‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 95 sur 549 · V. LabouiAb · texte numérisé non relu

V. LabouiAb

BONINO (N.), sculpteur ornemanistCj né en Italie, mort à B* vers 1845. On lui doit l'ornementation de plusieurs monuments funéraires du cimetière de la Chartreuse, particulièrement les tombeaux du peintre Lacour, du colonel Deschainps et surtout de la famille Arnaud Rion, tout à côté de celui de Fonfrède. Ce dernier est un des mieux réussis de l'époque (1818 à 1820); il est d'une grande finesse d'exécution. Bonino est l'auteur des motifs d'ornementation des colonnes rostrales des Quinconces, d'une partie de la tribune de l'orgue de la cathédrale St- André, remaniée par l'architecte Combes. Dans le Bulletin polumathique, t. XII, p. 414, et t. XVI, p. 25, il est question de Èonino, notamment à propos d'un buste de Louis XVIII d'après Pajoux, et de la statue de la Vierge ae la chaire de Notre-Dame-du-Chapelet, qui a remplace l'ancienne statue de saint Thomas d'Aquin.

V. LABOCttE. — Nariokreau, Description des objets d'art qui décorent les édifices jnttlics de la ville de B*, p. 60 et 373.

BONNAFFÉ (François), né à Lacaune rTarn) le 29 déc. 1723, mort à B> le 13 août 1809. Un des plus grands armateurs bordelais de la fin du xvin* s. Issu d'une ancienne famille protestante de l'Albigeois alliée aux premières maisons du pays, il était l'un des dix-sept enluits d'Etienne Bonnaffé et de Françoise Calmels. A l'âge de dix -sept ans, il entra chez un courtier bordelais pour y apprendre le commerce et, l'apprentissage terminé, se lança dans les affaires. Il ne tarda pas à s'y faire une place exceptionnelle grâce à sa haute intelligence, à sa probité exemplaire, à son activité à toute épreuve et à la sûreté de son coup d'œil. (}uatorze ans après son arrivée à B", ses bénéfices dépassaient déjà 400,000 liv. C est alors qu'il donna un développement considérable à ses armements pour les colonies, fondant un comptoir à Saint-

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Domingiie, à Forl-de-France, organisant un vaste système d'informations avec les

f principaux marchés de l'Europe et de 'Amérique, et entretenant une flottille de plus de trente navires, dont la marche habile et rapide pendant la guerre avec l'Angleterre lui valut le surnom de « l'Heureux ». En 1791, sa fortune s'élevait à quinze millions, sans compter plusieui's navires, deux domaines à Âmbès et à Montferrand, vingt-trois maisons en ville et rilot Bonnafl'c, situé entre le cours du Chapeau-Rpuge (place de la Comédie) et la rue de la Maison -Daurade. Sur ce bel emplacement, Laclotte, le rival de Louis, fut charge de construire la vaste maison qui existe encore aujourd'hui. François Bonnaifé avait tîpousé, en 1750, Anne Boyer, fille de Boyer de Poyen, créole de la Guadeloupe, femme supcrieuro, qui contribua souvent par ses conseils au succès de ses opérations. Onze enfants naquirent de ce mariage. I^s deux lîls, Etienne et Jean, furent de bonne heure associés à leur père. Jean, le cadet, porta toute sa vie le nom de « de Lance » que lui avait donné son parrain Poyen de Lance. Il épousa M"« du Foncerais; les autres enfants s'allièrent aux familles de Lisleferme, de Nairac, de Boyer, de Vandhoren et de Fonbourgade. Anne Boyer mourut en 1791 ; avec elle s'évanouit la prospérité de la maison. Bientôt l'insurrection de St-Domingue, la Révolution et la Terreur se succédant tour à tour, anéantirent plus des trois quarts de cette immense fortune, l'œuvre d'un demisiècle de travail, d'honneur et de probité. En 1793, le vieil armateur faillit trois fois monter sur Téchafaud et ne dut son salut qu'à l'énergie et à la présence d'esprit de son fils Jean de Lance. 11 mourut à quatre-vingt-six ans, sur le balcon même de sa maison, place de la Comédie.

Les notes qui précèdent sont tirées d'une curieuse brochure. Boni-eaux il ij n cent atu, que vient de publier (188'7) M. Edmond Bonnaffé, arrière-pctit-fils de l'armateur bordelais. Ce travail, rédigé d'cTprès des documents inédits, est précédé d'une eau -forte reproduisant le portrait de François Bonnaffé et de sa famille, d'après l'original de Le Noir, peintre du roi,peintà B» 1781. Ce tableau, do grande dimension (i'«»75 sur 1™52), est l'œuvre la plus considérable du peintre, et appartient à l'auteur de la notice.

