ADVIS AU MONDAIN
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35& STATISTIQUE IlONUIlEIfTâLB DU CALVADOS.
I06B BIBR ET KIDISTB QUU»
8IJIVBB TU DOIS : LDH TB CO!f
DOICT AO GIBL BT LIVTBB
kV PBBUPICB.
Cette croix a été replacée le 22 juillet 1808. Pras. T. J. Bertaume.
Le patronage de Téglise da Mesnil-Eades paraît avoir été alternatif entre le chapitre de Lisieux et le seigneur du lieu.
On trouve dam les rôles de rÉchicpiier, à la date de 1195» Bemardus de Mesniilo-Odouis,
Au XIV* siècle^ Jeaa de Gourcy étak ieigiie«r do ttesnll- Ettdes. Ea 1463, Montfaut enregistre J«»b de Reodreiîlle, sw la paraisse du Mesnil-Eudes.
Pins tard, ia famîtte de Tonrnebo jo^k ce fief à sies nombreux doauiîncs « et le conserva jusqa'au OQnanieiiceaieDt de ce siècle.
LBSSAED^LB-CBtaB (1).
Lessard-le-Chéne , Ecclesia de Essartis Evrardi , de Essartis,
L'église de Lessard , placée sous Tinvocation de Notre- Dame , est bâtie sur le penchant d*un coteau , près d'un plateau couvert de bruyères , d'où l'œil embrasse un magniGque panorama : à l'ouest et au sud-ouest se déroule une vaste étendue de pays qui se prolonge au-delà de Falaise et de Caen ; au midi , la vue plane sur la profonde et pittoresque vallée du Mesnil-Durand.
(i] Noies de M. Pannicn
Gène église» primitivement romaDe, a été répavée el lepereée ao XVP siècle»
Le portail oocideiital , 6o»tenii par quatre conlvefofts avec giacts très-ÎDclinés , offre une porte ogivale è nervarcs, dont le tf mp«i est orné d'an cnl«de-lampe qui inippoilait autrefois une statue. Le KDtean est formé d'uoe ogive en accolade. Ce poruil , resté inachevé , a reça une coovertare sormonlée d'uo cloeber construit en charpente et recouvert en ardoise. Nous donnons rinscription des deux cloches que renferme ce cloeber. La plus petite, fdndae en 171S , a pour diamètre 72 ceotiméires :
1711. BinAft PA« M*** VKAICÇOIS M BMAID CVfté M CB LI8V. BOimtfs P&l K«'« EMAti BMBAT |« PBVB, FILS DB nOBLB SBW' M*'* BMAB AN- THOINB DE PBYB CH*^ BABOil HATLT IV8TIC1BB BB PLAMBS ET DE GHAJf- PRAT ET DB HQBLB DAME lAGQVBLniB DB 8BBBB DAWB ET BABOIfNB DE COCQVAIBVILLIBBS DV CHESXB ET LEbSABT, ET PAB ROBLB DAME HABIB UB PLANTBBOSB TET* DB FET IfONflIBVB HÉBEET CON*' DV BOY MAISTBB DBS COMVm A BOVIN.
XBAIV AWBBT M'A FAITE.
l^AII iS&e J^AI ttà ROMnÉB BBliaUlTTB SOFHIB PAB H» nÂBI ANATOLE PBten D*tB«AKr «V IkAMB SOPfllB MABMJBBITTB DB COOBTBEII.» NiB »B WÏNB B^ir* PAB H. PfBBBB LOOn ¥ABBBCOT, €rBi DB tBBABD BT tM CICft.^B BB PBéUMCCB M MM. PUtBIUE PBTXT MAIBB^ J" LB VltLAM , TBi- SOBIKB. ^
BAILLY, FBkBBS, FONDEURS A CAEN , BBBNAY BT ALENÇON.
Le mttr méridional 4k la nef^ sontenu par quatre con- Urafojpts à deoUe gjacis , est construit en gra^ appareil. Il est percé de trois fenélnes carrées , dont deux à nervures aoeasent le XVI" siècle ; celle du milieu a été considérable nnnt élargie.
Une padâe du nMur» qui se trouve eu retraite près du
d5d STATISTIQUE MONUMËNTAtË DU CALVADOS.
chœur et qui n*offre aucun contrefort , dépendait de l'ancienne nef qui était romane. La fenêtre cintrée que Toq voit date seulement du XYIII* siècle. Du côté du nord , il n'existe aucune ouverture.
