‹ Statistique monumentale de ParisChapitre 255 sur 263 · STATUE DE MATIFAS DE BUCI, ÉVÊQUE DE PARIS · texte numérisé non relu

STATUE DE MATIFAS DE BUCI, ÉVÊQUE DE PARIS

Planche La chapelle de Saint-Côme, située derrière le chœiu* de l'église

^^^' de Notre-Dame, contenait le tombeau de Simon Matifas de Buci,

évèque de Paris à la fin du xui® siècle ; sa statue y était couchée ; elle est reproduite au milieu de la planche XLI. Simon est représenté en costume d' évèque, la tète posée sur un coussin et coiffée de la mitre , les mains jointes sur la poitrine ; sous ses pieds était sculpté un dragon qui est dessiné séparément à la droite de la planche. Un sarcophage en marbre noir, orné de moulures et de trèfles en marbre blanc, portait cette statue, qui était siu^montée d'une arcade trilobée, soutenue par de nombreuses colonnettes; un fronton orné d'un Christ jeune et de deux anges surmontait le monument. Sur le fond, ménagé entre l'arcade et la statue, était une peinture représentant la Vierge assise et tenant debout auprès d'elle l'enfant. Jésus. Saint Denis portant sa tète , et Simon de Buci tendant la main vers Marie , étaient figurés à genoux siu* les deux côtés. Dans le lobe supérieur de l'arcade, Tâme de l'évêque^ peinte entre deux anges, était enlevée au ciel; plus bas étaient tracées ses armoiries. Cette peinture a été

retrouvée dernièrement et restaurée avec soin. Une inscription gravée dans la courbe de l'arcade indiquait la durée de Fépiscopat de Simon de Buci, la fondation faite par lui des chapelles de Tabside de la cathédrale et la date de sa mort. Le coussin sur lequel repose sa tête porte des traces de dorure reproduites sur la planche. Cette statue est conservée à Notre-Dame.

Une autre statue de Tévêque Simon de Buci était placée debout à rentrée de la chapelle de Saint-Côme ; eJle s'élevait sur un piédestal prismatique dont le plan est tracé par moitié à droite de la planche. Le coiu'onnement de ce piédestal dessiné en A, au-dessous de la statue, est en pierre; il contient une inscription peinte en rouge et tracée latéralement sur la planche; la statue qu'il portait fut détruite en 1793. A. Lenoir recueillit ce piédestal au musée des Moniunents français; il a été déposé provisoirement, en 1 8 1 7, à l'église de Saint- Denis. On y lit :

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