‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 98 sur 549 · BOS · texte numérisé non relu

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sen'ice militaire comme surnuméraire aux gardes du corps du roi Louis XVIII (compagnie du m^' de Haguse) en 1814.

passa par tous les grades et devint en 1851 général de division. Se distingua particulièrement pendant les campagnes d'Espace (1823) et au siège d'Anvei-s (1832), où il commanda la colonne d*assaut du fort Saint-Lamvnt dont la prise décida la reddition de la place. Devint propriétaire du château du Taillan (canton de lilanquefort) par suite de son mariage avec Anne-Françoise-Caroline, tille du marquis de Bryas (ancien député et maire de B») et de Georgina de La Vie, héritière du pi^sid. de ce nom au Pari, de B*. Cons. gén. pour le canton de Grignols, de

1858 à 1866 (siégeait à droite); G. 0. ^, grand'croix de Saint-Grégoire-le-Grand, grand-officier de l'ordre de Léopold de Belgique, commandeur de Torare des SS. Maurice et Lazare, officier de Tordre de Saint-Fei-dinand d'Espagne, etc., etc.

BORRELLI (Vt« Emmanuel-Raymond de), fils du précédent, né au 'i'aillan (Gir.) le 25 déc. 1837. Entré à l'Ecole de St-Cyr en 1856; sous -lieutenant au i" reg. de chasseurs à cheval le l«f oct. 1K38; capitaine commandant le 8 avril 1872; démissionnaire le 7 avril 1874.

Dès Torgani sa tion de l'armée territoriale, lieutenant-colonel du 18* rég. de cavalerie le 16 oct. 1H75; rayé des contrôles le 30 mars 1880* capitaine au 1" i-ég. de la légion étrangère le 30 juillet 1883.

Ses campagnes sont : Italie, du 28 avril

1859 au 4 janvier 1860; Franco, armée de Metz, prisonnier du 29 oct. 1870 au 17 mars 1871; armée de Vei-sailles, du 30 mars 1871 au 26 mai 1871 ; Afrique, du 25 sept, au 16 août 188îi; Tonkin» du 17 août 1884 au i^' août 1885. Blessé grièvement d'une balle qui lui a traversé la poitrine le 24 juin 1859 à la bataille de Soiférino (Italie); cité à l'ordre général n» 179, du corps expéditionnaire du Tonkin, en date du 19 déc. 1884, avec la mention suivante : « Combat de Yuoc, 19 nov. 1884, s'est particulièrement distingué pai' la vigueur et l'entrain avec lesquels il a enlevé sa compagnie dans le mouvement tournant qui a décidé' le succès du combat de Yuoc. Cité à l'ordre général n? 74 du corps expéditionnaire du Tonkin en date du 22 mai 1885 avec la mention suivante : Siège de Tut/etv- Quan du 26 février au 3 mars ié85 :

« Bravoure chevaleresque, a, par son entrain et sa présence constante aux postes les plus dangereux, exalté la valeur morale de la troupe qu'il commandait. »

O. ^, O (A.)j commandeur de Tordra pontifical de Saint-Sylvestre, commandeur de Tordre royal du Cambodge, oITicier da Toi-dre du Dragon d'Annam, chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand

et de Charles III d'Espagne, méd. de la Valeur militaire de Sardaigne, méd.

d'Italie, méd. du Tonkin, etc.

Poète à ses heures, il a publié : .Suasuni Corda, Paris, Lemerre, 1886, in-4», poésie qui a obtenu en 1885 à l'Académie française le prix du concours biennal de poésie; Ranay recueil de poésies, Paris, Lemerre, 1887, gr. in-^*», ouvrage couronné par l'Académie française en 1888; Souvenir à la légion étrangère, poésie, Paris, Lemerre, 1887, in-4®, tiré à petit nombre.

Marié en 1872 à Armande-Marie-Gabrielle, fdleainée du marquis d'Angosse.

BOSG (Jean - Jacques), nég., né à (astres (Tarn) le 10 avril 1757. Prit à B» un rang distingue dans le haut commerce; élu inemb. de la Chambre de comm. de B« en 1823; député de la Gir. de 1829 à 1831; memb. du cons gén. de la Gir. de 1831 à 1833; il est décédé au Becquet, commune de Villenave-d'Ornon, le 22sept.