Le mur septentrional, flanqué de trois contreforts dq XVI* siècle , est percé de deux fenêtres carrées , très-laides, qui remplacent deux autres fenêtres étroites à plein-cintre , du XYP siècle , semblables à une ouverture bordée d'un simple chanfrein que Ton voit de ce côté.
Le chœur , construit en retraite sur Tancienne nef, oflre des murs romans en cailloutis. Il est éclairé], au nord, par deux fenêtres carrées munies de leur ancienne résille en plomb. L'une de ces fenêtres remonte au Xfl' siècle; l'autre a été refaite. Les deux fenêtres carrées en brique , que Ton voit du côté du midi , avaient été aussi percées an XYI* siècle ; elles ont également conservé leurs anciens plombs.
La voûte du chœur et celle de la nef sont en merrain.
A droite du maître*autel est une piscine ogivale , à double cuvette , ornée d'un simple chanfrein.
Le tabernacle du ma!tre-4iutel , dans le style Louis XIII , est décoré de trois statuettes et garni sur les angles de co« lonnettes dont la base est formée de feuilles galbées. Les parties latérales du tabernacle sont ornées de deux médaillons , peints sur bois , représentant Jésus-Christ et la Sainte-Yierge.
Deux beaux chandeliers en bois , dans le style Louis XV, sont placés sur le maître-autel. Le milieu de la tige représente un vase , garni sur les angles de plusieurs anses. Le pied est également orné d'anses sur les angles.
Le lutrin , de même style que les chandeliers, représente un aigle tenant dans ses serres un serpent Cet aigle rqx»e sur un joli pied décoré de feuilles galbées , renflé vers le
milieu, n se termine dans sa partie sopérienre par un chapiteau ionique de fantaisie , orné de guirlandes de fleuri. La base est formée de trois consoles terminées par des griffes.
A Textrémité de la nef, près du chœur , s'élèvent deux petits autels. Celui de droite est dédié à saint Joseph. On y retrouye le couronnement du tabernacle du mattre-<autel , dont les pans sont percés de baies, découpées dans leur partie supérieure en forme d'éventail.
I^ parement de cet autel est en bois peint , dans le style Lon'is XIV. Âu centre , dans un médaillon formé de feuilles de chêne , est représenté Jésus-Christ portant sa croix. Aux extrémités sont peints des vases de fleurs.
Le parement de l'autel de la Vierge offre également des peintures sur bois. Dans un médaillon de forme ovale, est représenté le martyre de saint Sébastien. De chaque côté s'épanouissent de jolies fleurs.
La chaire , dans le style Louis XV , provient de l'ancienne église de Sl-Hippolyte-du-Bout-des-Prés.
Entre le chœur et la nef est placée la trabs ou poutre crucigère. On voit , de chaque côté de la croix , les statues miniaturées de la Sainte- Vierge et de saint Jean- Baptiste qui paraissent dater du XVII* siècle. Saint Jean est représenté avec une robe rouge , recouverte d'un manteau bleu. La robe de la Vierge est également rouge et son manteau bleu.
Une ancienne statue en pierre du XV* ou XVI* siècle , représentant saint Firmin, second patron de l'église, est placée dans le chœur, du côté de l'épître. L'évéque porte une chasuble en pointe, relevée sur les épaules. Sa mitre est
On voit du côté de l'évangile la statue de saint Hildebert , évêque , en grande vénération dans le pays, et que Ton implore pour faire cesser les coliques. Cette statue date du même temps que la précédente.
358 STATISTIQUE tfONUMElTrALB DU CALTADOS.
On reioarqae dans la nef une belle statne niiilKorée de la Sainte*- Vierge , également gothiqae. La mère dn Sauvenr porte une robe ¥ert& Par-desaas est un maoCeaa d*or avec doublure blanche semée d'hermines. La tête de la VIeiige est snrmontée d'une couronne ducale. L'enfant Jésm , enteloppé d'une tunique rouge avec frange d'jor , tient à la main nne grappe de raisin.
Dans la nef soilt placées deux autres statues , dn moyenâge. L'une de ces statues représente saint Boaaventure; l'autre , jadis miniaturée » est celle de saint Richer.
