COMMINES
BEBTHEAU (Jean), prêtre du diocèse de Poitiers et licencié en théologie, fut nommé en 1622 chanoine de St-André de B» /ad affectnm) par le pape Gi-égoire XV. Il fut aussi archidiacre de Fronsac et secrétaire de l'archevêché de B*. Il mourut vei-s le milieu de 1642. Une foule de lettres et de documents de son temps témoignent de sa science et de ses vertus. Il a laissé divei*s papiers et un journal dans lesquels M. Ravenez a puisé tous les éléments de son histoire de Ms' de Sourdis.
V. Archives de rarchovéché de B>, où se trouve le manuscrit de son journal. — A. de Lanthknay, Mélanges de biogr. el d'histoire, p. 242.
BEBTHELOT (Paul), publiciste, né à Bx le 7 janv. 1863. Licencié en droit; rédacteur à la Gironde et à la Petite Gironde depuis 1885.
BEBTHEBOT (Jean), pseudonyme d'une Bordelaise, née en 1858. Poète; fixée à Montmorency, près Paris, en 1880 ; a collaboré à plusieurs revues et a publié un l'ecueil de poésies intitulé: Vibmtions, Paris, OUendorf, 1887, in-12; 2» édit., id., id., 1888.
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était ambassadeur pour le roi Henri IV, auprès de Clément VlU: nommé dés 16l0 grand aumônier du duc d'Orléans:
en 1626. évéque de Bayonne et en 1629 de Maillezais, fut sacré à Paris en 1630, administra son diocèse pendant dix-huit ans. Louis XIV le nomma archevêque de H» en 1646; Henry de Béthune prit possession (par procureur) de son nouveau sièjîe en 1618, mais ne vi nt à B» qu'en 1649. Il trouva la ville plongée dans les désoi^ dres de la Fronde; fit de grands efforts pour remettre Tunion dans les esprits divisés, déploya beaucoup de zèle pour la cause du roi et concourut beaucoup au rétablissement de la paix. Mais la modération dont il donna l'exemple pendant la Fronde déplut aux factieux, et il se retii-a de la ville où il ne revint qu'à la fin de Torage. Député aux assemblées générales du clergé tenues à Paris en 1655 et 16fôj il fut chaque fois élu comme l'un des trois présidents. Grand amateur de livres et de tableaux, il avait réuni dans son palais archiépiscopal de B« et au château de Lormont plus de mille volumes, 500 peintures, 124 portraits des papes, cardinaux, docteurs, etc., des poi^ cefaines de Chine et de Hollande, des tapisseries de la fabrique de B*.
11 mourut à B> le 11 mai iOBÛ, api'ès avoir institué le Chapitre son héiitier. De son temps les Minimettes ou Filles de la Foi s'établirent à B>; son oraison funèbre fut prononcée par H. Lopès et imprimée par G. de La Court, B«, 1680, in-i» de 24 pp. Quelques jours après, deux autres oraisons funèbres furent prononcées, l'une par le P. Casdepas, l'autre en latin, par le P. Guibert. M. Ânt. de Lantenay, collaborateur delà Rety. catholique de B*, prépai*» depuis longtemps une biograph e complète de cet illustre prélat, laquelle, croyons- nous, ne tai^ dera pas beaucoup à paratti^.
Armes : d'argent à une face de gueule.
V. Inventaire après décès de H. de Béthune, Areh. hixt. de la Gir., t. XIX.
BÉTOULAUD (Elie de), seigneur de St-Poly, poète, né à B« le 16 Tév. 1650, mort en 1710. Ses poésies ont été recueillies par Lefort de La Moiinière dans le tome III de sa Bibliothèque jtoétique. Un volume in-1* de ses œuvres médites se trouve dans la bibl. du ch. de La Bréde. Un de ses poèmes, Le caméléon, fut dédié à Scudéiy. On a de lui, Douze discours en vers s. 1. n. d., in-8o, 47 pp. Bétoulaud avait fondé par testament un prix de poésie en faveur de ses concitoyens ; ce prix devait être décerné par TAcad. française, mais cette disposition ne fut pas exécutée par suite de contestations de ses héritiers. B. de F.
V. sur ce poète, qui fut un dosémincnts curieux de son temps et l'ami de Pélisson. de Scgrais, de M»»Scudéry, le Bull, polifmalkique.
1806, p. 148, et 1807, p. 297. - Des extraits cités par Labouske, t. I, p. 75, des IcltrRs do FUciiiEK a\xï témoignent de son estime pour lo talent de Bétoulaud ; Tarticle qui le coucerne dans le Dictionnaire de» amateurs franfi»Mtfirxvii«*.,DarE.Bo?iNAFrÈ, Paris, Quanlin. 1884, in-8*, p. «. On trouvera un extrait du testament de Bétoulavd dans VHiël. de 0% par Bernadau, 1837, pp. j»l8-â51 et un autre extrait dans les Arch. huit, de la Gir,\ t. XIX.
BETTON (Ernest), peintre-décorateur, né à B» le 14 mai 1^«4. Elève de Jules Salesses, puis son collaborateur et son associé jusqu'en 1870. Parmi ses œuvres principales exécuté.^s depuis cette épo-
Îue, nous citerons : le rideau du Théâtrei-ançais de B«; presque toutes les décorations scéniques du même théâtre; le rideau, le plafond du théâtre de Pau; la restauration de la salle de spectacle de Poitiers; et dernièrement, la restauration du foyer et partie de la salle des concerts du Grand-Théûtre de B«; en collaboration aver Thénot, la décoration de la grande salle de TAlhambra; la compost tion et Texécu tion des décorations de la grande féerie la Biche aux bols, représentée au Grand -Théiitre en 1876; de nombreux établissements, cafés, entr.» antres le Café du Sport; des travaux do décorations intérieures dans les maisons et hôtels particuliers, tant à B> qu'à Biarritz.
BEUZ (Jean-César^Maxime-Gust. du), né à Grenoble en 1815, mort à B» le 6 janv. 1875. Juge à Montélimar en 18îi9 ; substitut du procureur du 1*01 à Paris le 24 fév. 184S, révoqué le lendemain; procureur de 1 1 Bépublique à Nantes en 1849, à Mai^Ue le 21 oct. Ifôl ; procureur gén. p^rès la Cour d'Aix Tannée suivante, à Rennes en 1850 et peu après à B* oii il devint C. î^ ; révoqué une seconde fois, après le 4 sept. 1870, il se Axa à B'', entouré de la considération et de Testime de tous ceux qui rapprochaient. Son éloge a été prononcé sur sa tombe par M. le c^* de Gabrielli, procureur général.
BETCHAG (Bernard de), né dans le canton de Carbon-Blanc, â publié en 1540, d'après Bernadau, un gros livre moitié historique et moitié ascétique, intitulé: Pyrrychiatheon sive stimulus ad Deum' adversus heretiiH>8. B. de F.