EFFECTIF
MOYEKNE
dea décès
el
de l'efleeti f
moyeu
des décès
annaelle
aur
ra raison.
en trois mis.
annuel.
des décét.
100 homme:
de l'effectif.
1" Cherbourg.
> llochefort .
; tr Toulon . .
Ces chiffres de décès pour l'infanterie de marine sont bien supérieurs à ceux 'te* troupes d'infanterie de ligne ; mais cette différence est plus apparente que nVHIe, et elle comporte des explications et des atténuations.
Dans la ligne, les cadres du régiment, du bataillon, de la compagnie sont parfaitement déterminés et tout le personnel reste généralement groupé autour 'te son drapeau, constituant une seufe et même famille ; il n'y a de mutations
il) Cette affectation des quatre régiments buj diverse» colonies est de date récente; le 3* ■Étnmeot a desservi jusqu'à ce jour la Guyane française, dont l'insalubrité est notoire. De li. le ■ liirtiv «i élevé de la mortalité survenue liora du corps.
que par l'arrivée des recrues et le licenciement des soldats qui ont terminé leur temps de service. Dans l'infanterie de marine, outre ce double mouvement annuel, chaque mois, pour ainsi dire, amène un départ pour les colonies ou un retour en France, sans compter les emprunts continuels qui se font d'un régiment à l'autre.
Le tableau suivant montrera ce qu'est une telle mobilité ; je prends pour exemple Tannée 1866 :
1" RioiM H NT
S* RlidLMENT
3* RioiHEHT
4' KfLuIMElJ
Cherbourg.
Brest.
Roche for t.
Toulon. D
Admis ou rentras dam l'année . .
Il résulte de ce flux et reflux périodique à brefs délais, et nécessités par 1» exigences du service colonial, que le chiffre de l'effectif de chaque régiment s'élève ou s'abaisse tout-à-coup dans des limites extrêmes; je l'ai vu, dans le £ régiment, varier d'un jour à l'autre de 5 ou 600 hommes. Il en résulte encore ceci, c'est que l'effectif moyen, calculé uniquement sur les journées de présence, n'a pas une valeur mathématique absolue, et, par conséquent, n'a pas non plus une valeur médicale incontestable. En effet, la moitié, peut-être plus, des admis dans le cadre d'un régiment, pendant le cours d'une année, reviennent des colonies et beaucoup en rapportent des affections, soit aiguës, soit chroniques, qui nécessitent des congés de convalescence, qui augmentent le chiffre des admissions à l'Hôpital, et qui grossissent le nombre des décès, de telle sorte que l'on serait en droit de conclure que, sans le service colonial, les troupes d'infanterie de marine seraient au moins au niveau, sous le rapport de la mortalité, des régiments de la guerre. Je ne parle ici, bien entendu, que des décès survenus dans nos ports de mer ; les décès coloniaux causés par la dyssenterie, la fièvre jaune, les fièvres pernicieuses, les insolations, atteignent, comme on l'a vu dans un des tableaux précédents, une effrayante proportion. On ne se fait pas une idée assez juste des fatigues et des dangers incessants auxquels sont perpétuellement exposées, même en temps de paix, nos troupes de la marine qui, elles aussi, d'ailleurs, ont rapporté de si honorables souvenirs des champs de bataille de Crimée, du Mexique, du Sénégal, de la Cochinchine, de Taïti, de la Nouvelle-Calédonie (i).
Ce n'est pas sortir de mon sujet que d'insister sur le genre de service imposé à l'infanterie et à l'artillerie de marine. Pas de repos pour eues ; elles ne jouissent jamais des douceurs de la paix ; leurs régiments, en France, ne sout que des dépôts provisoires destinés & fournir des garnisons à toutes nos colonies, des combattants à toutes nos expéditions lointaines; elles sont toujours en
guerre, soit avec l'ennemi, soit avec des climats plus meurtriers encore, soit avec ces deux adversaires à la fois, comme au Sénégal, par exemple. Rares et passagers pour les autres armes, les dangers de toute sorte sont permanents pour les troupes de marine ; de là cette excessive mortalité, ces troubles profonds de la constitution que nous avons si souvent à constater. On ne saurait donc trop appeler sur elles la sollicitude du Gouvernement, ni proclamer assez haut la nécessité de proportionner les récompenses à ces services exceptionnels; et, pour me renfermer dans mes attributions médicales, je voudrais qu'avant tout on s'attachât à aguerrir nos soldats contre les épidémies qui les attendent dans nos possessions d'outre-mer ; pour atteindre ce but, il faudrait améliorer leur alimentation en leur donnant partout, en France comme aux colonies, une ration journalière de vin et de café.
Cette justification établie pour la mortalité de l'infanterie de marine en France, je fais remarquer que la part de Rochefort n'est pas regrettable ; elle se rapproche de celle de Cherbourg et se tient à grande distance de celle de Toulon.
Causes des décès dans les régiments d'infanterie de marine.
Cachexie paludéenne.
Fié ire» éruptives Plèvre typhoïde
Pneumonie . .
Pleurésie. . .
Ptithinie pulmonaire .
Affections du cœui Anéïrismedei'ao Embolie de l'aorli .
Congestion cérébrale.
Encéphalite . .
Méningite . .
DjMentene . .
Péritonite . .
Hépatite . . .
Abcès du foie .
Albuminurie .
flydropiiie générale .
Sarciicéle. . . . Phlegmon . . .
Noyés
Fracture du cri ne Suicide ....
Totaux 1S
in ni M.
détourner*
lotnatitm
de trailmneut
des journée*
de
de* défi* i
à domicile.
A domicile.
traitement.
A dotaiciie.
un
ITT
Ainsi, dans l'espace de douze années, de 1856 à 1867, le nombre des ouvriers da l'Arsenal s'est élevé à 48215.
Les admissions à l'Hôpital ont été de 18425 | ., .-,
Le nombre des ouvriers traités à domicile a été de. 2304fi j
La moyenne annuelle des malades a été de 3456 sur un effectif moven Je 4018, soit 86 sur 100.
Mais, par le fait des entrées multiples à l'Hôpital, il faut du chiffre des admissions, 18425, retrancher le nombre 5824, de telle sorte qu'il n'y a eu que 12601 ouvriers entrés à l'Hôpital ; ce qui donne une moyenne annuelle de 1050.
La même réduction doit être opérée sur les ouvriers traités à domicile ; au Heu de 23046, 11 faut, en raison des récidives, n'en compter que 13364 ; ce qui donne une moyenne annuelle de 1280.
La totalité des ouvriers malades est donc, en moyenne annuelle, de 2330 sur un effectif de 4018 ; ce qui, en définitive, donne 58 malades sur 100.
Quant aux décès, il faut ajouter aux 376 de l'Hôpital 141 survenus a domicile, ce qui donne une moyenne annuelle de 43, d'où la proportion : 1,07 décès sur 100 ouvriers.
EFFECTIF DES CORPS DE LA MARINE ET DE LA GUERRE Admiaaloi» à l'Hôpital, du troupes d'inftraterla d« ligne.
unàn.
■LtMtfi.
Hvmvxi
riidaamtw.
^AIJllIX.
d«i Dutedw.
isn