BEL
reœvatt beaucoup, mais il donnait encore plus, car il est mort le 30 mai 18^>, ne THWSMant rien. Ses obsèques ont été Tobjet d'une des manifestations les plus touchantes que fî* ait vues depuis les fanêrdilles de Ma"" Donnct. Son éloge a été fait le jour des funérailles par M. Gau»sens, archiprétre de Sl-Seunn, qui a prononcé son oraison funèbre dans réalise Notre-Dame, publiée par Favraud, nnp.
BELLIBR-KLECKER (M»« Marie), née k Verdun ^Meuse), lille de M. Klecker.
présid. de chambre bon. à la Cour d'apoel de B*. Inspectrice des écoles maternelles de l'Acad. de B« de i«76 à 1«85; inspectrice bon. depuis celte date; off. d'Acad. en 187H par suite chi rapnorl «lu jury de l'Exposition ; a créé en 1H80 Ijjt nwnileur du jeune âge, revue bi-mensuelle illnst., destinée à l'enfance; a publié en outre quelques œuvres enfantines : L'rrrbre de NoT'l, B«, 18Ki, pet. in4«» ilhist.; Le drapeau des écoliers frarti'aiSf chant patriotique, Paris, Enoch et Costatlat, lH82, in-4»; Les bons points du jeune Age, coll. de sujets en chromo-lith. avec le texte explicatif, B*, ii^; Cendrillon, uaynète enfantine, gr. in-8«» avec chant et musique, jouée pour la première fois au Grand-Théâtre de B» le 9 mai-s 1886, au proHt de la Soc. protectrice de l'enfance; Le petit CUafteron rouge, saynète enfantine en 4 actes, gr. in-^», avec chant et musique, jouée pour la première fois au Grand-Théâtre de B« le 21 fév. 1887, et La bell/'auhois dormant, saynète enfantine, jouée au même théâtre en fév. 1888.
BELUMOT, V. Ajmkri de Belenoy.
BELLOT DES MINIÈRES (Pierrelien ri-Ernest), magistrat, né aux Minièn^ (Haute-Vienne) en 1787, mort à B« le \\\ déc. 1863. Se distingua au collège par ses succès, puis à l'armée par une extrême bi-avoure: après avoir fait les campagnes de 1806. 1807, 1808, IP^I, 1810, il lit pai^ tie de la division Liitour^Maubourg et fut blessé gravement devant Madriit et devant Uclfe. Rentré en France malade en 1811, ii entreprit Tétudn du droit.
Beçu avocat en loi 4, il enseignait en 1818 le droit appliqué au not;*riat à l'école de Fontenay(\endée), et en 1830 fondait une école semblable à Poi liera; gravement compromis dans la conspiration du général Berton (affaire de Saumur), il est vivement traqué par la Restauration qui cependant, pour se rattacher, dès la publication de son fameux traité sur le contrat de maria^^e qui, du pi-emier abord, l'avait place au rang de nos plus célèbres jurisconsultes, lui offrit un siège à la Cour de cassation. Bellot des Minières, vi-ai Romain égaré au xix* s., refuse net, continue à cons[«rer et trans-
porte son école de notariat à B>, 1826 ; traqué encore à B* et ne voulant pas se soumettre, il se réfugie à La Réole, espérant y trouver repos et oubli; il s'y fixe, brise sa carrière, devient un enfant de son nouveau pays d'adoption qui lui témoigne et son admiration et son amitié en le nommant commandant de la garde nat., puis son maire et son représentant au cons. gén. de la Gir.; à la hh de 1848, il est nommé malgré lui juge au tribde prem. instance de B*. L'estime et rinflunnce dont jouissait à B> et à La Réole M. Bellot le désignèrent aux commissions mixtes; il fut exilé à Bruxelles le 16 mai 1852 et ne rentra à B« au'en 1K35, après avoir été admis à la retraite le 14 mai 18rj3. Travailleur infatigable, il a publié des ouvrages de droit très appréciés dès leur apparition ; nous citerons les principaux : 1« Le contrat de mariage, 1824; 2» Comtnentalre sur l'arbitrage volontaire et forcé, Paris, 1838, 3 vol. in-8*; 3* Nouveau commentaire sur le contiHit de mariage, Bruxelles, 1853-1854, 4 vol. in-4«; 4" Ni mure, ni usuriei', maintien de la loi du 3 sept. 1807, Dentu, 1J«2, iii-^l».