M. Edmond Bonnaffé est né au Havre en 4825 : notre concitoyen, d'origine sinon de naissance, n'a pas besoin d'être présenté à nos lecteurs qui le connaissent de longue date soit comme écrivain, soit comme collectionneur. Collaborateur de la Gazette des BeauxrArts et de VArt depuis l'origine, il a publié un grand nombre de volumes parmi lesquels nous signalerons: Le meuble en France au '

xvps. avec 120 gr.; les Causeries sur l'art et la curiosité (ouvrage couronné par l'Institut); le Dictionfiaire des amateurs français au xvii* s.; les Collectionneurs de l'ancienne Ronie; des études histori-

3ues sur les collections de Richelieu, o Fouauet, de la duchesse de Valentinois, de Catheritie de Médicis, etc.

BONNARD (Jacques-Charles), architectî», né à Pans le 30 janv. 17f>5, mort à B" le 28 oct. 1818. Memb. de l'Institut le 27 mai 1815.

V. ICsS journaux du temps. — Le Dictionnaire dCsH archilectf» français, par M. A. Lance. — La Biogr. universelle, supplément, etc.

BONNEFON (Jean-Paul), né à Sauvelerre-de-Guyenne (Gir.) le 9 sept. 1861. Licencié en droit, ancien élève de l'Ecole spéciale des langues orientales vivantes, sous-bibliothécaire à la bibl. de l'Ai-senal depuis 1884; U(A.); lauréat de l'Acad.

française, 25 nov. 1886, et de l'Acad. de Bs 1885 et 1886.

Auteurde : Le premier livre des Mthiopiques d'IIèliodore translaté de grec en fra nça is parLancelot de Carie, évêque ie Riez, et publié pour la premier fois avec une introduction, B«, 1883, in-S® (extrait de l'Annuaire de l'As-sociation pour l'encouragement des études grecques en France, année 1883); Pierre de Paschal, historiographe du roi (i52S-i565), étude biographique et littéraire, suivie de fragments inédits de ses histôiœs, B«, 1884, petit in -4° (ce travail a obtenu une médaille d'argent à l'Acad. de B« en 1885); Beaumarchais, étude honorée d'une mention à l'Acad. française et suivie de lettres inédites et de documents peu connus, Paris, 1887, grand in-8», avec portrait en taille douce de Beaumarchais par Nargeot, d'après Hopwood, et de4$sins hors texte; Etienne de La Boëtie, sa vie, ses ouvrages et ses relations avec Montaigne, B*, 1887, pâlit in-4o (cette étude, qui a obtenu le 24 juin 1886 le prix d'histoire fondé par la Ville et décerné par l'Acad. de B», a été publié, en grande partie, dans la Girowle littéraire et scientifique des 12 et 25 déc. 1886. 9 et 16 janv. 1887); collaborateur de ï Artiste, du Musée des familles, de la Gii^nde, etc.

Publie, dans ce dernier journal, sous le pseudonyme de Pétition, une série de croquis sur les Bordelais à Paris. Cette série comprendra la biographie de tous ceux de nos compatriotes qui se sont fait un nom dans les lettres, dans les sciences ou dans les arts et qui nabitent actuellement à Paris.

. BONNEFONT (Pierre), maire de B^^ en 1247 et 1248.

BONNEFOUS(X.), néàCadillacen 17a5.

Prof, au collège de l'Esquille à Toulouse,

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ses grands mérites le firent élire général des frères de la Doctrine chrétienne. Il mourut à Paris enl805, dans Tinstitution des sourds-muets, auprès de Fabbé Sicard avec lequel il était très lié (Voir ce nom).

BONNEFOUS (Albert), né à Cadillacsur-Gar. le 15 nov. 1838. Maire de Cadillac depuis 1878; cons. d'arr. depuis 1880; délégué cantonal, p (A.) depuis 1881; présid. du comice viticole et agricole de Cadillac depuis 1884.