L'église de Lessard éuit placée , an XIV* siècle , sous le patronage du duc de Normandie. Âo XVI*, le roi était patron de cette paroisse; au XVIII* , le roi et le seignenr akernativement.
Lessard comptait » avant la Révolution , Z. feux privilégiés et Zk feux taillaUes. La population a notablement diminué.
Le ChbSnb. --L'ancienne paroisse da Ghesne^ aujourd'hui réunie à Lessard , faisait partie/ comme cette dernière» {jle l'élection de Pont-l'Évèqoe. Il y avait 4 feux privii^és et S8 feux taiilables.
Le patronage de celte paroisse appartenait, au XlVsiède, au duc de Normandie ; an XVI* , au chapitre de Cléry.
L'église a été démolie. £Ue avait été dédiée en l/i9& par dom Guillaume Chevron , évéque de Porphyre . moine de S**-Barbe. Cette dédicace était mentionnée sur la voûte , qui datait de cette époque. Il est probable que les murs étaient plus anciens.
L'élise dn Chesne (ecelesta de Quercu) avait pour patron saint Pierre.
Snr l'emplacement de Tancien cimetière , qui entourait cette église , s'élève un if magnifique qui étend au loin ses rameaux.
CâNTON DE LlSieCX , 2« SECTION. 858
Les seigneuries da Ghesne et de Lessard ont presque toujours été dans les mêuies mains. Ou peut donc ici les réunir.
M* Charles Yasscur no'us apprend que Pierre Le Sau?age, anobli en 1522, devint peu de temps après seigneur du €hesne i
« Il eut un fils , nommé aussi Pierre , qui lui succéda- « Bien qu'il paraisse avoir eu plusieurs enfants, sa fille , de- « moiselle Roberte Le Sauvage , fpl son héritière et porta ses « biens à Mathieu de Serres , ou plutôt elle les partagea par « avancement d'hoirie entre nobles hommes Charles et « Jacques , dits de Serres , sieurs de Montfort et de Mons- « terenl , ses enfant<{.
c( Charles fut seigneur du Chesoi <A il éublit sa résid dence. Il -épousa noble damoiselle Suzanne de Boocquetot, « dame de Coquainviiliers , comme héritière de Jacques de « Boucquetott son frère.
« A Charles succéda noble seigneur Jean de Serres ^ • escuier, seigneur et patron des paroisses de Coquainu villiers , le Chesne et Lessard , demeurant en son manoir « seigneurial de Coquainviiliers. De sa femme» Cécile Rnaultf « il n*eut qu'une fille, Jacqueline de Serres, mariée en « 1667 k Âimar-Ântoinc de Prie, seigneur et baron de c Plasnes, seigneur de Coquainviiliers, le Ghesne et Ma* < rigny (1). Elle mourut en 1688 et fut enterrée dans a l'église de Coquainviiliers. Son mari lui survécut II ne tt décéda qu'en 17U, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans.
(( De leur union sortirent huit enfants. C'est le cinquième, « Franiçois-Louis- Léonard, qui obtint la possession des terres « de Coquainviiliers , le Chesne et Lessard » auxquelles il ti ajouta, après la mort de son frère aîné, le marquisat de
(i) Le nom de ce seigneur figure lur la petite doehe de Lessard , dont DOtts afOQs donné l*inscription.^
({ Plasnes et Goorbépine. H mourut dans ses terres , le 9 ft novembre 1772 » âgé de 90 ans. H avait épousé « le 27 il septembre 1731 » Marie-Maddeine-OeneTiève Coquet de « ToUevaie , qui lui donna un fils , nonuné Louis , né le 9 25 février 1734, qui s'unit^ le 24 novembre 1754, à « Louise-Camille-Yictoire de Villette. L'ayant perdue , il se « maria en secondes noces à Madeleine de Manville et Ward, c veuve de lord Guillaume Scbirley. Il ne mourut qu'à Tige « de quatre-vingt-deux ans. Il avait, dès sa jeunesse, dissipé (( sa fortune. »
SAlNW^IIEBBwDEIMVS (I).
St-Pierre-des-Ifs , Sanctm Petrus de MesntUo^Guerodi , Iz , Sanctus Petrus ad Bays, Sanctus Peirus deYs, Sanaus P. ad Ifs.
