‹ Statistique monumentale de la CharenteChapitre 92 sur 120 · Tour I · texte numérisé non relu

Tour I

' L'histoire ne mentionne qu'un seul prêtre qui i cruel martyre (Pierre, curé de N.-D. de Beaulieu ).

• Voy. une baillcUe du 6 aoOl 1 410. Arck. char., li. 8».

1 IStl. • Pierre Boulin, maire, ut taire un noni-levis à la porte du Palet, el l'arceau qui est au-dessus pour la communication de* murs. Il Qt mettre tes armes du roy, celles île la ville ci las siennes sur le devant de cette mesme paru qu'il fit Caire. » (I délit, de l'HoleMe- Ville d'Ang^

construire l'escalier, comme le mur élait mauvais, il fallut en refaire le parement. La démolition mit à nu cette porte condamnée depuis plus de deux siècles, en sorte que ses côtés cl son cintre sont encore dans leur entier, formés de pierres de taille solidement jointes

Celte porto communiquait à un chemin couvert pour aller à l'eau, du temps que l'on faisait le siège de la ville, et dont il ne reste que peu de (races, ayant été comblé par les terres qu'on y avait versées pour la communication du chemin le plus rapproché du mur de la ville et de la Rotonde.

4° La porte de Beaulieu A". Elle était dans la direction de la rue de Beaulieu. Il n'en reste pas de vestiges. Elle avait été murée depuis longtemps, lorsque Cyburd Couillaud la fit ouvrir en 1507.

î>' La porte de t'iraille, n* 23. Elle était borsdes murs, on en voit la (igurc dans le plan Je Bellcforcsl. Elle se composait do deux portes, selon l'usage asseï général et dans les principes des anciennes fortifications. Elle défendait l'accès de la ville entre le rempart de Beaulieu et le pont de Saiul- Cybard. Les documents qui l'indiquent disent qu'on y passait pour aller de Saint-Cybard àSaint-Ausone*. L'emplacement de cette porte serait donc au bas de la rotonde où s'élève aujourd'hui une colonne que la versatilité de notre temps a consacrée successivement à plusieurs événements politiques.

0° La porte de Saint-Pierre, L. Elle est nommée porte des saints Ausone et Aptone, dans la charte de Saint-Cybard citée plus haut. Desbrandes nous apprend que l'entrée de la ville avait dans cet endroit trois portes. Dans remplacement de la porte actuelle, batte en 1753, il y en avait une qui soutenait une tour servant de prison. La deuxième- élait flanquée de tours, et la troisième était a la dernière enceinte extérieure. Il y avait sur ces tours des jardins où l'on ullait par un chemin pratiqué sur la première de ces portes, dont le faite était au niveau du rempart. Elles furent toutes détruites successivement depuis 1720, et enfin complètement lorsqu'on fil la porte actuelle \

' IV%Uraml<vs, niai. d'Ang., liv. IV, ch. 8.

» Arcli. char., li. S6, acte <le 139*.

' On ne s'explique pas qui*, dan» l'écusson placé au tympan du tront"H de lit soute porte uu'Angoulème ait conservée, la ville ue fasse pu sculpter ses arme», a l'exempte Je plusieurs lutrin villes, au lit u itu co.| prélcndii gaulois adopte en 14>0. Jamais les Gaulois n'ont ru le coq pour symbole : c'était le cheval que nos premiers pires avaient choisi comme l'emblème de leur ardeur dans te* combats. Tous les hommes sensés réclament aujourd'hui rouir» cette innovation puérile. S'il y avait à prendre un emblème,

Nous verrons plus bas que l'on appelait le Bellonhart les tours et travaux de défense qui protégeaient ces portes.

l'Laporte Saint-Vincent .V. Lecinlre en paraissait encore en 1778. Elle donnait dans un angle rentrant du remuai t de l'ouest, a moins de cent mètres au sud de l'église de Saint-Jean et presque a l'angle de la place de laCommuue. Elle disparut entièrement lorsqu'on élargit le rempart.