BONKESŒUR (Louis-François), ne à Tinchebray (Orne) le 26 germinal an VII (15 avril l79ï)). Licencié en droit en 1823, avocat à la cour de Caen (Calvados) en 1835, procuraur gén. nrès la Cour de cette ville le 5 mars 1848, cons. à Poitiere (Vienne) en 1840, cons. à B* en 1K>5; admis à la retraite en 1869. Adjoint au maire de B* le 17 sept. 1870, directeur du niont-de-piété de B* en 1879, démissionnaire en janv. 1885. Auteur de : Nouveau manuel théorique et ]^ratique de la taxe des frais en matière civile, 2« éd., Paris, Marchai, 1864, in-8«, et d'un Traité de commerce maritime, resté inachevé (2 vpl.).

BONNET (Le père Louis), né à Poitiers vers 1595. Fils d'un ancien secrétaire du prince de Condé, abandonna le droit pour la théologie et entra à l'Oratoire. 1^ cardinal de Sourdis l'attira à B>, et son frère et successeur Henri de Sourdis le nomma en lfi42 curé de la paroisse Ste-Eulalie, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort 19 déc. 1650. Plein d'ardeur et d'éloquence. Bonnet fut un déterminé frondeur. Il a publié : Relation de ce qui s'est passé au combat de Blanquefort et à la reprise de rileSt-Geor- ^espar les troupes des Bourdelois, 1650, in-4»; Ludovico Bonnet beatm Margaritse Arhouziœ Sancte Gertmde panegyricus, Paris, 1628, in -12, etc. Jean Olivier Dussaut, qui fut son ami, a fait imprimer son éloge funèbre. B. de F.

V. Un curé hordelaU, recueil de manarinades sur Louii Bonnet, par J. Df.lpit. Sauvelorre, Chollel, 1881, in-8\ — Art. de M. de La:stkxay, dans la Revue catholique de 0*, 1882 et 1883.

BONNET (Bernai-d- Auguste- Ferdinand), médecin, né à Miramont (Lot-et- Gar.)le 21 oct. 17iM, mort à B« en août 1873. Fut sons le premier empii'e attaché pendant six ans, comme off. de santé, rtn o6« et 113« de ligne et au 12» chasseuT-s; montra un véritable héroïsme à Coïmbre, en Portugal, le 7 oct. 1810; était en 1815 à Fleurus et à Waterloo. La brillant'» thèse de doctorat qu'il soutint à Paris en 1816 lui valut la cnaîre de pathologie interne à l'école de méd. de B*, qu'il occupa pendant vingt-sept ans; lauréat de la Soc. médicale d'émulation de Paris en 1878;

de la Soc. de méd. pratique de Paris en 1835, et de plusieurs autres Soc. médicales. A publié un certain nombre de mémoires dont on trouvera la liste dans l'excellent ouvrage de M. Andrieu, Bihliogr. gén. de VA gênais, où nous avons puisé ces notes. Il fut longtemps rédacteur en chef du Journ. de fi».

V, Vapereau, édit. de 1865. — V. Akdrieu.

BONNET (François -Adrien), né à B« le 29 août 1820. Inscrit au barreau de B» en 1841 ; a prononcé l'éloge de Laine à l'ouverture des conférences du stage le 21 déc. lH44j memb. du cons. mun. de B* de 1R55 a 1860; présid. de la Soc. d'agriculture de la Gir. de 1862 à 1868; présid. de la Soc. des Amis des Arts de B» de 1866 a 1880, son présid. bon. depuis 1881 ; député de la Gir. à TAss. nat. de 1871 à 1876; l'un des nésociateure avec MM. Meurand, Ozenne et Amé de la convention de commerce franco-espagnole du 18 déc. 1877; repi-ésentant à Pa'is de la chambre de commerce de B«, depuis 1874; î^ 1867; commandeur avec plaque d'Isabelle la Catholique 1877.

BONNET (Charles- Fean), de la maison Bonnet et fils frères, peintre-décorateur, né îi B« en 1838. Elève de M. Alaux à B», de MM. Nolau, Bubé et Chaperon, décorateurs de l'Opéra et du mobilier de la couronne à Paris et de feu Danjoy, archit. du gouvernement. Parmi ses travaux les plus remarquables, nous citerons :

à B<, les huit chapelles latérales de Notre-Dame, la chapelle de la Madeleine, celle du Bon -Pasteur, diverses décorations dans les églises de St-Eloi, St-Ferdinand, St-Nicolas; à St-Estèphe (Médoc), toute l'église; à St-Christoly (Médoc), le sanctuaire de l'église; à Izon, id.; à Noaillan, le sanctuaire et les chapelles ; à Libourne, chapelles dans l'église St- .îean et à l'hôpital; à Bochefort-sur-mer, les chapelles latérales de l'église.

