de perfectionner son éducation et plus tard son fils écrivait « avoir plus profité des conversations de son père que fie la lecture des auteurs classiques ».
Jean-^lacques Bel venait d'entrer dans sa dix-neuvième année au moment où le duc de La Force fonda l'Académie de B> ; lui aussi voulut créer une académie et il obtint de ses parents de réunir dans la maison paternelle quelques jeunes gens de son âge et de son rang qui s'entretinrent durant six ans, tous les jeudis, de matières relatives aux beauxarts, à la littérature et aux sciences morales. La question à l'ordre du jour était d'abord traitée par écrit par un des assistants, puis discutée de vive voix dans l'assemblée. Le mémoire produit était ensuite i-emis à deux de ses membres qui dans l'assemblée suivante présentaient un rapport et leur avis motivé sur le travail et sur la di.scussion orale qui avait eu lieu à ce sujet. Nous avons lelaté la formation de cette petite académie, convaincu qu'elle exerça une influence heureuse sur l'avenir du littérateur distingué dont nous allons donner la biogranliie et dans l'espoir que quelques pères aévQués à l'éducation de leiire fils suivront Texemple du père de Jean- Jacques Bel et faciliteront à leurs enfants la création de réunions de ce genre.
BEL (Jean-Jacques), né à B< le 20 ma 16U3, mort à Paris le 15 août 1738, fi du précédent et de Marie GoufTreteau
mars fils
de Châteauneuf. Avocat distingué; puis, le l.ï mai 1726, conseiller au Pari, de B»; bibliophile; littérateur; un des bienfaiteur de l'Acad. de B>, dont il fut memb. le 17 juin 1736 et directeur en 1737 et à laquelle il légua son hôtel des allées de Toumy et sa bibliothèque, devenue depuis 171X^ la bibliothèque de la ville de B*, ainsi qu'une maison rue Mauti-ec et une autœ rue Poudiot, à charge de tenir cette bibliothèque ouverte au public trois fois par semaine et de donner un traitement annuel de 800 fr. à son conservateur. Homme d'esprit et de goût, Jean-.Tacques Bel a publié : Eœamen d^i la tragMu} de Rotnulus, de Lamotte, Paris, 1722, in-8"; Apologie de M. Houdard de Lamotte, Paris, 1724, in-S»; Lettres à M. de *** contenant quelques observations sur la- tragédie de Marianne*, par M. de Voltaire, Paris, 1725, iii-12; Relation de ce oui s^est passé au sujet de ta réception de Villustre Christophe Mathanasius (Mirabeau) ci l'Acadetnie française, 1/27, in-12; Lettre d*un rat calotin à Citi'on Barbet, au sujet de l'histoire des chats (de MoncriO» Ratopolis, 1727, in-12; Dictionnaire néologique à Vusage des beatix esprits du siecù*, avec V éloge historique de Par^ talon Pho'bus, Amsterdam, 1727, in-12.
Ce livre, plusieurs fois réimprimé, fait en coUaboi-ation avec l'abbé des Fontaines, est fort spirituel et fort curieux; les critiques d • Bel signalent les premiei^ .symptômes de décadence de cette admirable langue du xvii« siècle. On lui attribue La vie de Poni]>o»niu«,ouvi'age d'une lecture agréable qui contient une satii^ piquante contre le régent et des passages fort libres sur la l'elit^ion. V. Jordan, BeciJieilde littérat., p. 25; I^nouveau Tai^ qHin,coni. allégor. (affaire du PèreGirard et de la Cadière), Amsterdam, 1732, in- 12, 3 a. , 48pp. ; Dissertation où l'on examine le systi*nie de Vabbé Dubos, touchant la préférence que l'on doit donner au goût sur la discussion dans les mém.
de littératuœ et d'histoii'e de Desmolets, t. III ; Réponse de M, Bel à uite lettre que M. Durand lui a écrite, au sujet du discours de M. de Lamotte sur ses jioésies dramatiques, dans le recueil de pièces d'hist. et de littérature, Paris, 1732.
Bel s'était rendu à Paris pour étudier la philosophie de Newton qui commençait a se répandre en Finance; sa santé délicate ne put résister à tant de travaux, il mourut à Paris en 1738, rue du (iros- Chenet, laissant inachevés deux ouvrages, l'un sur les progi'ès, la décadence et le rétablissement du goût; l'autre sur la
Ï poétique fi-ançaise. Il fut inhumé dans 'église St-Eustache. Son portrait lithographie se ti'ouve daps le 2« vol. du C. B. de la Comm. des monuments hist. de Ui Gir. B. de F.