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savantes et à la viticultuit>. Il crée en pleines landes un vignoble dont il fait en quinze ans un des prem. crus de France. iJès q^ue les maladies cryptogamiques font invasion, il les étudie en homme à qui la chimie organique et la physiologie végétale sont sciences familières; préconise ridée simple d'att«tquer le spore de tous les parasites par un niénie réactif, l'animanlure de cuivre, puisque le phytoclste ou enveloppe de tout le spore est composé du même élément, la cellulose.
Son succès est complet dès 18H5, et pour Ten récompenser tous les ouvriei's du pays le surnomment « le roi des vignerons». On lui doit une séiie d'articles et de publications sur toutes les questions viticoles, publiés dans les journaux de la région et une brochui*e intitulée : Ammoniure de cuivre et parasites de la vigne, 2« édit., B», Feret et fils, 1887, in-8".
BELLOT DES MINIÈRES (Mo^ Henri), frère aîné du précédent, né à Poitiers le 19 nov. 1822, mort à Paris, en revenant de Home, le 15 mai-s 1888. Fit ses études au lycée de B'', entra au séminaire après avoir été reçu bachelier es lettres; Oi^ donné prêtre en déc. 1847 à B«, vie. à U Réole le 1" janv. 18W, à N.-D. de B» en 1851 ; devint en 1857 secret, particulier de Mor Donnet, chan. hon. en 1861, secret, de Tarehevêché en 1864, secret, gén. en 1875, Wcaire général en juin 1875, evéaue de Poitiei-s le 2 déc. 1880. Sacré le 30 janvier 1881 dans Téglise primatiale de St-Aiidrédc B'', par Ms''ue la Bonillerie, coadjuteur, assisté de NX. SS. Fonteneau, évoque dWgen, et Gay, évéoue d'Anthédon; a fait son entrée à Poitiers le 14 fév. 1881.
M. Bellot des Minières a eu de bonne heure le goût de la poésie et a beaucoup écrit en vei-s. Parmi ses principales publications nous citerons : A travers le siècle, poésies précédées d'une introduction pai F. Fertiault, 2« éd., Paris, Rigaud, lf«>3, in-8«; 3« éd., id., in-18. Elu inemb. de l'Acad. de B» en 1869, en a été le présid. eu 1876 et incmb. corresp.
en 1881.
Homme de cœur en même temps qu'esprit supérieur, on cite de lui des traits de bienfaisance accomplis dans le mystère, et qui rap(>elleiit beaucoup certains actes de Ma^de Cheverus. C'était en même temps une grande intelligence, un noble caract<»re et un véritable chrétien, dans le sens le plus réel et le plus élevé du mot.
V. la Gironde littéraire du dimanche 2.^ mars 1888. article impor(aiild*Anr.i-s(M.Toulouzc;.
BËNAG (Jean-André), né à La Réole (Gir.) le 1" sept. 1858. D^ en droit à B» le 15 janv. 1880; auditeur de deuxième
cliisse au Cons. d'Etat le l«r juill. 1880; souS'Chef de cabinet du ministère des travaux publics du 15 déc. 1881 au l*»" fév. 1882; rapporteur au comité consultatif des ch. de fer le i" août 1^; chef adjoint du cabinet du ministre des travaux publics le 1«"" août 1882; chef de cabinet du même ministre (M. Baynal) du 21 fév. 1883 au 30 mars 1885; "ï^ le 20 nov. 1883; auditeur de 1"». cl. au Cons. d'Etat le 15 fév. 1885.
BËNASSIT (Jacaues- Emile), violoniste, né à B» en 1797, mort à B« en 18a5. Initié à la musicjue par son père, devint dès 1810 un virtuose qui lit le charme des réunions musicales de B'' et eut de brillants succès aux concerts du Cerele philharmonique. Le célèbre Rode ayant entendu le jeune et pi'écoce aKiste, déclara que personne encore ne l'avait mieux compiis que cet enfant. Quelques années plus tard, Emile Bénassit alla à Paris s'inspirer des traditions des maîtres. l\ eut pour professeur lîaillot et se lia d'amitié intime avec de Béiiot; allié par son mariage à la famille Martell, il passa à Londres plusieui*s années de sa vie et fit partie des plus célèbres réunions artistiques des concerts de la reine, où il tenait le premier violon. Bénassit était connu à Londres et à Paris comme un de» iulciprètes des plus intelligents des grands maîtres. Onslow lui a dédié des quintettes; Schaffner, notre compatriote, a composé pour lui plusieurs quatuors. Retiré a B', au milieu dc^s siens, en 1865, il fit partie des réunions du Cercle philhai'monique et des sociétés de musique classique, où il obtint de brillants et légitimes succès.
BËNASSIT (Emile), fils du précédent, né à Londi^es le 20 déc, 1834, peinti-edessinateur, aquafortiste.
A publié de grandes compositions humoristiques et des caricatures dans Le boulevard, de Carjat; La gazette universelle, de Duplessis, 1886; Le hanneton. En 1869, il exécutait pour le Petit Moniteur les premiers dessins qui aient illustré Tartarin de Tarascon, mais, mal tirés, sans mise en trun, ces desnins furent enlevés et la publication de Daudet fut elloinéme supprimée. En outre de ses frontispices et eaux -fortes pour différents volumes : Les luiures parisiennes, de Oelvau ; Les créanciers, de Monselet; Les petites cmnédies du vice, de Chavette; Les abi'Utis et les crétins de province, de Alfred Sinen; Jean des Figues, de Paul Aréne, etc. Bénassit a dessiné quantité de vignettes et de titres parus dans les journaux et almanachs de l'époque du second empire : Diable à quatre; Gazette de Java; Almanach des petits crevés, et pour la série des plaquettes de Le Chevalier, Physionomies parisiennes, 1863. Ses tableaux à