BONNEVAL (Henrv- Bertrand, c»« de), né à B* le 26 juin 1806. moî t à La Tresne le 13 juin 1882. D'abord officier des haras en 1^0, il étudia et adopta la méthode homéopathique d'Hahnemannau sujet de laquelle il publia plusieurs brochures.

D»" en médecine de la Faculté de Montpellier en 1833. Propriétaire du château Canon (1*' cru de St Emilion) et du château de La Tresne. Ce dernier, entouré d'un vaste domaine où le c*« de Bonneval a créé, à la suite de travaux de drainage considérables, un des plus grands et des plus beaux vignobles du dép., ayant produit avant l'invasion du phylloxéra une moyenne de 700 à 800 tonneaux par an.

La jolie chapelle au clocher élancé qui décore le sommet du coteau de La Tresne a été construite par M. de Bonneval, qui voulut en faire don à la commune de La

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Tresne: le cona. mun. refusa. Il a publié en 1881 sous ce titre: Consideratiotu sur VhonvœopcUhie étudiée dans sa philosophie, dans ses principes et dans les faits, 1 vol. in-S», qui est pour ainsi dire son testament scientiQque et philosophic^ue; ce volume, tiré à un petit nombre, a été offert par l'auteur à ses amis. Le &• de Bonneval, en mourant, a laissé la terre de La Tresne à son petit-flls Gabriel de Bonneval, sous la tutelle de son père, le c*» de Bonneval et de la c»»" de Bonneval, née de Damas.

Grâce à des écluses habilement ménaées, on peut sans aucun frais y inonder 00 journaux de palus, qui avec une température clémente arriveraient à eux seuls à donner au moins 500 tonneaux de vin. Les côtes, replantées ou traitées contre le phylloxéra, ont également un aspect qui permet de bien augurer de l'avenir.

BOHNISSEAU (Frédéric), professeurde musique et compositeur fécond, auteur d[un très grand nombre de morceaux de piano et de romances (paroles d'Eugène Burgade), etc. , etc. Savait très bien com-

Eoser pour les jeunes élèves. Mort à iboume en 1846. Cet artiste distingué était le professeur en titre de Texcellent pensionnat de demoiselles dirigé par Xfmci Fouignet-Lespital et SaWa; il y a été remplacé par Henri Barbara en mars 1847. A. L.

BOMHORB (Jean -Edouard), archit., né à Lesparre (Gir.) le 19 oct. 1830.

Elève de Jules Bouchet à Paris, sous le patronage de Visconti, archit. Fixé à Lesparre en 1852, archit. de Tarr. et de la ville de Lesparre, du lazaret de Trompeloup ; a été memb. corresp. de la comm. des mon. hist. de la Gir. A fait édifier ou restaurer dans les arr. de Lesparre, de Blaye et de Liboume 24 églises dont 18 neuves; ce sont celles de Lesparre, Carcans, Vendays, St-Vivien (les nefs, l'abside et le clocher, mon. hist. de 1'* classe, vient d'être reconstruite, sous la direction de M. Bonnore, aux frais de l'Etat); Verdon, Talais, Grayan, Naujac, Oixlonnac, Potensac, St- Girons, Pugnac, Sauson, Donnezac, St-Androny, 8t-Caprais, Néac, St-Christoly-de-Médoc (façade principale, mon. historique). Nous pourrions énumérer plus de vingt mairies, écoles ou presbytères et un grand nombre de maisons bourgeoises ou châteaux parmi lesquels nous citerons : le château Sipian, à Valeyrac (V. son dessin, tome II, p. 511); château du Port, à M. Eycai*t de Morin, à St-Vivien ; chat, de M. (juidon fils, à Queyrac; chat, de P. Bert, à Talais ; chat. Troussas, à M. Ph. Brannens, à Valeyrac. Citons encore le

Ê^rtail de l'entrée du cimetière de Ststèphe et les plans d'un nouveau

lazaret projeté à Padamac, etc. Auteur de : Quatre vues pittoresques de la vieille église de Soulac, avec notice descriptive et hist., B>, s. d., in-f>, 2 pp. de texte et 4 lith.

BOHZIGOH, B0NSI601I ou B0U8I- GKON (François), dit Comdom, archit.

bordelais. Il construisit, en 1785, la salle de spectacle de THôtel de Ville remplacée par celle de Montégut, qui fut incendiée en 1755. II éleva le frontispice du portail d'entrée de l'église St-Siméon et concourut à la reconstruction de l'Hôtel de Ville en 1709. Bonsigon dut mourir vers i780.

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