Poète à ses heures de loisir, il a
?'Uh\iè:lAimort d'Annibal, tragédie, B», 832, et L'abdication de Sglla, id., id. On y trouve de beaux vers, des pensées profondes rendues avec une mâle énergie.
BELLOT DES M IHIÊRES (Alride- Henry), fils du précédent, né à La Réole le 30 sept. 1828. Après de fortes études, âVmbarque poui* aller étudier sur place les directions qu'allait imprimer aux anciens courants commerciaux la tr-a*:sformation de la navigation à. voile en navigation à vapeur et détermine la plupart des routes maritimes actuellement snivies^iw les grandes lignes de sleamei-s. Nous le retrouvons plus Uird à la tète de
Srandes entreprises qui ont pour but "inaugurer à travers le continent américain le direct trade ou commerce direct entre l'Europe et l'Asie. Il conçoit l'idée de détourner au profit de la France une grande partie du trafic qui se dlrig * sur Livernool, Anvei-s et Hambourg, ds faire du Havre le marché aux cotons de tout le Sud dps Elat!*-Unis; par une série d'auti-es combinaisons, de constituer le change au profit de la France. Ui guerrn de sécession et plus tard celle de 1870 interrompant ses travaux, il essaie de continuer l'idée en proposant de créer au Verdon un immense port militaire et marchand et d'en faire la station de toutes les grandes lignes de st?amers Iransocéaniens. Nous lui devons l'arrivée en Gii-. des steamei-s de la Pacific Steam Navigation Company, exemple qui a été suivi par les autres Compagnies qui sont venues faire escale à B».
En 1872, il se consacre aux étades
IJKN
liKS
savantes et a la viticultuce. Il crée en pleines landes un vignoble dont il fait en quinze ans un des prem. crus de France. Dès qne les maladies cryptogamiques font invasion j il les étudie en nomme à qui la chimie organique et la physiologie végétale sont sciences familières; préconise ridée simple d'attaquer le siïore de tous les parasites par un même i*êactlf, Vammoniure de cuivre, puisque le phytociste ou enveloppe de tout le spore \?st composé du imnie élément, la cellulose.
Son succès est complet dès 18^^f et pour Ten ixîcompenser tous les ouvriei's du pays le surnomment « le roi dos vignerons». On lui doit une séiie d'articles et de publications sur toutes les questions vUicoleSf publiés dans les journaux de la région et une bi-ochure intitulée : Ammoniure de cuivre et parasiter de la vlgtie, !^ édit., B», Feret et fils. 1887, in-8".
BELLOT DES MINIÈRES (M0^ Henri), fivre aîné du précédent, né à Poitiere le 19 nov. 1822, mort à Paris, en revenant de Home, le 15 mars 1888. Fit ses études au lycée de H«, entra au séminaire après avoir été reçu bachelier es lettres; Oi^ donné préti-e en déc. 1847 à B«, vie. à La Réole le !•' janv. 18«, à N.-D. de 13» en 1851 ; derint en 1857 secret, particulier de Moi* Donnet, chan. bon. enl8()l, secret, de rarchevéclié en 1864, secret, gén. en 1875, \icaire général en juin 1875, évôaue de Poitiei-s le 2 déc. 1880. Saci« le 30 janvier 1881 dans Téglise primatiale de St-Aiidréde B*, par Msi^de la Bouillerie, coadjuteur, assisté de NX. SS. Fonteneau, évéque d'Agen, et Gay, évêoue d'Antbèdon: a fait son entrée à Poitiers le 14 fév. 1881.