1810, entouré de Testime générale. Son nom a été donné à la partie sud des boulevards de B^'.

BOSGHERON DES PORTES (Charles- Bon-François), né le 21 juillet 1797, mort à B* en 1877. Entré dans la magistrature en 1820; avocat gén. à Orléans en 1825, démissionnaire en 1830; présid. de la Cour de Pondichéry en 1843, premier

fjrcsid. à la Cour de St-Denis, lie de la léunion; présid. de chambre à' la Cour d'Agen, puis à celle de B* (23 oct. 1856), il fut admis à la retraite en 1867; mémo, de TAcad. de B» en 1872.

On a de lui : Eloge de Po</ii/»r, Orléans, 1823, in-8«; Recherchei sur le droit hindou; Ifist. du Parlement de B^, B*, Lefèvre, 1878, 2 vol. in-8o, ouvrage posthume, publié par les soins de M. Brives- Cazes. B. de F.

BOSGQ (Jean du), nommé écuyer par le roi Louis XIV, cons. du Roi, clerc et secrétaire ordinaire de la ville et cité de H* (1(353) ; anobli par lettres patentes en forme de charte, données à B^ au mois d'octobre 1659.

BOSGQ (Jacques du), fils du précédent, 'cons. du roi, contrôleur gén. des flnances de Guyenne; mort avant 169H.

BOSGQ (Guillaume du), fils aîné de Jean du Boscq, eut les mêmes charges et offices que son père, et reçut comme lui des lettres d'anoblissement en mars 1716; testa en 1746.

BOSGQ (François-Augustin du), fils du précédent; écuyer, chev., seig. des maisons nobles de Ténac et de Ciran en Médoc; fut cons. du roi et secrétaire ordinaire de la ville et cité de B' ; se maria en 1751 avec M"« Jeanne de Chaperon.

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BOSGQ (Jacaues du), fils du précédent, émigra en 1791, fît la campagne de 1792 dans Farmée de Condé; gendarme de la maison du roi Louis XVIII; ^; mort en 1854 à Libourne, laissant deux (ils : MarorHeiry, juge au trib. de B>, et Joseph-Alphonse dont I^acL »uit«

BOSGQ (Joseph-Alphonse du), né à Libourne le 13 juillet 1819. Propriétaire du château de Couturier, à Baigneaux; maire de Baigneaux depuis i8w: sup-

Îléant au juge de paix de Targon depuis 849; memb. du cons. gén. depuis 1852; siège à droite de cette assemblée.

BOSSANGE (Martin), libraire, né à B> en fév. 17(36. Se fixa à Paris en 1787, y fonda une librairie appelée Galerie Bossange. Cette maison, a la tête de laquelle il resta jusqu'en 1837, ne tarda pas à acquérir une grande importance tant en France gu'à 1 étranger où Bossange forma plusieurs établissements. Auteur de brochures relatives au prêt sur nantissement fait par TEtat aux libraires en 1830, nous citerons entre autres : Courtes observations à MM. les députés (1833) ; Nouvelles observations (1833).

BOSSET (L'abbé René), né à U Pooté (Mayenne) le 14 mars lol4. Ordonné au Mans en 1842; bénédictin à Solesmes, puis missionnaire au Haut-Pérou et au Chili -successivement curé à Bourideys en 1866, à Camiran en 1879, à Caplong (canton de Ste-Foy) depuis 1882. Auteur de : L'épopée du cm^istianisme ou théosopMe de Vhistoire, poème, St-Dizier, 11. Briquet, 1875; de ({uelques articles de patroloffie dans V Université catholique, vers 1840; d'une thèse sur la Somme philosophique de saint Thomas.

BOTARCL (Jean), architecte bordelais du XV* s. Dirigea les ouvrages de maçonnerie de l'église Saint- Micnel de B* dans le milieu du xv» s., quinze à vingt ans avant la construction du clocher.

V. dans les Archives kist. de la Gir., \U vol., p. 52, l'acte capitulaiie du 13 mai 1448, qui nomme Jean Bolarel à la conduite des ouvrages de maçonneria et qui fixe ses honoraires.

