‹ Statistique monumentale de la CharenteChapitre 60 sur 120 · Beuott. (Hommes · texte numérisé non relu

Beuott. (Hommes

Cluni {Hotuniet).

S. Augustin.

V Siècle.

ItSO.

Avant 111».

Ut».

Id.

IX* Siècle.

Vf Siècle.

Avant lîiO.

(Hommes).

S. Augustin. (Hom.)

S, B.Tiiii:. .;H.imi»c*

S. Banott. (Homme»).

Citeanx. (Hommes).

(Hommes).

S. AngiifOn, et plus lard, Ste Geneviéve. (Hommes).

ClUiu. (Hommes).

(Femmes).

S. Augustin, plu* tard, Ste Geneviève. (Hommes).

S. Benoit. (Hommes).

S. Augustin et plus tard Ste Geneviève

NOil DU FONDATEUR.

S. Maur.

Ste Calebgie.

Charleroagne.

Vanuade de Jamac.

Uns* igneunleBarbeiieux.

Un I-u ochefoocauld.ee igneur de Blansac.

Giraud de S Arnaud , comte d'A»goulême.

Ildegarrte.ccoiifSMîtrAn-

Dépendanl de StCy Wd.

Un seigneur de Bourg-

S. Cybard.

Dépendant deStCybaxd.

t T n I-arochcfoticaurt, s*;i-

Limhert.

S. Ui.tnne d'OhaiiiH?.

K4uiù au Chapitre du Dorai. (Hommes).

Cluni (Hommes).

(Hommes).

S. Benoît. (Hommes)

S. Benoit. (Hommes).

Avant 1116.

(Hommes).

Cluni. (Hommes), de Fontevrauld. IF.) 8. Benoit.

Jourdain , aeig

Cbabauatt.

Arnaud de Yilabie, évé-

que de Périgucux.

Un seigneur rte Larochc-

chandry.

Adliémaid , comte de

Poiuers.

Chariein^nsv

S. Gilles.

Robert d" Ai bosselle.

DE LÀ C

Nous allons placer en tableau les ordres religieux qui se sont établis en Angoumois depuis les anciennes abbayes. Beaucoup de monastères indiqués dans le tableau précédent et relatés dans les chartes sous le nom de monastère, prieuré, céoobie, doyenné, monasterium, prioralus, cenobium, decanatus, étaient évidemment conventuels, c'est-à-dire avaient formé des communautés plus ou moins nombreuses, comme l'indique le texte même des chartes qui mentionnent les frères, moines, chanoines, fratres, monachi, canonici qui les ont habités. Mais plus tard, soit par le malheur des guerres, soit par le relâchement de la ferveur religieuse, plusieurs de ces petites réunions de cénobites devinrent des prieurés simples, tels que Chassors, Mouthiers, la Greuae, le Bas-Arsac, la Terue, Font-Creuse, Chambour, Sainte-Catnerine-des-Champs.

A cette première forme de vie religieuse commence à succéder, vers le treizième siècle, rétablissement des ordres modernes. Depuis le sixième siècle, les abbayes et les monastères étaient, au fond, des colonies agricoles religieuses. Ce qui les distingue, c'est l'esprit de famille, l'indépendance des diverses maisons, quoique soumises à la même règle. A partir du treizième siècle, l'esprit des anciennes abbayes change. Ce n'est plus la famille agricole attachée au sol, vivant de son produit et du travail des mains; ce sont des associations particulières, sans aucune existence indépendante, formant de vastes corporations sous la direction de supérieurs généraux, de visiteurs. En étudiant la teudance des ordres religieux, on les voit chercher plus de force dans le lien qui unit les provinces aux provinces, les royaumes aux royaumes. L'esprit de famille lait place peu-a-peu à l'esprit de corps. On ne se contente plus de ces règles

largement tracées qui dédaignent les dispositions minutieuses et les livrent, selon les temps, les mœurs, les climats, à la prudence des chefs des monastères, comme celles de saint Augustin, de saint Benoit, qui furent le plus généralement adoptées dans nos contrées jusqu'au XIII' siècle ; la tendance ascétique du moyen âge se fait jour. Franciscains, Dominicains, Carmes, Minimes, Jésuites, Ursulines, Yisitandines, demandent des règles plus développées, plus analytiques, enchaînant l'homme, ses pensées, ses désirs, réglant son regard, son parler, son attitude, jusqu'à la pose du corps pendant le sommeil.

Rien de doux comme la vie religieuse dans ces vastes abbayes, jetées presque toujours au sein de paisibles solitudes, abritées dans les vallons, loin du tumulte des villes ; c'est la liberté, au sein de la règle qui la dirige. C'est la réalisation, au milieu d'un monde guerroyeur cl barbare, de ectto belle fraternité évangéliquo des premiers chrétiens Dans le christianisme primitif, chaque église n'avait pas été autre chose qu'une grande communauté dont l'Evangile était la règle. Les ordres religieux de la seconde période se montrent avec plus d'austérité. Le cloître antique ne suffit plus, il faut la sombre grille. Entrer en religion, c'est presque descendre vivant dans son tombeau. Et pendant que le suprême bonheur, pour l'homme du monde, pour les grands même, au moyen âge, était de Qnir ses jours à l'ombre d'un cloître, être jeté dans un couvent devint, dans les temps modernes, le supplice des membres dont on voulait débarrasser une famille pleine d'ambition, ou trop nombreuse.

• £< habtbmt omnia communia, act. II, 44; Erat cor umm. et anima una, act. IV, 5Î.

STATISTIQUE MOMMENTAU.

TABLEAU

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