M. Bellot des Minières a eu de bonne lieui'e le goût de la poésie et a beaucoup écrit en vei-s. Parmi ses principales publications nous citerons : A tinvei*8 le siècle, po<»sics précédées d'une introduction pai F. Ferliault, 2« éd., Paris, Rigaud, imi in-8«; 3' éd., id., in-18. Elu inemb. «le l'Acad. de B* en 1869, en a été le présid. eii 1876 et ineinb. corresji. en 1881.
Homme de cœur en même t<»mps qu'esprit supérieur, on cite de lui des traits de bienfaisance accomplis dans le mvstère, et qui rappellent beaucoup ceilains actes de M'J' de Choverus. C'était en même temps une grande intelligence, un noble caractère et un véritable chit»tien, dans le sens le plus réel et le plus élevé du mot.
V. la Giromte Ultérnirr du dimanche 25 mars 1888, article lmportanld'Ancrs(M. Toulouse;.
BËNAG (Jean-André), né à La Réole (Gir.) le 1" sept. 1858. D^ en droit à B« le 15 janv. 1880; auditeur de deuxième
classe au Cons. d'Etat le 1" juill. 1880; sous- chef de cabinet du ministèro des travaux publics du 15 déc. 1881 au l^f fév. 1882; rappoileur au comité consultatif des ch. ue fer le 1«<^ août 18^; chef adjoint du cabinet du ministre des travaux publics le l»"" août 1882; chef de cabinet du même ministre (M. Havnal) du 21 fév. 1883 au 30 mai-s 1885; '^ le 20 nov. 1883; auditeur de !•*. cl. au Cons. d'Etat le 15 fév. 1885.
BÉNASSIT (Jacques -Emile), violoniste, né à B» en 1797, mort à B* en 18a5. Initié à la musique par son père, devint dès 1810 un virtuose qui tit le charme des réunions musicales de B" et eut de brillants succès aux concerts du O.rcle philharmonique. Le célèbre Rode ayant entendu le jeune et pi^coce artiste, déclara que personne encore ne l'avait mieux compiis que cet enfant, (^uelaues années plus laixl, Emile Bénassit alla à Paris s'inspirer des traditions des maiti^es. 11 eut pour professeur Baillot et se lia d'amitié intime avec de Bériot; allié par son mariage à la famille Martell, il passa à Londres plusieurs années de sa vie et fit partie des plus célèbres réunions artistiques des concerts de la i'eine,où il tenait le premier violon. Bénassit était connu à Londres et à Paris comme un des iulorprètes des plus intelligents des grands maîtres. Onslow lui a dédié des quintettes; SchalTner, notre compatriote, a composé pour lui plusieurs quatuoi's. Retiré a B', au milieu df's siens, en 1865, il fît partie des réunions du Cercle philharmonique et des sociétés de musique cla.ssique, où il obtint de brillants et légitimes succès.
BÉNASSIT (Emile), fils du préccklent, né à LondiM» le 20 déc, 1834, peintredessinateur, aquafortiste.
A publié de grandes compositions humoristiques et des caricatures dans Le boulevard, de Carjat; La gazette univi'rselle, de Duplessis, 1886; Le hanneton. En 18t^, il exécutait pour le Petit Moniteur les pivmiers dessins qui aient illustré Tnrtarin de Tarascon, mais, mal tirés, sans mise en train^ces dessins furent enlevés et la publication de Daudet fut elle-même supprimée. En outre de ses frontispices et eaux -fortes pour difféivnts volumes : Les fuiures imrisiennes, de Delvau ; Les créanc'wrs, de Monwdet; Les petites comédies du vice, de Chavctte; Les abi'Utis et les crètitis de province, de Alfred Sinen; Jean dU^s Figues, de Paul Aréne, etc. Bénassit a dessiné quantité de vignettes et de titres
fiarus dans les journaux et almanachs de 'époque du second empire : Diable à quatre; Gazette de Java; Ahnanach des j}etits crevés, et pour la séivic, des plaquettes de I-.e Chevalier, Phusiono- ^nies parisiennes, 1863. Ses tableaux à