BOUGAUD (Pierre de), II* du nom, baptisé le 2 mai 1598, mort en déc. 16i9. Cons. au Pari, de B« en 1620. Fut l'un des plus ardents défenseurs de la royauté durant les guerres de la Fronde ; ses services furent appréciés de Louis XIV. Son épouse Isabeau Bouldron fut nommée dame d'honneur ordinaire de la reinemère.

BOUGAUD (Simon-Pierre de), fils du précédent. Par suite d'une dispense d'âge, cons. au PaH. de B* en 16o4: mort le 26 déc. 1686.

BOUGAUD (Jacaues-François de), baptisé le 11 mai 167Ô, mort en 1737 ; fils du {précédent. Ecuyer, seig. du Bousquet, ^ngchamps et autres lieux ; jurât noble de la commune de B'; nommé en 16U3 cons. au Pari, de B*.

BOUGAUD (Joseph-François de), baptisé le- 17 îév, 1695. Ecuyer, chev., seig. du Bousquet, Loogefaamps et autres lieux, fils du précédent : épousa en 1737 Marie- Anne -Thérèse Bel, sœur du oélëbce J.-.F. Bel: cons. au Pari, de B*; trésorier gén. de France.

BOUGAUD (Jacques-Joseph de), moi-t en oct. 1814. Cnev., seig. du Bousouet, etc. Cons. en la Grand'Chambre du Pari, de B* en 1765; assista en 1789 à l'assemblée de la noblesse ^ refusa en 1811 les fonctions de conseiller à la Cour impériale de B''; eut ouatre filles dont Tune Françoise - Sopnie, se maria avec le vicomte J.-B. de Barry, dont le fils possède aujourd'hui le château du Bousquet.

BOUGHARD (Henri-Désiré-Abel), né à Ribeauvillé (Alsace) le 18 déc. 1833.

Interne des hôpitaux de Strasbourg, mars 1854; D' en méd. le 2 fév. 1856; méd. militaire de 1856 à 1884; a pris sa retraite après trente ans de service et

Quatorze campagnes; répétiteur à l'Ecole e méd. de Strasbourg de 1861 à 1871; chef des travaux anatomiquej, puis agrégé d'anatomie à la F'aculté de Strasbourg (concours de 1865); à la Faculté de Nancy en 1872; prof d'anatomie et dii*ecteur de l'Institut anatomique à la Faculté de B* depuis sa cr.5ation. ^ août 1874, U (A), en 1880, U (!•) en 18%; chev. de Charles -III d'Espagne et commandeur du même ordre en 1887, etc., etc. Fondateur et secrétaii« gén. de la Soc. d'anthropologie de B«; vice-présid. de la Soc. des sciences phys. et nat. de B'' et de la Soc. scientifique d' Arcachon ; memb. corresp. d'un grand nombre de Soc. savantes de France et de l'étrangef . Auteur de : Essai sur les aaines synoviales tendineuses du pied, Strasbourg. 1856, in-4» ; Du tissu connectif, Strasbourg, 1865, in-8«; en collaboration avec M. H. Beau- Nis : Nouv. éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie, 4« édit., Paris, 18», gr. in-8» illust. : Précis d'anatomie et de dissection, Paris, 1877, in-18; Nouv. éléments de pathologie externe, publiés avec la collaboration de plusieurs chirurgiens de la Faculté de B», t. I, PariSj Asselin : 1887, in-8» de 728 pp. ; a traduit les Eléments de physiol^ie humaine, par Wundt, Paris, lo/3, in-8<>, avec pi.; Études biologiques sur les modifications de la circulation qui suivent imrtiédiatetnent la naitsancci 1886, etc.

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BOÏÏGHEPOM (B«» Félix de}, ingénieur, né en 1812, mort à B' en 18j7. Sorti de TEcole polytechnicjue en 1&I2; ing. à Toulouse; a (ait partie en 1850, comme géologue, de la commission envoyée à Panama pour étudier un projet de chemin de fer interocéanique; îfik son retour; ing. en chef à B' en 1^; memb. de TÂcad. de B^ en 1856; amateur éclairé en peinture et musicien énidit. Grand coeur tout dévoué à la science j il est mort en résumant les conseils qu'il donnait à son fils par ces mots : « Sois utile à ton

Ï»ays. j» Auteur de : Etudes sur l'kist. de a tei're, Paris, 1844, in-8<» (ouvrage oui Ta placé de bonne heure parmi les géologues les plus distingués, les théoriciens les plus hardis deson temps^ ; DupHncipe

?énéi*al de la philosapnie naturelle, aiis, If^; De fa philosophie scientifique (Actes de V Académie de B*], 1856. M. Abria a prononcé son éloge en 1857.

