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pas en faveur de la tempérance des hommes et des soins qu'ils apportent à la conservation de leur santé. La vie des femmes est généralement plus régulière, et la mortalité diffère bien moins d'un pays à un autre.
Pour la vie probable des femmes, on ne peut guère estimer dune manière précise les premières années qui suivent la naissance, car nos renseignements sont encore trop peu exacts à cet égard : mais, déjà dès la cinquième année, la plus grande différence n'est que de 6 années entre les pays qui présentent la discordance la plus forte. La moyenne générale pour les femmes est 54,8 ans; la Bavière et la France donnent 53: les Pays-Bas et la Belgique 54: l'Angleterre 06 et la Suède 59. En faisant abstraction du document suédois, la vie probable serait de 54 ans; le plus grand écart serait donc de 2 années en plus données par l'Angleterre, et d'une année en moins donnée par la Bavière et la France: la Belgique et les Pays-Bas présenteraient la moyenne. On peut dire qu'à partir de là l'Angleterre, la Belgique, la Hollande et la France offrent à peu près exactement la même mortalité pour les femmes. La Suède conserve un léger avantage jusqu'à l'âge de 45 ans: quant à la Bavière, elle continue à tomber un peu au-dessous de la moyenne.
On pourrait dire par conséquent que la table de mortalité, pour le sexe féminin, peut être représentée par la table moyenne que nous avons donnée pour la Belgique à partir de cinq ans; elle ne diffère guère de plus d'une unité de la table moyenne pour tous les âges. Il est à observer du reste qu'une année de différence a bien plus d'importance vers la fin de la vie que vers le commencement: ainsi l'Angleterre, vers lage de 60 ans, présente une vie probable plus forte d'une année environ sur les autres pays jusque vers la fin de l'existence: mais une année de vie sur trois ou quatre, qui est la durée de la vie à cet âge, forme un avantage considérable.
La table de la vie probable ne semble pas tout à fait aussi favorable pour les hommes; cependant, en laissant de côté des nombres un peu plus faibles pour la Bavière, l'accord devient également remarquable.
Il en résulterait que la mortalité est loin d'offrir ces tristes différences qu'accusent souvent des tables de mortalité faites spécialement pour des états divers de la société, et pour des classes d'hommes dont la vie est plus ou moins exposée.
>'ous ferons ici une remarque qui mérite l'attention : le célèbre Halley qui construisit la première table de mortalité, en 1695, avait reconnu, sans doute, dès cette époque, que la mortalité de la première enfance offre trop peu les caractères de la probabilité pour pouvoir être prise en considération dans la
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construction d'une table de mortalité; il n'en lit pas usage el commença ses tables après le premier âge.
' Si nos honorables collègues consentent à continuer et à réunir leurs travaux statistiques, nous ne larderons pas à posséder une quantité de documents précieux qui pourront peut-être modifier nos idées sous quelques rapports, et donner des renseignements précis sur des documents que nous ne pouvons juger actuellement que d'une manière peu précise.