8° La porte Pèrigorde, S. Elle était au milieu de la rue qui va de la halle des boucheries à la place du marché vieux (place Marengo). Elle était dans le mur qui s'étendait du château au chàtelet et séparait la cite de la basse ville. Elle est aussi appelée porte Pêrigorgt.

9 B La porte du Crucifix, le l'ai trouvée mentionnée dans un granJ nombre de confrontations. Elle donnait passage à l'ancien mur de la cité, vers la place Saint-Paul, pour aller au Chàtelet et à la porte de Chande

11. La ville neuve, appelée maintenant le quartier Saint-Martial. Ella occupe la partie orientale. Elle était déleiidue par un double rempart et dédoubles fossés larges cl profonds. Corlicu nous apprend que ce fui la veuve de Hugues XII, Jeannedo Fougères, qui fit faire cette enceinte vers 1282. On y comptait quatre portes: deux au sud, la porte du Sauvage et celle de Nontron ; une à l'est, la porte Saint- Martial ; une au nord, la porte de Chaode.

1* La porte du Sauvage, 0. Elle était au bout de la rue de ce nom, qu'elle avait pris, dit-on, d'une enseigne d'auberge. Elle était dans la tour du Sauvage, qu'on a vue jusqu'à l'époque récente de la reconstruction du rempart.

2° La porte de Moniron, P. Elle- était du même côté h deux cents métros, plus près du faubourg La BuuaU, et vis-à-vis le chemin qui conduit à La Tour-Carnier. Elle était murée depuis longtemps. On voyait son cintre ogive auprès d'une tour qui flanquait le mur de ce côté.

3° La p»rte de Saint Martial, Q. Appelée aussi porte neute*. Elle fut restaurée en 1609 par Jacques le Meusnier, écuyer, sieur de Lartine, maire, qui « y fil mettre les inscriptions, les armes du roi, de la ville, et les siennes » .

4" Lu porte de Chande, II. Elle doit son noui ' i un i fontaine d'eau excellente et a un lieu appelé de Chande dont il est fréquemment Tait mention dans les titres, dès h'

il me semble que l'aigle de Napoléon eût rappelé de beaux souvenirs, au-dessus de l'iirinamme aux trois couleurs.

i Aveu du 10 juillet IM5. — Acte de l»*r — Déclarai, i-.r F. Ravaillac, procureur eu la aéiiéctwussét d'Aug., du 14 lévrier 15(0. Anh. char., li. 16.

• Cette entrée de la ville avait deux portes : ta porte Saint-Martial, démolie après 1817, et une autre, plus éloignée, qui a«;nt sans doute le nom de Porte-Neuve.

• « Porta tU Chanda », hommage à l'év. d'Ang., d. l'an 1**7. Arch. char., li. »»».

XIII* siècle '. C'est donc par erreur qu'on a vu que ce nom lui avail clé donné par le célèbre Jean Cbandos, gouverneur d'Angoulème tour le prince deGallcs, en 1361 . Ditns les documents *ans nombre qui parlent de cette [«rte, elle n'est jamais appelée porte Chan,ht, mais bien [orte de Chande *. Elle avait sa seconde porte plus en avant, dans h campagne, a peu près sur lo carrefour de l'éperon. On l'avait murée depuis très-long temps. Dtsbrandes pense que c'était depuis les guerres de la Fronde. Selon cet auteur, elle avait neuf pieds de largeur et quinze de longueur, y compris les ponis-levis. Quand elle Tut démolie (octobre 1808), il Tallut recourir aux coins et aux mails pour désunir les cartelages.

III. Le ctiATEAr. Il occupait le vaste terrain qui s'étend au midi. Ses fortifications sont du temps de Hugues et Y subel. Elles ont été démolies il y a peu d'années, exeeplé le bas de quelques bastions et une portion de rempart.

Outre ses portes de communication avec la ville, il avait pour le dehors :

I" Ija porte du Secours, .V 16, à l'ouest.

