‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 76 sur 549 · HER · texte numérisé non relu

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pst devenu rai-e; les titres des exemplaires qui fur'enl épargnés ont été ari-achés. B. de F.

BERNARD (Valentin), fut memb. de FAssembléeconstituante; maire de Bourg en 1791 ; juge de paix de la même ville de 171)2 à lH2i; memb. du cons. gén. de la Gir. de 1800 à 1803 et de 1808 a 1814.

BERNËDE (Pierre-Emile), peintre, né à B> le 22 sept. 1820; élève de son onele Fr. Colin, de Lacour fils, à B», et de Gleyre, à Paris, où il suivit les cours de FEcole des beaux-arts, et où il fut, de 1843 à 1^2, le camarade de Gérôme.

Picou, Hamon, etc.; obtint à B* en 1843 le l*»" prix de peinture d'histoii-e pour son tableau Lfi sacrifice d'Abraham; a exposé en 1847, à la hoc, philomathique de B« : La jeune, fille entre la misère et la séduction (médaillé); en 1850 à la môme Soc. : Un suicitie; a exposé au salon de Paris en 1848 : Le doute et la certitude (tableaux «icbetés par M. le duc de Morny à l'exposition de Boulogne de 18M); en ^850: Uenvie, acheté par la Soc. des Amis des arts de Paris ; en 1857 : J> déjeuner de Vouvrière ; en 1859 : Les misères de l'artiste. Le liuce de Vouvrièi^e, la Gourmandise; en 1861: Une réponse difficile, La fruitière de B^, Vue prise à Canon, Un cliemin de Quinsac, fusain et gouache; en 1867: Vuejn^ise dans. les vieiue quartiers de J3*, gouache ; en 1870 : La tour carrée de Rions, Rochers de Provence; a exposé aux expositions de B' depuis leur création.

Fixé à B» depuis 1852, il y a dessiné dans les vieux c^uartiers de la ville la plupart des maisons anciennes et curieuses, aujourd'hui démolies et en a formé un précieux album contenant de nombreux dessins des anciens costumes des gens du peuple; a fourni plusieurs plancheii pour les articles archéologiques de M. Sansas, publiés dans le Progrès et pour divers travaux publiés dans le Bulletin de la Société archéologique de R*f dont il fut un des memb. fondateurs. La ville de B'' possède de lui dix gouaches : vues diverses du vieux B*.

BERNET (Pierre du), évèque de Bayonne de 1407 à 1416. Appartenait à la famille dont nous allons nous occuper.

BERNET (noble Jean du), I*** du nom.

Ecuyer, seig. de Bernet, cons., notaiœ, secrétiûre du roi et contitileur à la chancellerie de B« en 1555.

BERNET (Jean du), II* du nom, fils aîné du précédent. Seig. de Savignac, h"" de 'faïence -et autres lieux, succéda à son për& dans ses charges et offices v«MM 1577 et fut nommé en 1585 cons. au Pari. deBx; testa en 1619.

BERNET (Joseph du), 1"^ du nom, (ils du précédent. Chev., b»" de St-Médard d'Eyrans et auti'es lieux; qualifié avocat lorsqu'il se maria en 1605^ avocat gén. du roi au grand Cons. en lhÛ8; cons. du roi en son Cons. d'Etat; présid. au Pari, de B« en 1620; pi*emier présid. au Pari. d'Aix en Provence en 1(m6; chargé par Louis XIH. le 6 juil. 1624, d<* présider à Agen la Chambre de l'FIdit; devint en 1644 pi-emier présid. du Pari, de B« et eut cette même année une nombreuse correspondance avec la i^inemère, le jeune roi Louis XIV, Phélypeaux duc de la Yrillièi-e, le cardinal dé Mazarin, au sujet d'un grand conflit qui s'éleva au sein du Parlement. Les archives du château de Labrède renfei^ment une grande partie de ces lettres. En cette même année 1644, Joseph du Barnet fut autorisé à accepter la charge de lieutenant de la marine; mourut a Limoges le 10 mai 1652, laissant trois filles de sa première femme; l'une d'elles, Anne du I^rnet, époUsa le 26 fév. 16^4 Gaston de Secondât, b**" de Montesquieu, avocat au Pari, de Toulouse, plus tard présid. à mortier au Pari, de B», et fut grand'mère de l'immortel auteur de l'^spri^ des lois.

y. CoMNiXAV, Perl, de B', p. 87.

