‹ Statistique monumentale de ParisChapitre 10 sur 263 · AQUEDUC ROMAIN A ARCUEIL · texte numérisé non relu

AQUEDUC ROMAIN A ARCUEIL

L'aqueduc romain qui portait les eaux de Rungis sur des arcades , Planche pour leiu* faire traverser la vallée de la Bièvre à Arcueil , existe encore ^'

en partie vers le miheu du trajet qui sépare les collines. C'est sur la face méridionale de la ruine, au-dessus de constructions modernes qui en obstruent la base , qu'on aperçoit une arcade et le sommet de quatre contre-forts de construction parfaitement semblable à celle du palais des Thermes. En prenant cette disposition de la ruine encore apparente pour base d'un plan et d'une façade de l'ordonnance^ générale, on peut les restituer l'un et l'autre comme ils sont figurés sur la planche VI. Le chenal qui contenait les eaux est supposé avoir été construit à peu près sur le sommet de la ruine actuelle , d'où il aurait

disparu parce que sa construction était moins durable que le massif de l'aqueduc; son niveau, à cette place, aurait été presque le même que celui de Taqueduc moderne élevé par Desbrosses auprès de l'aqueduc romain. Une coupe de l'aqueduc antique, dessinée à la droite de la planche, fait comprendre quelle épaisseur avait été donnée aux constructions et quelle place on suppose avoir été celle du chenal. La façade de l'aqueduc ainsi restituée aurait présenté deux étages d'arcades, des contre-forts doubles également espacés, et le passage des eaux placé au-dessus.

On voit, sur la façade septentrionale de la ruine antique, la cons-

• truction grossière d'un mur et de deux contre-forts qui indiquent

qu'une consolidation fut faite, au moyen âge, à une époque à laquelle

l'aqueduc portait encore les eaux de Rungis. Ce fragment est gravé à

la gauche de la planche.

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