BOUCHER (Pierre de), sieur de Sarrezac et d*Abzac, fils de Raymond de Boucher ou Bouchier, lieutenant criminel au siège de Périgoixl, fut nommé procureur gén. à B* en 1524, cons. au Pari, en 15%; fit son testament en cette ville le 31 juillet 1540 et mourut quelques années après; l'un des hommes les plus distin-

Sués de son temps. Le célébra Gabriel e Taregua lui déaia son livre : Compendium, etc.

BOtfCHER (Claude), intendant de Guyenne de 1720 à 17^. S'il n a pas laissé un nom aussi populaire que celui de son successeur, M. de Tourny, il n'en a pas moins été un administrateur t. es distingué. Il contribua aux constructions de la Bourse, de la douane et de la belle ligne des quais au sud de B*.

BOUCHERE AU (François de), issu d'une vieille famille de 1 Albret qui a donné des sénéchaux à Castelmorond'Albret, épousa Etiennette d'Escures^ se fixa en l7l3 à Caudrot, ville closa, ou il reçut droit de bourgeoisie et fut juge royal et criminel de la ville et prévôté de Caudrot; jurât de 1714 à 1732; obtint en 1714 droit de sépultura dans Téglise de Caudrot où il fut inhumé en 1738.

tOUCBERÊAÙ (Pierre de\ fils atné du prédëdent. Alla vers le milieu du xwiw s.

BOUCREREAU (Élie de), chev., procureur du roi en la sénéchaussée de Jacinel à St-Domingue, rentra en Fi-ance, fut reçu bourgeois de B> et fut nommé le 15 mai 4788 présid. trésorier de France au bureau des finanças de B*.

BOUCREREAU (Hem-)- Xavier- Anne- Charlotte), né à B> le 10 janv. 1799, mort à B> le 30 mai 1871. Fils aîné du précédent; se livra de bonne heure aux études économiques et agricoles, fonda dans son domaine de Carbonnieux une collection remarquable de cépages français et étrangers, malheureusement aujourd'hui disparue, et défendit constamment la cause du libre échange.

Memb. de la comm. des notables de B>; memb. du cons. mun. de ^ en 1830, devint adjoint au maire chargé de la police administrative; cons. de préfecture en 1833. Destitué en 1848, les électeurs du canton de La Brède le nommèrent aussitôt memb. du cons. gén.

Après le coup d'Etat de déc. 1851, M. Bouchereau se retira des affaires publiques, s'occupa d'agriculture et jouit du calme que procure le sentiment du devoir accompli et de longs senices rendus à ses concitoyens. Dans le cours de sa laborieuse carrière, M. Bouchereau fut éhi : memb. des Soc. d'agriculture, d'horticulture et linnéenne de la Gir., de l'Acad. de B>, de la Soc. imp. et centrale d'agriculture de Paris, de l'Association du libre échange, etc., etc; if( en 1841.

BOUCHEREAU (François II), 2« fils de François Bouchereau, épousa Françoise de Èignon, fille du lient, gén. du roi près la sénéchaussée de Castelmorond'Albret : notaire royal de 1^30 à 1751 ; jurât de la ville de Caudrot de 1725 à 1750.

BOUCHEREAU (Guillaume), né le 18 juin 1731, fils du précédent. Notaire royal de 1758 à 1786 à Caudrot; jurât,

Çûis procureur-syndic de la dite ville de 758 a 1782; proc. du roi de 1782 à 1789.

BOUCHEREAU (Jean), né le 28 déc.