*• Une poterne, dont on voit encore les vestiges dans le rempart, à l'est; clic est un peu indiquée sur le plan de Belleforest.

La porte du secours était une des plus belles d'Angoulémc. C'était celle qu'on avait représentée sur les armes de la ville. Elle était flanquée au dehors de deux tours rondes crénelées.

Le Chàtelet avait sa porto extérieure presque en face d'une ruo large, mais irrégulière qui descend à l'Houmeau.

Tous ces travaux de fortification étaient dans le système ancien, qui cherchait à donner aux murailles un grande hnuteurafin d'éviter l'escalade, et les perçait de meurtrières étroites, derrière lesquelles on jetait des traits sur les assaillants. Le duc il'Epernon, qui fut longtemps gouverneur d'Angoulème, fortifia le château et la ville d'ouvrages à cornes d'un grand développement Ou sait le bon mol d'Henri IV qui 60 récria sur les dépenses de l'éperon destiné à défendre la basse-ville : « Ventre-saint-Uris ! je ne mo chausserai pas si lost d'esperons d'Angoulesme. * »

' « Pieté «le terre située au lieu appelé ChimU. • Acte rie I îï I . Arch. char. , li. 86.

* Aujourd'hui, pour consacrer cette erreur, non* avons une rt4c ('/•anitoa, une rampe Chandos. Corlieu avait pourtant remarqué, il y a bientôt trois siècles, que tes Anglais, pendant leur séjour i Au,;oulémo, «n'y tirent jamais que mal », bien loin de rien y l>âiir. Recueil en forme d'tiist , pag. 35.

' En t«3i, on (Il foire 1rs nouvelles fortifications devant la demi-lune et éperon de Saint -Martial. Rcg. du délib de I de-ville.

DE LA CUARENTE. 215

Les remparts d'Angoulème, comme on le voit dans lu plan, n'étaient pas flanqués régulièrement de tours et de bastions. Oo avait suivi la disposition du terrain. Les courtines se trouvaient donc, en beaucoup d'endroits, d'une très-grande étendue ; ce qui, avec la poussée des terres, l'exfolialion du rocher calcaire sur lequel elles sont bâties, les a souvent fuit crouler. Chaque fois qu'une de ces brèches était relevée, on ne manquait pas d'y placer une inscription cl l'écusson du maire qui avait fait exécuter le travail. Grâce a cet instinct délicat de nos pères, qui donnait à chacun de leurs ouvrages une consécration historique, nous parcourons avec intérêt ces vieux remparts qui fout encoro lo plus bel ornement de notre cité. Je mentionnerai les inscriptions que j'ai relevées. 1" Entre la porte de Chande et la tour du Gouverneur, un bas ■ relief représente , dans deux cartouches, d'un coté les armes de la ville (une porte de tille surmontée d'une fleur dt lys) de l'autre les armes de Pierre Pasuiuit {Jeux ouemtnh en sautoir, accompagnes de trois têtes de mort, deux en chef et une eu poi'n/e). Au-dessous er>U'it)scriplion suivante.

tan mit cinq cenf trente quatrième Pierre Pafcauft 0omme be (crash) renom ' Pat 6o»t accorb fut maire bHngofefme 0f fit ceci. Dieu fup faeee parbort. Hmett.

2° Sur la tour du Gouverneur, on lit une inscription audessous d'un bas-relief qui donne les armes de la ville Jun écu droit sur lequel est une porte de ville surmontée d'une fleur de lys, deux sauvages pour supports), et celles de Louis Estivale (un écu couché surmonté d'un casque de profil , de gueules au sautoir alaisi d'argent cantonné de quatre trèfles de même, supports deux licornes).

SIL ET . CUtCQ CENT TRESTB . ET CI.NCQVItSM.

LOïS . IST1VALE . SAIBE DAKGOLESHK.

LOYVRAGE COMSUNCÉ riT PARFAIRE.

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