BERNET (Salomon du), II* du nom, oncle du précédent. Ecuyei-, seig. de (iiarros, avocat au Pari, de B«; testa en 1631.

BERNET (Jean du), III» du nom, fils aîné du précédent. Cons. au Pari, de B« en 1631.

BERNET (Franç.-Odetdu), frère puîné du précédent. Fut l'auteur de la branche de Mazères, aujoui'd'hui éteinte. Ecuyer, seig. de Garros; jurât, gentilhomme ds B»; il se maria en 1622 avec Anne de Mazèi'es, époque à laquelle il fut nommé cons., lieutenant particulier, assesseur civil et criminel au siège présidial de Condom.

BERNET (Jacob du), auteur de:

Galeatm Palladis cum lauréate Mitvervasingulare certamen oratio habita in œde Carmelitarum in divœ Catharina preconium, Burdigala?, P. Delàcourt, l(î33, in-4* (se trouve à la Bibl. de B«;B 1659, 8983).

BERQUIN (Arnaud), poète et littérateur-, né à B« en 1740, rue Sl4ames, d'apit»s Bernadau. en 1747 suivant d'aut-es, mort à Paris le 21 déc. 1791. Elève des.Iésuites de B»; auteur de livres pour l'éducation et l'amusement de l'enfance qui ont rendu son nom populaire. Il a composé des idylles et des romances (1774 à 1788) qui jouirent d'une grande vogue et une imitation en vei^ de la scène de

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Pygmalion de J.-J. Rousseau, qui lui a

i*endu hommage pour hommage eu mettant en musique sa délicieuse romance : J)or$, mon enfant, cios ta paupièi^e, insérée en 1781 dans les ConsoUUioiM (posthumes) des nUsèyes de nia vie. Les i-ecueils de l'époque, notamment VA Imanach des Muaes et le Journal de Paris, i^nferment de nombi'euses pièces de Ber* quin. On lui doit encore : Lecture pour i»« enfants, 178i: L'ami de Vadolesvpnce, 1784; Sandfort et Merton, 1786; Le petit Grandisson^HiH; Biblioth.de^ villages, 1790; Le livre de famille, 1791 ; Introduction familière à la connaissance de latuiture.iltyl; Tableaux anglais choisis dans dii^erses galeries traduits librement des meilleures feuilles périodiques, 1775; enfin L'atni des enfants, 1782-83, ouvrage dont le titre s'ajoute d'ordinaire au nom do Fauteur et que TAcad. française déclai-a en 178t le plus utile ^i eût été publié dans le cours de Tannée. Berquin a encore collaboré au Moniteur et A la Feuille villageoise. D'après Bernadau, il a laissé en mourant plusieurs comédies manuscrites dont l'une, intitulée /^ contMisseur, était tirée du conte de Marmontnl qui poi-te le môme titj-e. Berquin est resté avec Perrault le plus populaii-e des auteurs qui ont écrit pour l'enfance. Plusieurs de ses i>écits sont de petits chefsKTœuvre de composition, son style respire la sensibilité et la grâce, mais se ressent un peu trop souvent de la fadeur idyllique du temps. Ses œuvres complètes, fréquemment réimprimées, ont été parées de toutes les séductions de la gravure par les ffracieux artistes du XVIII» s. ; Marinier, Moreau et Borel les ont illusti-ées. La meilleure édit. de ses œuvres complètes destinées aux enfants est celle d'Astoin et Biais, IKfô, 4 vol. in-8« à 2 col. B. de F.

V. le Journal de Paru, année 1778, n'« 77 et «6, el année 1788, n* 232, Tari, de Bernadac dans le Bulletin potymalhiqti eue 1806; la Société nolyinalhique mit à cette époque Téloge de Berquin au concours; le pri.\ fut rennwrlé par le D»" Caillau (Laboijb»!e, p. 3) ; Lu rie de Berquin, par M. Gragnon-Lacoste, ouvrage couronné par TAcad. de B« eu 1864; les Atphëhelide Guyenne, de Jules deGtass, art. Bekouin, etc.

BEHQUIH (Pierre et Jean), sculpteurs, exécutèrent en 1603 et 1694 le retable de l'autel de N.-D. du Rosaire, à l'église N.-D., moyennant 1,150 livides c.

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