PLANS, COUPE ET DÉTAILS
. L'hôtel des ducs de Bourgogne à Paris avait appartenu d'abord planche
aux comtes d'Artois, dont il portait le nom; situé rue Pavée-Saint- '*
Sauveur, il était borné par le mur d'enceinte de Philippe-Auguste;
on l'agrandit plus tard jusqu'à la rue Mauconseil. Marguerite, coip-
tesse d'Artois et de Flandres, le porta en dot à Philippe le Hardi,
chef de la nouvelle branche de la maison de Bourgogne; Jean-sans-
Peur et ses successeurs l'habitèrent. En i477i à la mort de Charles
le Téméraire, il fut réuni à la couronne de France, puis démoli en
i543 par ordre de François P', qui en fit vendre l'emplacement en
plusieurs lots.
La tour, dont les divers dessins sont gravés sur deux planches avec quelques dépendances, est le seid reste qui ait survécu. A la droite de la planche I*^ est tracé le plan du rez-de-chaussée, composé d'un grand escalier carré et d'une pièce basse de même dimension, ouverte sur ime ancienne cour de l'hôtel; une demi-tour ronde située à Test et quatre pièces placées au sud se relient à la tour.
Le plan du premier étage reproduit celui qu'il surmonte, moins les grandes épaisseurs données aux murailles du côté du nord; au deuxième étage, l'escalier carré est interrompu; il est continué dans
une tourelle qui donne accès à deux grandes pièces superposées, et plus haut, à la plate-forme supérieure de la tour.
Au milieu de la planche est gravée une coupe générale, tracée suivant la ligne AB du plan; elle indique le point de départ de l'escalier principal relié aux dépendances, la salle basse qui Tavoisine, une haute salle surmontée d'une voûte d'arêtes; latéralement à cette salle, vers le nord, est une porte ornée de moulures qui y donnait entrée par un sol plus élevé que celui du soubassement. Au sommet de la tour, la coupe fait voir les deux salles longues superposées qui communiquent entre elles et avec l'escalier principal, au moyen de la tourelle construite en encorbellement du côté du sud.
A la gauche de la planche est dessinée une colonne qui forme le sommet du noyau de l'escalier principal de la toiur; sur son chapiteau repose un grand vase, duquel s'élèvent des branches s'étendant, d'une façon symétrique , sur les quatre voûtes d'arêtes dont l'escalier est couvert. Ces branches, en se croisant avec d'autres qui partent de tous les points de retombée des voûtes, forment les arcs-doubleaux, les diagonaux et les formerets, et portent des feuillages de chêne qui couvrent toutes les surfaces des voûtes. Le dessin gravé sur la planche ne reproduit que le quart de cette riche décoration, les trois autres parties étant parfaitement semblables.
HÔTEL DE BOURGOGNE