‹ Statistique monumentale de ParisChapitre 107 sur 263 · CHAPITEAUX DE LA CHAPELLE SEPTENTRIONALE · texte numérisé non relu

CHAPITEAUX DE LA CHAPELLE SEPTENTRIONALE

Au cinquième de l'exécution.

Planche Lcs quatre chapiteaux dessinés sur la planche VU surmontent des

^"- colonnettes de la chapelle septentrionale de l'église de Saint-Julien-

le-Pauvre ; ils sont tous variés , bien que l'élément de leur composition , la feuille d'eau, leur soit commune à tous. Tous les tailloirs sont dessinés avec le même profil; au-dessous parait le sommet de la corbeille ; c'est là que commence la variété. Sur le premier chapiteau de

la planche, les volutes d'angles sont remplacées par de larges feuilles placées de profd; leur pointe est enroulée; \xa seul rang de feuilles est placé symétriquement au-dessous, et repose sur l'astragale de la colonne.

Le second chapiteau est plus simple que le premier; les feuilles, dessinées de profil, se dirigent de la circonférence de la corbeille à Taxe de la composition; elles supportent les angles du tailloir avec leurs tiges, et les extrémités s'enroulent pour former le fleuron. Du bas de la corbeille sortent deux grandes feuilles retroussées à leurs extrémités pour soutenir les tiges supérieures. Le troisième chapiteau est phis simple encore que le précédent; il se compose de deux volutes d'angle dont la tige sort de la base de deux grandes feuilles qui se courbent par le haut.

Enfin le quatrième chapiteau présente, dans sa partie supérieure, de larges feuilles placées de profil, mais dans le sens inverse de celles qui figurent sur les deux premiers exemples; de leurs tiges sortent des folioles qui ornent le milieu de la corbeille; de laides feuilles appuyées sur l'astragale de la colonne supportent cette décoration supérieure.

ÉGLISE DE SAINT-JULIEN-LE-PAUVRE

Les détails dessinés sur la planche VIII datent de diverses époques : planche deux chapiteaux, copiés dans le chœur de l'église, occupent le haut ^'^*'

de la planche; ils sont dans le même style que ceux qui ont été précédemment décrits. Entre ces chapiteaux est reproduit un bas-relief de pierre du xrv* siècle qui est incrusté dans le maître-autel; il représente le Christ en croix, la Vierge, saint Jean et deux personnages à genoux, homme et femme, qui, sans doute, sont ceux qui firent exécuter le bas-relief. A la gauche de la planche, dans la partie basse, sont tracées deux coupes, l'une d'un tailloir de chapiteau, l'autre d'une base des grandes colonnes de la nef principale. Au milieu est figuré un fragment important de l'ancienne façade de l'église, élevée

au xiii*^ siècle; on y voit plusieurs chapiteaux qui couronnent les colonnettes de la porte, et une partie de la frise sculptée sur la muraille. A la droite de ce fragment est dessinée la coupe du chapiteau principal et de la colonnette qu'il surmonte.

ÉGLISE DE SAIfVT^JULIEIV-LE-PAUVRE.

Planche Le soiumet de la planche IX contient trois chapiteaux de colon-

nettes engagées, qui ont été copiés dans la chapelle de la Vierge; les deux premiers sont composés de larges feuilles d'eau que surmontent des volutes; sur le troisième, les feuilles sont subdivisées comme le faisaient les anciens et reproduisent l'acanthe. Dans la région inférieure de la planche, un groupe de chapiteaux est extrait de la façade du xiii*^ siècle; au-dessous une inscription contenant ces mots^, Ludovicm rex, était à l'Hôtel-Dieu sous une statue de Louis XL

Au milieu de la planche est dessinée ime des clefs de voûte de la grande nef; elle est formée d'une large rosace composée de feuillages et de fruits , près desquels se réunissent les nervures ; deux tètes sont sculptées dans la direction de l'axe de l'église. Un chapiteau extrait de la chapelle septentrionale termine cette planche. Au-dessous du tailloir s'enroulent de gracieuses palmettes dans le style du xii*^ siècle; elles sont soutenues par des tiges vigoureuses posées sur l'astragale de la colonne et séparées par une large feuille.