Soumise au patronage du prieur de S^-fiarbe-en-Auge, l'église de St-Pierre-des-Ifs offre une construction régulière qui date en majeure partie du XIIP siècle. Cependant , par un procédé en usage au moyen-âge et qui avait sa raison d'être, on a conservé, lors de cette construction , le mur du nord de la nef, qui remonte au XII* siècle , peut-être même au XI* On y a seulement appliqué des contreforts.
Son plan consiste simplement dans un chœur et une nef, auxquels on a ajouté récemment une tour de brique en avant-corps, ce qui est regrettable.
Le chœur, de 36 pieds sur 15 en œuvre, est d'une régularité parfaite. Son chevet droit , soutenu par deux contreforts , se trouve éclairé par une large fenêtre (^vale rayonnante, subdivisée par deux meneaux en trois baies de hauteur
(1) Notes àt M. GharlM Vasiear.
CAMTOn DE LISIEUX» 2* SECTIOX
MAM M VininE DS 8AlllT-Pnftftl>DBI-irS.
inégale. Le travail en est grossier; mais il faut attribaer cette imperfection à la mauvaise qualité de la pierre et non à l'ignorance des ouvriers. Rien ne permet de supposer que ce soit une reprise. Les deux murs latéraux sont partagés en trois travées à peu près régulières. Une lancette bien galbée s'ouvrait des deux côtés de chacune de ces travées ; il n'en subsiste plus que trois : les dçux de la première travée et celle qui prend la lumière au nord de la dernière travée. Les trois autres ouvertures ont été retravaillées aux XVr, XVII* et XVIU* siècles. La porte date aussi de cette dernière époque.
Les murs sont e» moellon ', les contreforts en pierre de taille avec une retraite à moitié de leur hauteur. La nef est très-fortement en saillie sur le chœur; elle a 2i5 pieds de long sur la moitié juste de largeur dans œuvre. Elle se subdivise, comme le chœur , en trois travées qui donnent , dans leurs dimensions , one proportion décroissante de l'orient à l'occident Il y a évidemment là une intention. Les murs et les contreforts du midi paraissent des mêmes matériaux et de même époque que le chœur. Les fenêtres ne sont point anciennes : deux sont du XYIP siècle, bien qu'c^ivalcs ; l'autre est récente, on le voit assez à sa laideur.
Un trou semblable est placé en correspondance dans le mur du nord; il est accompagné de deux étroites fenêtres cintrées, vitrées à ras du mur et fortement ébrasées à l'intérieur, qui accusent l'époque romane. En effet , le mur de ce côté, beaucoup plus épais que son correspondant, montre quelques traces de feuilles de fougère : il est donc roman. Les trois contreforts seuls sont du XIII* siècle.
Si l'on en juge ptr certaines traces qui se remarquent sous la fenêtre , à la première travée , la porte primitive s'ouvrait aussi de ce côté ; au XIIP siècle , elle fut reportée dans le pignon occidental, et on l'a mutilée pibur faire une communication plus large à la base de la tour qui forme porche. Cette
tour 8flt Iftide; c'est être indnlgeot qiM de la qualifier aiosL Le portail qu'elle obstrue avait de la valeur. Dans le pigooB , to^desstts de la porte , s'ouvrait une fenêtre ogivale avec un meneau bifurqué. Une croix antéfite surmoiitaît le gable, -chargée sur sa lace d'un blason aux deux clefe en sautoir. Une niche abritait une statue de sainte Barbe, en pierre, datant du Xyv Mècle.
L'kitérieur a été ravagé. Les voûtes sont plâtrées, l'arc triomphal démoli , le mobilier sans valeur. Le seul objet qui {Niisse fixer l'attcmion est une grande statue en pierre de saint Pierre , avec un manteau du uioyea-âge garni de riches orfrois.
Le clocher a hérité de la cloche de la Hotte, dont l'inscription est intéresBante, et que voici :
f JC rTS FAICTB LAN 1607 DOM lEHAN LV PIPERRIM S' PRIBVB DE CB UBT, PICBBB BREABD RSCIYBB BT DAMOISKLLB CATHB11R8 M «BIBV M
Bonnsn voim cvill* m sa wàmm TmAVBm«
naAR AVBBRT MA PAICIfe.