1768, fils du précédent. Licencié en droit civil et canonique le 23 mai 1789 de l'Université de È^; avocat au pari, de B* le 3 mars 1797 ; enrôlé au bataillon de La Réole en 1793; cap. en 1794, il tint garnison à B* et sauva plusieurs personnes de réchafaud; notamment Daniel Bouchereau, son cousin, chan. de Sain^ Seurin; élu par les électeurs du district de La Réole en 1795 comme représentant du district près l'École normale, il alla à Paris et suivit les cours de Monge, Daubanton, Lagrange, Laplace, etc.; revint deux ans après à La Réole où il sUnstalla comme avocat et plaida avec succès; fut commissaire du pouvoir exécutif près le canton de Caudrot jusqu'en 1800; puis élu en 1802 juge de paix du canton de St-Macaire, il exerça ces fonctions pendant quarante-six ans. Il fut dès 1822 inspecteur des écoles primaires du canton de St-Macaire : memb. puis présid.

de la Soc. d'as[ricuiture de La Réole; ami intime de MM. de Marcellqa et de Pey-

1-onnet, il a'occupail avec eui de bellesleltpBB et refusa des ronclions éleïées pour ne pas c|uUler son pays nalal; il était propriétaire du château de Malescol à Margaux, par hé.ilage de son cousin, M. de Malescol, cons. au pa 1. de B<. Il avaJI épousé en ItJOct M'^t Roborel de Climens, (lUedu recteur de l'Acad de B<, dont un Hls, Louis Bouche eau, ancien notaire, et un petit-lils, Jnseoh Bouchereau, avocat à la Cour d'appel de B".

BOUCHERIE (Jean-Uaptiste-Auguste), né à B< en sept. ItUI . mori à !!■ le 7 juin 1tt71. Après deux ans passés à l'école de médecine de B>, alla à Paris où il panint A force de travail à former un pelil laboratoire et à faire des coui-s particulici's. D' en médecine en 1832, il revint à Boù il pratiqua son art, fit avec succè» des cours publics de chimie et s'occupa do l'echerches sur la conservation des bols oui l'amenèrent à inventer le procédé d'injection an sulfate de cuivre, qui rend de si grands s^'i'vices. Memb. de l'Acad. de & en iHti. En mai IKIO, il avait exposé les réxullals de ses recherches dans un mémoire adressé à l'Institut et inséré dans les Amiatfs d • physique et de chimie, t. LXXIV, et réimpi-imé à part en 1Hj7. .Sa découvei'te fut l'ubjel de rapports les plus favui-ables,mais,au lieu de )w livrer lui-même à l'exploilalion de ses brevets, il ne s'occii|ia que de perfectionner ses procédés qui lui valui'enl de nombreuses médailles d'or & nos expositions nalionales et à l'exposilioii universelle de Londres de 111.il. Ses travaux et ses découverte!) lui valaient de nombreuses distincIJons honorifiques. L'Etal lui acheta pour deux millions le itroil de se sei'virde ses procédés pour l'élablisscm^iit des lignes télécraphiquCR, et la maison Henuuard et C; de Parin, pour un million, celui d'exploiter son bifvet

BOUGBET (Jean), célébi'e éci'ivain fiançais, né à Poitiei-s en 1471^ moi t en I.ÏW. Auteur des Annale$ iVAqailaine, l'aitiera, iSli, in-f^i livi-e tr'és consulté pour l'histojie de notie pavs. Lu meilleure édition e»l celle de 16U, in-f°.

BODGHET (riéi-i-D-BaplUIe), né à It< le 17 noï. i7ri8. Après avoir cherché à se Aiire une situation à Ij> où il fut mis à la léte d'une banque de prêts sur nantissements qui ne dui-a pas, il se fixa à Paris en 1800, y fut associé libre du Lycée des Arte et publia plusieurs ouvi-ages'sur le droit commei-cial, cités par Laboubée, t. II, p. 144; devint memb. de l'Acad. de léKislation de Toulouse, donna des consultations de droit maritime et commei'cial. et Alt élu, d'après Laboubée, memb. de la îtec. m^icale d'émulation de B';

devinicn 1809 cons. d'Etal de l'empereur de Russie, attaché au ministère du commerce et fut nommé par un ukase gentilhomme de 1" classe. Son portrait gravé a été placé en tète d'un de ses ouvi-ages publiés de 1790 à 1790.

BOnCICAUT (Jean Le Uaingic de).

man'chal de Fnmce, 13»-U1H, Commandant en cher de B> de t40G à 1 412.

V. GoBirBOT. Mût, in maricliaUr BndrttI, 1620, In-J-. — PiLHAi. Hùl. in mtrickil il Bnncaui, IC97, in-l!, et les btugr. gén.