ÉGLISE DE SAINT-JULIEN-LE-PAUVRE

Planche Le haut de la planche X contient un bas -relief qui date du

^' xiîï^ siècle, il est incrusté dans le mur d'une maison de la rue Ga-

lande et provient de l'ancienne façade de l'église; il représente le Christ debout dans im bateau que conduisent saint Julien en batelier et une femme. Derrière eux, sur la rive, est sculptée une chapelle auprès de laquelle s'élève un arbre. La sacristie de l'église renferme deux statues de pierre , dont Tune , reproduite à gauche de la planche ,

est celle de saint Landry. Cet évècpie de Paris est coifie de la mitre; il porte une chape que relient ime agrafe; le saint tient de la main gauche sa crosse, dont le sommet est en partie détruit. Cette ligure décorait ime façade de THôtel-Dieu.

Du côté opposé est dessinée imè statue de Charlemagne, exécutée au commencement du xvi® siècle : Tempereur est couvert d'ime armure complète et du manteau impérial ; il tient de la main gauche un globe. Au-dessous de ces statues ont été reproduits deux supports : Tim, composé d'ime large feuille d'acanthe, Tautre, d'arajjesques gracieuses du XVI* siècle. Entre ces deux dessins est celui d'ime pien e sépulcrale qui se voit dans la nef méridionale de l'église ; elle fut élevée à la mémoire de maître Henri Boisseau, jadis avocat au Parlement, qui fonda des messes à l'église de Saint-Julien-le-Pauvre. 11 est ligure enveloppé d'un linceul, les mains jointes et se soulevant de son tombeau pour adresser au Christ, sculpté devant lui, une prière dont les termes sont gravés sur un phylactère. Les armoiries du défunt ont été tracées au milieu de trèfles gothiques placés aux quatre angles de la pierre sépulcrale. Ce moniunent avait été brise, il a été restauré dans sa partie supérieure. Deux rosaces, servant de clefs de voûte dans la chapelle septentrionale de l'église, sont reproduites au bas de la planche.

ÉGLISE DE SAINT-BENOÎT

PLAN DE L'ÉGLISB.

L*église de Saint^Benoit, entièrement détruite lors du percement Pianche de la rue des Ecoles , était située rue Saint-Jacques. Son origine , qui ^*

n'est pas connue d'une manière précise, est très-ancienne. Ce fut probablement une chapelle élevée, au vi* ou au vu* siècle, sur le bord de la voie antique, et consacrée à saint Bacche et à saint Serge, martyrs. Ce ne fut qu'au xn* siècle qu'on la désigna sous le nom de Saini-Benoil. Située sur le bord occidental de la voie, son chevet n'était pas orienté suivant l'usage, ce qui lui fit donner le surnom de bétoamée

ou mal tournée. Le plan gravé sur la planche I fait voir le tracé de l'abside primitive, puis un canal de construction romaine qui amenait les eaux d'Arcueil au palais des Thermes; ils ont été l'un et l'autre découverts en i83i, lorsque l'église fut convertie en théâtre du Panthéon. L'église de Saint-Benoît avait été reconstruite sous le règne de François P^ telle qu'elle est tracée par le plan gravé sur la planche; et l'abside placée à l'orient, vers la rue Saint-Jacques, la lit nonmier alors Saint^Benoîl-le-Bientourné. Le sanctuaire, reconstruit en 1680, par le célèbre architecte Perrault, a été conservé jusqu'à l'entière destruction de l'édifice. On entrait dans l'église par deux portes, situées sur une rue étroite communiquant avec le cloître Saint-Benoît; la plus grande de ces deux portes donnait accès à la nef principale , et la plus petite à ime nef latérale située au i^ud. Des colonnes et des piliers séparaient les nefs ; latéralement étaient placées des chapelles particulières : six au midi et trois au nord. Sur ce dernier côté, une porte latérale commimiquait avec le cloître. Au sud de l'édifice étaient le cimetière et les charniers; sous la nef méridionale de l'église, de nombreux caveaux, éclairés par des soupiraux ouverts sur le cimetière, servaient à la sépidture. Une coupe de ces caveaux, dans lesquels on descendait par un escalier voisin de la façade , est tracée en haut et à la droite du plan.

ÉGLISE DE SAINT-BENOÎT

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