Le cimetière est vaste; on n'y voit point d'ifs, comme le surnom de ia paroisse pourrait le faire supposer et comme •n en voit fréquemment Cette paroisse dépendait , au spirituel, du doyenné du Mesoil-Mauger, et au civil, de l'élection de Ponl-rÉv<}que , sergenterie de Sl-Julicn-le-Faucon. Elle reofermait 2 feux privilégiés et 3& taillables, environ 180 habitants. La MoUe , qui s'y trouve réunie , en comptait 1 30 , en tout 310. Le dernier recensement en accuse 354.
S^'-Barbe avait reçu la terre de St-Pierrc-des-Ifs et le patronage de l'église de Rabel le Chambellan de Tancarville, qui était seigneur de tout le pays entre Mézidon et le Mesnit- £udes.
Je ne pense pas qu'il existe <1e manoir ayant appartenu
aux moines: Ib aTaient fait lear principal éubliasement à la fifotte.
Divers gentilshommes ont habité dans les limites de la paroisse de St-Pierre-des-Ifs.
Louis du Vivier, escuier, sieur des Yastines, garde-da<corps de S. A. R. Monsieur le Duc d'Orléans, frère unique du Roi (1679).
Le Vivier est indiqué sur la Carte de Cassini , ainsi que St-Mars.
St-Mars est un fief que je trouve , au XVIP siède et jusqu'à la fin du XVIIP, dans les mains d'une branche de la famille Lambert d'Herbigny.
Suivant traité de mariage du 19 décembre 1645, messire Pierre Lambert, chevalier, seigneur de St-Mars, fils de feu Monsieur M* François Lambert, écuyer, vivant conseiller du Roi en ses conseils et lieutenant cM\ et criminel de Monsieur le baîUi de Rouen en la vicomte d'Auge , et de feue noble dame Jeanne Amidieu, épousa damoiselle Angélique de Montgonimery, fille de feu haut et puissant seigneur, messire Gabrielj comte de Montgommery , chevalier des ordres du Roi, et de haute et puissante dame Aimée de Ghastenay , dame et comtesse de Montgommery et de fiourgeauville.
J'ai eu dans les mains des lettres de cette dame, dont le cachet était écartelé avec trois fleurs de lis dans diaque quartier.
Trois enfants sortirent de cette union. Le second , Gabriel Lambert, écuyer, sieur de St-Mars, épousa, suivant contrat du 2A septembre 1683 , damoiselle Françoise de Borel , fille de feu Monsieur M^ Jean de Borel, vivant écuyer, sieur de Manerbe, conseiller du Roi , lieutenant-général civil et criminel de M. le bailli de Rouen en la vicomte d'Auge.
Je trouve encore Pierre Lambert, écuyer, sieur de St- Mars, qui était, je pense, le fils des deux précédents. Il eut
poor feimne noble dame Marie-Benoiste Goabier» Teare en 4772, 8ui?aot des pièces de procédure dirigée par elle contre M. de Bardoull de Soyeuse, soo beau*frire«
LE PNÉDACfiB (1).
L'élise do PrédAuge, placée sous le vocable de saint Ooen, s'élève sur le penchant d'un coteau couronné d'arbres verts, au pied duquel coule une source limpide dédiée à saint lléen.
Cette église appartient à la dernière période ogivale. Une
PLàn Df L*tf0LISB OU PséoAUOB.
fi) Notes de M. Pannier.
366 STATISTIQUE MONtJlimftALE DU CALf ADOS.
tongoe aef et deux chapelles htérales Imprimeiit à TéAfiee la fortne d*aiie croix latine.
Le portail ocd4enta( , précédé d*oii porelM en bois da XVP siècle » est soutenu par deux contreforts saillants placés sur les angles. La porte à plein-cintre est entourée de moulures toriques, séparées par une gorge ou scotîe. De chaque côté s'ouvrent deux petites fenêtres à une seule baie , terminées par une ogive en accolade. Une fenêtre semblable de forme , mais plus haute et plus large, est pratiquée dans la partie inférieure du gable, au-dessus du porche. Les vantaux de la porte qui donne accès dans la nef sont formés de panneaux plissés.
Le clocher s*appuie, à l'intérieur de l'église, sur une forte charpente. Sur le poteau «à droite de- b porte, en entrant, on lit la date suivante :