MENI BACLAT ET DB8S* DE
S* MABTIN DE PBBSNAY ET
CAMTON DB SAINT-PIERRE-SUR-DIYE. 583
MMOTS A«i M 7« ANS IT k
■OIS DécAsi Li 6 il»r« 1816 bb
QOIBSCAT IN PACC AMBN.
On coDsenre une riche chasuble dans la sacristie.
Motte et emplacement de châteatL —J'ai vu , il y a quelques années , toot près et au nord-est de Téglise d'Escots , sur la rive gauche de i'Oudon , une motte arrondie et entourée de fossés que j*ai citée dans le V* volume de mon Cours tV antiquités t p. 117.
Château de Houibec. — Le château de Houlbec est situé dans la commune d'Escols. Nous en donnons une vue d'après
CHATBAU DR HOULBBG , A BKOTS.
les dessins de M. Pépin. C'est ua pavillon carré, flanqué de
58/4 STATISTIQUE MONUMENTALE DU CiTLVADOS.
quatre tours : une de ces loars est cylindrique , construite en pierre ; deux autres , et celte qu'on YOît sur le premier plan dans le dessin, sont construites en bois et prennent la forme hexagone à partir du premier éu^ , mais sont rondes et en pierre au rez-de-chaussée ; leurs toits sont ajourés chacun d'une petite lucarne trilobée. Au centre de Tentablement du fronton de la façade existe un écusson , sculpté sur une pièce de I>ois. Cet écusson , surmonté d'une couronne de marquis, est celui des Montgommery.
Ce château est entouré d'eau, à l'entrée d'un bois, tout près et à droite de la route aUant de Si'4^rre-«ir-Dire à St-Martin-de-Fresoay et au Billot. Il doit renooler au XVI* siècle et appartient à M. le marquis de Moges , membre de l'Association normande, qui n'y vient que rarement pour ses affaires.
D'après les renseignements qu'a bien voulu me transmettre M. de Moges, son grand-pèrc l'avait acquis de' la famille de Montgommery , qui en faisait alors un pavillon de chasse.
Ce petit château se présente d'une manière très-pittoresque au milieu des arbres : c'est , d'ailleurs , un des plus anciens de la contrée.
LIEUaEY.
L'église de Lieurey est assez homogène et une de celles qu'on visitera avec intérêt dans le canton de St-Pierre. Elle se compose d'une nef, divisée en quatre travées par des contreforts , et d'un chœur en retrait , qui n'en avait que deux , et dont le chevet a été masqué pins tard par une addition à pans coupés pour la sacristie.
Une porte moderne a été percée dans le mur occidental , qui n'en avait pas dans l'origine ; car on voit à l'intérieur de
CANTON DE SAINT- l>tËRnE>SOR-i>IVE. 585
la nef, dans la première travée, côté snd, le tyRipan d'une porte boQchée qui devait Ôlre l'entrée principale aalrefois.
La nef a du reste conservé ses fenêtre» primitives , composées d'une petite lancette sans colonnes , ébrasées à Fintérienr , dont qoelqnes-unes seulement ont été un peu agrandies sans toutefois que l'on ait entamé le profil ex* térieur. Celle nef, qui est voûtée en merrain avec tirants, poinçons, etc., communique avec le chœur par une arcade ogivale ( arc triomphal ) ; l'archivolte de cette arcade est portée par des colonnes dont les chapiteaux me paraissent du X.IV siècle ; au-dessus de cette arcade s'élève un porlecloche à deux baies assez élégant , dont les montants sont ornés de colonnes à chapiteaux du XIV» siècle, disposés comme à i^liihois.
Les porte-cloches sont infiniment plus élégants que ces tours qui leur ont trop souvent été substituées. Celui de Lieurey est une des parties les plus intéressantes de cette église. Nous venons d'en voir un aulre plus- intéressant encore et plus ancien , mais de même forme, à Milhois.
Le chœur de Lieurey a été défiguré par l'ouverture d'une grande fenêtre carrée, du côté du sud ; le lambris, qui forme voûte y est cintré sans poinçons ni tirants.
I^ mobilier de l'église ne donne lieu à aucune observation ; deux petits autels sont placés à Textrémité de la nef, ^ droite et à gauche de Tare triomphal.
En voyant les fenêtres lancettes de la nef sans ookmnea , on serait, an premier abord, porté à regarder l'église de Lieurey comme datant du XIIP siècle ; mais si l'on oonflîdère qne les colonnes de l'arc triomphal et le clocher-arcade paraissent du Xiy* siècle, on peut croire que le reste est de la même époque , malgré la forme étroite des fenêtres; il ne faut pas oublier que leur forme simple ( lancettes sans co-
586 STATISTIQUE MONUMISNTALli; OU CALVADOS.
loooes) a dû coaliouer très -longtemps d*éire eo usage dans les campagneB, surtout lorsqu'il s'agissait de petiu édifices comme celui qui nous occupe.
L'église de Lîeurey est sous rinvocatioo de saint Palenie. L'abbé de St-Pierre-sur-Dive nommait à la cure.
On voit, dans le cimetière, la tombe d'un curé Aubin , mort eu 1753 , à l'âge de 69 <
Château du RobiUard. — Ce cbâteau, appartenant à ,M, d'Infréviile , membre du Conseil général , se trouve à 1 kilomètre à l'est de l'église, dans un vallon; nous en donnons une vue d'après le croquis de M. le docteur Pépin. La partie du fond est la moins ancienne; les autres parties, la grande aile droite surtout, paraissent appartenir à la première moitié du XVII* siècle. On sait, du reste, qu'une paitie de ce château a été construite sous le règne de Louis XIY , par Pierre de Montesquiou , comte d'Artaignan , maréchal de France , général des armées du roi , gouverneur des ville , cité et citadelle d*Arras, chevalier des ordres de Sa Majesté, mort en 1725, sans héritiers. Sa femme, Galherine-Elisabelh de L'Hermite d'Hiéville, d'une ancienne famille de la contrée, mourut quelques années après, laissant la terre du Robillard à MM. d'Infrévilie, ses plus proches parents.
Manoir. — M. le docteur Pépin a signalé près de l'Oise, dans le village, un autre manoir ; la porte d'entrée de la cour porte la date 1622 ; au-dessous de ce millésime, on voit un blason d* hermine au chef chargé de csnf éioHes , supporté par deu9 lions et surmonté d^un casque. Ce manoir, qui appartenait à la famille d'Infréville et qu'elle habitait avant l'héritage qu'elle ût du domaine du Robillard, est devenu la propriété de M. le baron de Morell , puis de M. le marquis
CANTON Ut SA1NT-PIERRB-SUR-D1VË.
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d'Eyragues , son gendre , ancien ministre plénipotentiaire (1).