BOnOET (C>* Jean), né à Boi-deaax le 19 février 1769. Fit ses premiers pas d.ms la carriète militaire en Hollande comme sous-lieutenanl dans la légion de Moulleboi<i; s'enga)(ea veis 17^ dans le bataillon de volonlaii'es de la (>ir, , où il fui nommé lieutenant; se rendit à l'armée

ville, partit pour r nies que les Anelais e^. Débarqué à la G loupe dans la nuit du 4 au 5 avril 179i, il débarrassa en peu de temps celle colonie de l'occupation anglaise el, en récoiniiense de ses services, fut nommé général de ilivision (ITOb').

Revenu en France en 17SS, il fui cnvovè à l'armée de Hollande et repoussa les Anglo-Russes à Casiricane. En 1800, il commanda l'avanl-garde de la réserve de l'armée d'Italie et conti'ibua à la victoire de Marengo; en IHOi, il fut renvoyé à Kt-Domingue avec l'expédition comiiiandiW> par le sénéral Lnclerc, s'empara de l'orl-au-Prince et fui blessé à t'attaque de la Ci-éle-à-Pierrot; en IHOa, il revint en France et fui envoyé de nouveau à l'armée de Hollande, puis à l'armée d'Allemagne, où il resta jusqu'en IKOO el se distingua par de nombreuses aciions d'éclat; moui-ut en juillet 1H09, dans son cantonnement, A Budwilï, deux :

api4s la bataille de Waci-am, par sui

'- '-■- ■■■- ■'^*tail G. 0. fe.

; de triomphe

de fatigues e

BODË (Pierre-Bernai-d), né à B' en 17X1, morI à B< le 20 mai 18G6. Memb. du cons. gén. de IKB à 1847; maire de St-.Seuri]i-îie-Cadourne (Médoc) pendant plusieurs années. Fut on ne peut plu»

dévoué aux intérêts de ses électeurs et de son pays,

BOCË (Louis), avocat, littérateur, né i Yalpnraiso (Chili), de parents français, en 184». .'^iihslilul à Angouléme de 1875 à 1M80; avocat au Iwrrenu de B' depuis 1H8U; memb, de l'Ac.id. de B' en ltlH2; auteur de VObole, au profit des Alsaciens-

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Lon'ains, poésies, Paris, Lemeire» 1875, in-12; L'étranger, drame en un a., en vers, représente pour la premièœ fois sur la scène du Théâtre-Français de B«, le 3 mai 1880; Le cardinal Donnet, poème avec eau-forte de Salauze, B*, rleday- Ilachette, 188i, in-8" ; En irain rapide : Suisse, ÀUemagne, Autriche-Hongrie, îii. par Fonrénii, B», Bellier et Cs 1888, in-18 Jésus ; en préparation, Joies et douhnirs, poésies. Lauréat de méd. d'or, de vermeil, d'argent et de bi'onze dans divers concoure littéraires de Paris et de la province.

B0U6UEREAÏÏ (Adolphe-William), né à La Rochelle le 30 nov. 1825. Passa toute son enfance et sa jeunesse à B»; lit ses études au collège de Pons, eut de Coeiîai^ pour condisciple; suivit à B* dès 1841 les coui-s de Técole mun. de dessin et de peinture, alors dirigée par J.-P. Alaux. En 1843, il y obtint le 1" accessit de dessin d'après nature, et en 1844 le 1" prix de ligure peinte; l'école mun. de B* avait dès ce jour développé et vu naître un homme de grand talent qui devait ét:« bientôt un grand artiste; partit pour Paris où il suivit les coure de l'Ecole des beaux-arts comme élève de Picot, de 1845 à 1850 et obtint le gi'and-

f)rix de Home au concours de 1850, dont e sujet était Zènobie trouvée sur les bords de l'Araxe, et partit pour Home avec P. Baudry.

