‹ Statistique monumentale de la CharenteChapitre 54 sur 120 · CRI.M0.UID · texte numérisé non relu

CRI.M0.UID

1018- CCILLAIHE I.

1019. HOHON.

1038. CEHAJU) I".

Cet évoque fut distingué par sa science. Il eut l'amitié de Guillaume I" Taille-for, cornu- d'Angoulème. Il restaura S.-Cybard.

11 était de la maison de Jarnac. Parvenu & l'opiscopat, il eut de grands démêles avec le coinle Arnaud. Il porla moine l'ambition jusqu'à vouloir s'assurer la possession temporelle du comté. Pour cola, il mit dans son parti les barons du pays et des pays voisins, auxquels il fut obligé, en paiement du leurs services, d'abandonner les plus belles terres do son évèché. La cathédrale se trouva par la si apauvrie, que les chanoines eurent do la peine à subsister tant que dura cette guerre. Enfin, l'évoque comprit les dangers de cotte lutte ambitieuse; il fit sa paix avec Arnaud, et finit tranquillement ses jours. Il écrivit une vie de S. Cybard, qui ne nous a pas été conservée.

Il était fils d'Aimery, vicomte de Mucidan en Périgord. Il aliéna plusieurs terres de l'abbaye de Sainl-Cyhard, qu'il s'était fait donner par Guillaume, comte d'Angoulème; il retint plusieurs années cette abbaye sans y nommer d'abbé.

Sur la lin do ses jours , il se repentit de celte conduite peu digne d'un évèque, et répara les injustices qu'il avait faites*.

11 était de Monlaigu, en Poitou. Son éducation et sa vertu l'avaient rendu célèbre. Il fut élu par les suffrages unanimes du clergé et du peuple.

Consécration de l'église do Boutevillt», en 10*». Il se trouva au deuxième synode de Limoges, en 1051 . Dans une charte, il prend le titre suivant : Ego atMtta domini Roho...Oa lui attribue l'histoire des pontifes de Rome, publiée par Mabillon, Analect. Tom. \ ,p. 418.

Ou n'a que les initiales du nom de cet évèque *.

Il fut persécuté sur la fin de son épiscopat, par des parents dont il s'était entouré dans sa maison , et qui portèrent l'insolence jusqu'à le chasser. Réduit à implorer le secours du roi, il se rendit à Paris où il mourut. Son tombeau se voyait à Saint-

' lliat. pont, ci tom., oip- Tilt,

* Adêiiur rAcome qu'ayant iii tuU m prÎMin par Guy, vicomte de Laanog r», il i'4e1i*ppj, le mtjit j Itomr et peu* m-* i'IjIiiil'» au pape i que l< vicomte fui cil* à comparatlrc cl toixUronc j cite tiré a ttmtrc c1m.imu», ioJu*iL|Hr> . que GrtnKurd, touclie .le coin positon, le fil «rider o> Rouie cl oc réioucUia arec lui. Je ne pniM pis «u X e Mi-clit Ici pr.iikl» fcud-iuifet fanent d'humrur à M aetimctlrc aussi liuloLlenient fl i it constituer prUmoicr» a Roui», lortuuc J'fcflliie autl Uni ûc ptiot' 1 obtenir d'eul Klllcmcal quelquu jour» Je trtte, >u miitru d» brie^dicei oui .aerçaieal impoBcmeai Je lauws paru.

< Uulogue putrlx H r M. I Coalii^ue (tutbciL A» B . Dciltranlea, lir. »,

Denis avec cette épitaphe : HIC REQVIESCIT GERALDVS ANGVLISMjE CTVTTATIS BPISCOPV9.

fOC. ciuLAOfE. Ce prélat /lait fils de Geoflrol, comte d'Angoulême '. Son frère Foulques, comte

•TAngoolêm*, eut avec lui de violents démêlés. Ils en vinrent aux armes, cl lui-même provoqua souvent le comte. H (Il hatir le château de Touvre et celui de Borzai. (ffiil. pont).

