‹ Statistique monumentale de ParisChapitre 236 sur 263 · COLONNE ASTRONOMIQUE · texte numérisé non relu

COLONNE ASTRONOMIQUE

Planche La belle habitation que la reine Catherine de Médicis se fit cons-

truire entre les rues du Four, d'Orléans, de Grenelle et des Étuves- Saint-Honoré, reçut le nom d'Hôtel de la Reine; ses héritiers le vendirent à Catherine de Bourbon, sœur de Henri IV; Charles de Bourbon en devint ensuite propriétaire, on le nonrnia alors Hôtel de Soissons. Une lettre patente du roi, datée de 1762, ordonna le percement de plusiem^s rues sur l'emplacement laissé libre par sa démolition, et la halle au blé y fut commencée en 1 763.

La colonne gravée siu* cette planche est un reste de l'hôtel de Soissons, ou plutôt de la Reine, puisqu'elle fut élevée à l'usage de Catherine de Médicis dont elle porte le nom. On en attribue la construction à Jean BuUant; elle servait d'observatoire à la veuve de

Henri H. Un riche chapiteau dorique , dont les plans et un détail sont gravés sur la planche, la surmonte et porte un appareil en fer qui permet de s*y tenir sans danger. Aux trois quarts de la hauteur du fût, un large cercle en métal laisse passer le rayon solaire qui indique les heures stu* un cadran. Lorsque Camus de Mézières construisit la halle au blé , il en appuya le miu* extérieur contre la colonne , comme l'indique le plan gravé en bas de la planche. Le piédestal contient la porte d'un escalier à vis par lequel on monte jusqu'au sommet. Les cannelures de la colonne étaient ornées de fletu-s de lis et de flambeaux dont on voit encore des restes qui sont gravés à la gauche de la planche. Une fontaine a été placée , vers 1812, au bas de ce monument, dont la conservation est due au sieiu* Petit de Bachaumont, qui, lors de la démolition de l'hôtel de Soissons, acheta ce reste précieux d'architecture.

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