De retour à Paris en 1855, il a décoré plusieure hôtels aristocratiques et a exposé aux salons de Paris de nombreuses toiles, parmi lesquelles nous citerons : en lâ54. Le triomphe du mat^ ty re{enyoi de Home, acheté par l'Etat pour le palais du Luxembourg) et Vamonr fraternel, gravé par Bertinot, Goupil, édit.; en 18a6, Le triomphe de Vénus, qui a été popularisé par la gravure et la lithographie; L'empereur visitant les inondés de Tarascon, commandé par le ministère d'Etat; en IK')?, Retour de Tobie (acheté par le musée de Dijon); en 185U, L'amour blessé ; Le jour des morts, salon de B* 18t)l ; en 18G0, La so'ur aitiée, gravé par Annedouche; en \S(iSj La sainte jfamilte; Les remords d'Oreste, Bacchante lutinant une chèvre, salon de B« 1864 (ce dernier tableau a été acheté, ainsi que Le jour des morts, par la ville de B*, qui les a placés dans son mu^e); en 1854, Le sommeil, gravé par Bertinot; en 1867 (exposition univereelle), La sœur aînée, Un amour; en 1869, Apollon et les muses dans l Olympe, pour le plafond de la salle des Concerts du Grand- Théâtre de B*; en 1876, Piéta, gravé par Jacquet; en 1877, La jeunesse et l'amour, gravé par Levasseur, Vierge consolatrice (acquis par le Luxembour^^), a été lith.; en 1878, La charité^ qui n ligure a rexpotition unive.sellc, ainsi que Piéta:

en 1879, La naissance de Vénus, au inusité du Luxembourg; en iS^, Jeune, fille se défendant contre l'amour, gravé par LeenholT; en 1885, L'adoration des magesj L'adoration des beraers, diptyques destinés à l'église 8aint-Vincent-dè- Paul, à Paris; en 1886, Le printemps et L'amour désarmé ; en 1887, L'amour vainqueur ; en iSSS, Premier deuil et Baigneuse.

M. Bouguereau a obtenu en 1855 mie 2» méd., en 1857. une l""* méd. en même temps que Baudry ; en 1859, ^ ; une 3* méd. à l'exposition univereelle de 1867; O. ^ le 2t5 juillet 1876; memb. de l'Acad. des beaux-arts le 8 janv. 1876; C. ^ le 14 juillet 1885; méd. d'honn. à l'exposition univei-selle de Paris 1878; méd. d'honn. au salon de Paiis 1885.

V. loutes les bioçr. gén. et surtout les livr. 1 à 8 du Dictiounaire tlluatri de» beaux-arls^ publié par L. Basc.hkt, avec grav. de Goupil et C*. Ces huit livr., publ. en 1885, contiennent jusqu'à ce moment la nomenclature de Tœuvre considérable de BùU(;ierkai', dont nous ne donnons ci-dessus qu'une très minime partie, nos lecteurs r^uvaut trouver celte nomenclature complète dans ce dictionnaire.

BOUIRE DE BEAUVALLON (Beniard- Marie-.\ntoine), né à Pontivy (Morbihan) le 16 janv. 178^2, mort à B» le 10 juillet 1845. Avocat à B» de 180S à 1830; bâtonnier de l'ordre en 1830; procureur du roi prés le trib. de B'^ de 1830 à 1845; memb. du cons. gén. de la Gir. de 1833 à 1836 et de 1838 à laU; ^-. Propriétaire d'un vaste domaine à St-Homain, canton de Sauveteri«, ainsi que d'un vieux casU^l de famille situé à Beaupuy, canton de Marmande.

BOUIRE DE BEAUYALLON (François- Marie), frère du précédent, né à Pontivy le 16 oct. 1791. mort à Sauveterre (Gir.) le 30 janv. 1865. Entra à l'Ecole de St-Cyr en 1810, fit les campagnes d'Espagne et de I^ance en 1812, 1813 et 1814, et celle d'Espagne en 1823 ; prit sa retraite avec le grade de colonel de cavalerie, après (iuurante-deux ans de vie militaire; médaillé de Ste-Héléne, G. ^.

BOUNT (Pierre-Paul-Charles), peintre, né à Ste-Foy ^Gir.) en 1820, mort en fév. 1861. Élève de DrôUing le flls; exposa aux divei's salons parisiens de 1848 à 1861 des paysages, groupes et porti*aiis.

BOUQUET (Thérèse-Marinette Dupey- RAT, daine), née à B» en 1756. Belle-sœur du girondin Guadet, cacha à St-Émilion plusieurs chefs du parti girondin et mourut à B«, sur l'écnafaud, victime de son courageux dévouement. Son portrait, gravé par Baudran d'après ^von, se trouve dans l'atlas qui accompagne l'ouvrage de Vatel : Charlotte Cordau et les Girondins, Paris, Pion, 1864-72.

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