ENSEMBLE DES ORDRES DÉCORANT LE PRÉAU
Au-dessus du plan est reproduite une travée de la décoration du préau. De grandes colonnes ioniques engagées à l'extrémité des piliers reposaient sur des piédestaux, et s'élevaient jusqu'à l'entablement qui régnait dans tout le pourtour du cloître. Au-dessus de chaque colonne s'élevait un acrotère portant un amortissement en forme de pomme de pin. L'ordre corinthien de petite dimension qui soutenait les arcs dans les travées s'élevait sur un piédestal; les sommiers des arcs étaient soutenus par l'entahlement de cet ordre. Le profil placé à la droite de la planche indique la disposition des grandes colonnes engagées dans les piliers, celle des colonnettes corinthiennes doublées dans l'épaisseiur des murs, et la décoration de l'intrados des arcs, consistant en caissons refouillés. Le profil de l'ordre dorique établi à rintérieiu* des galeries est tracé sur ce dessin.
Les détails C et D placés à la gauche de la planche sont ceux d'une base, d'un chapiteau et de l'entablement de l'ordre corintliien des colonnettes.
PORTE sous LA GALERIE.
La partie haute de la planche contient la porte qui survécut à la destruction du cloître; elle était située auprès de l'angle septentrional, vers la fontaine dessinée sur la planche L Les détails A reproduisent la face et le profil de l'entablement dorique dont une partie subsistait encore au-dessus de la porte. Les détails B sont ceux du chambranle d'encadrement de la porte et du plafond lui faisant soflite sous le linteau.
CÉLESTINS
DÉTAILS
La façade et l'intérieur de l'église des Célestins ont fourni les dé- Planche tails rassemblés sur la planche V. En haut sont gravées les statues de ^
Charles V et de Jeanne de Bourbon qui occupaient les deux niches de la porte d'entrée. Le roi bienfaiteur des Célestins a la tête couronnée et les cheveux taillés en rond ; de la main droite il porte un sceptre, et de la gauche le modèle de l'église qu'il avait fondée; son manteau était couvert de fleurs de lis dorées; cette figure était placée à gauche; la niche de droite contenait la statue de Jeanne de Bourbon; elle porte ^ comme Charles V, une couroune fleurdelisée, les mains sont jointes, le vêtement avait été ornée de fleurs de lis d'or.
Chacune des deux statues royales était abritée sous un dais en pierre richement découpé par le sculpteur; un dessin gravé en haut de la planche en fait connaître l'ensemble. Le petit chapiteau reproduit plus bas estim de ceux qui couronnaient les colonnettes dont les deux niches étaient accompagnées. A la droite de ce chapiteau sont tracés le§ profils et l'ornementation des piédestaux des statues qui ont été portées à Saint-Denis, ainsi que les niches.
Malgré les nombreuses mutilations qu'eut à subir l'église des Célestins convertie en écurie de caserne, on y voyait encore quelques détails de son ancienne décoration. Le chapiteau gravé au miheu de la planche était un de ceux qui ornaient les arcades de la chapelle d'Oriéans, et, dans l'épaisseur d'une de ces arcades, on retrouvait -des traces de peintures à demi effacées, dont l'indication vague est donnée à gauche de la planche. On y voyait l'écu fleurdelisé de la famiUe d'Orléans; au-dessus était un portrait siu^monté d'une inscription et d'une étoile. Dans la principale moidure creuse de l'arcade étaient tracées, au milieu de feuillages, ime tête de saint nimbée, des croix et des initiales gothiques, dont un L isolé dans un fleuron, et qui peut faire admettre que cette décoration datait de la fondation de la chapelle par Louis d'Orléans.
CÉLESTINS