1070 adêhar. 11 avail ^ nllht -' (le Lesterps; il succéda ensuite i son frère Guillaume. Ce fut un

saint prélat, plein de zèle, infatigable dans ses fonctions. Sa vénération pour la vie religieuse était si grandi 1 qu'il ne souhaitait rien tant que de voir chaque paroisse do son diocèse érigée en monastère. Il fut convoqué au concile de Clennont par te pape Urbain II. Nous avons la lettre de révêque qui s'excuse de ne pouvoir s'y rendre, son âge avancé ne lui permettant plus de monter à cheval.

1101- GÉRARD n. Gérard II a été le plus illustre des évèques d'Angoulême. Né dans une condition

obscure, il s'éleva par son mérite seul aux dignités de l'Église, et fut légat des papes Pascal 11, Gélase, Callixte et Honorius. Revêtu de cette charge, alors si importante, il en fa un bien noble usage. Cest a lui que nous devons le mouvement immense de l'architecture dans nos contrées. Nous verrons plus lard qu'il fit construire la cathédrale d'Angoulême en entier, a l'exception de la coupole de l'ouest qui remonte aux premières années du XI* siècle. Vigier ne lui attribue que la construction du grand clocher qui était, dit-il, d'une hauteur surprenante.

Une funeste ambition ternit, sur la ûn de sa vie, une carrière si honorable et si brillante . Irrité de n'avoir pas été continué dans sa légation par Innocent II, il se jeta dans le parti de l'anti-papc Pierre de Léon. Appuyé de Guillaume, duc d'Aquitaine, il chasta les évèques légitimes de leurs sièges et mil le désordre dans la seconde Aquitaine qu'il avait rendue si florissante. S. Bernard eut besoin de toute la puissance de son génie et do sa haute influence pour réduire ce nouveau Diotrephès ; c'est l'expression même de S. Bernard. Cependant, à l'heure suprême, il reconnut son égarement et le déplora avec effusion de larmes.

11%. LAMBERT. Lambert, fondateur et premier abbé de la Couronne, fut élevé à l'épiscopal après

Gérard H. Il eut la sainteté do vie des fondateurs d'ordres, et sa mémoire s'est perpé tuée avec celte auréole de gloire dont la postérité entoure les grandes Ames ».

Il eut des démêlés avec Guillaume IV, comte d'Angoulême. Il se vit obligé de recourir à l'autorité de Louis le-Jcunc, alors duc d'Aquitaine par son mariage avec Êlôonore.

1 148- niCl'ES il. Il était de la maison de La Rochefoucauld. Il se distingua par son éloquence et par

son humilité. Il avait eu d'abord la dignité de chantre dans le chapitre. Son élévation ne changea rien à ses moeurs simples et modestes. Il vivait paisiblement dans le cloître de ta cathédrale avec les chanoines ses frères, et ne se rendait i la maison épiscopale que pour rendre la justice dans les causes ecclésiastiques.

Il fit preuve d'une grande fermelé devant le roi d'Angleterre, Henri H, qui voulait influencer les évèques de la province de Bordeaux sur le choix d'un archevêque. Le roi vint dans l'assemblée cl demanda aux évèques d'élire une de ses créatures. Les évèques effrayés gardèrent le silence. Mais Hugues prit la parole et dit au roi : * Cest « à nous que l'élection est confiée; nous ne pouvons pas y procéder en votre pré~ • sci, te. Que Votre Majesté se relire afin que, libres et tranquilles, nous puissions « remplir le devoir qui nous est imposé. Les honneurs de l'Eglise ne se donnent ni à

• talj rrfrw l'crrw de U 0>irl»ni», ,,ti. peHend <, ur m eteque recul Ut <uh i»ere» « la erownnm ion. Codrfroy VII, <Uur J-A^ImIi*. .,„( douille le egl.» de Sawl-lllUire de Poilicn «I de Sd.tJeto df *»(fr'T- A <x «*••' '■»« do» >*e 1 1 il» ewrerie de Siiai- Hiliuc à Gnilbame : mai» ce nVuil pu une tpaliaxioo <tnat il feille ff«rif la »A»Aire du duc ei de Fêirecjiic. Phuieara droit» feoduu »ur le» <f lier», le* oi>l*tie»M, etc.,

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