MONUMENTS DE LA CHAPELLE D'ORLÉANS
Planche Entre le tombeau de Louis d'Orléans et de ses fils, et l'autel élevé
^^' au fond de la chapelle, s'élevait le monument gravé en haut de la
planche VII, à droite; il contenait les cœurs d'Henri II, de Charles IX, et de François, duc d'Anjou. Catherine de Médicis en confia l'exécution à Germain Pilon. Sur un piédestal triangulaire et richement orné de figures d'enfants, de cartouches et de feuillages, sont placées trois statues adossées et à demi vêtues représentant les Grâces ; siu* leurs têtes s'appuie une urne de bronze soutenue par trois dauphins; elle contenait les cœurs des deux rois et du prince. Ce monument est placé au Louvre, dans une des salles de la Renaissance.
A l'autre extrémité du tombeau de la famille d'Oiiéans, sur im piédestal triangulaire en porphyre, était placée une colonne en marbre blanc couverte de flammes; elle est aujourd'hui dans le transept de l'église de Saint-Denis. Le chapiteau supporte une urne de bronze doré, dans laquelle le roi Charles IX, après avoir fait exécuter le monument, fit placer le cœiur du roi François II, son frère. Au pied de la colonne trois jeunes enfants, attribués à Paul Ponce, sont d'une exécution remarquable.
Entre les deux monuments qui viennent d'être décrits, la statue de l'amiral Philippe Chabot, par Jean Cousin, est gravée sur la planche. Cette belle figure est maintenant au Louvre.
L'amiral Chabot, couvert d'une brillante armure, s'appuie sur son casque. Le statuaire avait encadré la niche circulaire qui contenait cette statue d'attributs maritimes, de cartouches, de figurines et d'armoiries; cette riche composition a été détruite lors de la suppression du monastère.
En entrant dans la chapelle d'Orléans par la porte du chœur de
•l'église, on voyait une colonne torse ornée de feuillages et d'anneaux, portant sur son chapiteau une urne de bronze qui contenait le cœur d'Anne de Montmorency, connétable de France. Ce monument est gravé au bas de la planche. Le piédestal était composé de trois parties, dont une, plus basse que les autres, soutenait ime statue de bronze tenant d'vme main une corne d'abondance, et tendant l'autre vers ime tête de mort; des gantelets étaient placés du côté opposé; sur les faces du piédestal on avait incrusté l'épée du connétable, et des cornes d'abondance soutenant un caducée et des balances. Latéralement à cette partie centrale du monument s'élevaient deux autres statues disposées comme la première; leurs piédestaux portaient des inscriptions et des attributs. Ce monument est au Louvre; l'ordonnance en est due à Jean Builand, et l'exécution à Barthélemi Prieur.
Au côté gauche de l'autel de la chapelle d'Orléans s'élevait la pyramide de la famille de LongueviUe, gravée au bas de la planche. Ce monument, placé aujourd'hui au Louvre, a été élevé à la mémoire des ducs Henri I" et Henri II de LongueviUe, et l'exécution est de François Anguier. Sur un piédestal sont placées quatre statues représentant des Vertus; elles s'appuient contre ime base qu'ornent deux bas^reliefs représentant, l'im le secours d'Arqués, l'autre la bataille de Senlis; la pyramide, chargée de trophées et d'armoiries, s'élève au milieu et complète ce remarquable monument.
Une statue de pierre de liais, exécutée avec art et de la main de Paul Ponce , célèbre sculpteur, est gravée au milieu de la planche ; elle représente Charles M aigné qui , sous les règnes de François P' et de Henri II, fut commandant des gardes de la porte et gentilhomme de la chambre; il est couvert d'ime armure complète et tient de la main droite un fer de lance. Cette figure , placée d'abord dans le sanctuaire de l'éghse des Célestins, fîit transportée ensuite dans ia char pelle de Gèvres; elle est aujourd'hui au Louvre.
Les six moniunents gravés s^ la planche VII ont été recueillis au musée des Monuments français par A. Lenoir, lors de la suf^ression du monastère des Célestins.
CÉLESTINS