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ordres des distillateurs et des marchands; ses entrepôts concentraient fréquemment un approvisionnement de 80,000 futailles, soit de 180 à 200,000 hectolitres; les maladies de la vigne ont amené la disparition de cet important commerce.
Par l'éciprocité, les départements du Midi ont longtemps tiré de notre place une partie de leurs approvisionnements de denrées coloniales et marchandises exotiques : B« a été notamment en possession d'approvisionner de cuirs les nombreuses tanneries de l'Hérault, de laines les fabinques du Tarn et de l'Hérault. L'importance de ce commerce avait de 1816 à 1828 déterminé la maison Blanchy à armer plusieurs navires pour la navigation régulière entre notre port et Montevideo. Conçu n'emment avec ses relations du Midi, la maison Blanchy frères et C>« s'occupait du commerce des vins de la Gironde avec la France et l'étranger; plus tard elle reprit les armements pour les mers de 1 inde et l'importation des produits de ces conti-ées.
Après le décès de M. Hercule Blanchv, arrivé en 1819, la maison a été continuée par M. Joachim Blanchy seul, qui fut élu juge au tribunal de commerce en 1880 et memb. de la chambre de commerce en 1832. Il contribua en 1832 à la création de la première ligne de paquebots à vapeur de B> au Havre, et s'intéressait vers la même époque à l'entreprise des vapeui's du haut de la Garonne.
Il figura en 1838 parmi les fondateurs, sous la direction d'Henri FonfKnle, du Courrier de Bordeaux; il ci-éa en 18i5, avec M. le comte de Bonneval, L. d'Artaud et Dominique Escarraguel, la Société de^ Quatre-Ponttt réunis, qui construisit les ponts de Pascau sur la (baronne, de Parcoul sur la Dronne, de Dommc sur la Dordogne, et de Campagne sur la Vézère. M. Joachim Blanchy est décédé le 28 mai 1853, laissant un nom des plus honorés à B*.
BLANGHT (Joseph-Charles-Hercule), fils du précédent, né à B> en 1821. A succédé à son père dans sa maison de commerce en 1K53: juge au trib. de commerce de 1851 â l8o8 ; présid. de 18t54 à 18t^; i^ en 1866; memb. de la chambre de commerce de 1859 â 1872, et son secrétaire de 1861 à 1867, son vice-présid. de 1867 à 1872 ; depuis 1fô6 cons. censeur, et depuis 1872 administrateur de la succui-sale de la Banque de France; memb. du cons. mun. de 1860 à 1860 et adjoint au maire de B^ de 1860 à ii^i; adm. du dépôt de mendicité^ directeuràla caisse d'épargne, etc. Candidat à la députation en 1869, dans la 2"|« cii conscription de la (Vi ronde en opposition à Jules Simon. Lu maison Blancliy frères et C^ comprend
en ce moment, en outre de M. J. Blanchy, ses 61s Charles et Joseph. Le premier a été élu memb. du tnb. de commerce de B» en 1887.
BLANQnEFORT( Arnaud Illde). Fut an XII" s. un des plus puissants seigneurs de la Guyenne. H tint tète au sire de Lesparre et au vicomte de Fronsac, qui étaient alors très redoutés. U suivit Richard Cœur-de-Lion à la croisade. A son retour de Palestine, il contribua à la défense de Marmande attaquée par Amaury de Montfort. U s'einpai*a ensuite de la ville de Bourg-sur-Mer, qui dépendait du vicomte de Fronsac; celui-ci accounit aussitôt et la lutte fut si vive entre les deux adversaires que le roi d'Angleterre dut intervenir et leur imposer une trêve (G u il Ion, t. II).
BLAQUIÈRE (Alphonse), né â B> le 14 avril 1829. Fils d'Aug. Blaquière, architecte, pctitriils de M. Laclotte (V. ce nom). Elève de Huchard. Parmi les nombreux hôtels ou châteaux qu'il a construits à B^ ou aux environs, nous citerons : â B*, les chais et bureaux de la maison J. Calvet et C*», c. du Médoc, 1871 â 1877 ; le tombeau de la famille de Clouet, 1881; les hôtels Maletta et Tilloy, rue Bardineau, 1882; l'hôtel Lataillailê, cours du Jardin-Public, 1887; le château Ricault. àLoupiac, 1865; le chalet Faust, à Arcacnon, 1877; le château F. Gibert, à Caudéran, 1870; l'abbaye de Soulac: le château de Pitrav, à Gardegan prt^s Castillon, 1871 ; le cfiât(*au St^Ahoii, à Blaii- ({uefort, 1873; le château de Giverzac, â Domme (Dordogne), 1860 â 1875; le portail mauresmie des bains de la Plage a Arcachon, 18o2.
BLAQUIÈRE (Paul), compositeur, né à Claiiac (Lot-et-liar.) le 11 fév. 1833, mort à Paris en 1868. D'origine boi*delaise ; a publié une série de chansonnettes populaires (répertoire de Thérésa) qui ont eu un succès de vogue, et parmi lesquelles il faut citer La femme à barbe; a fait représenter au théâtre des Boufl'es- Paiisiens, passage Choiseul, vers 1855, une opérette : le Guetteur de nuit, qui eut quelque succrà.