‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 3)Chapitre 60 sur 82 · BUIT AR8 MORT LB · texte numérisé non relu

BUIT AR8 MORT LB

ià JUULBT 1773

PRIRI DIBU POUR

LR RBP06 DB BOR

CANTON De SàlNT-PIBRRE-SUR-DlVE. 601

Un écusson grayé en tête de cette pierre tombale est surmonté d'une couronne de marquis, et porte iaxwt au» trais fers-à'Çheval chargent séparés par une fasce d'or.

L'église est sous l'invocation de saint Martin. Le seigneur nommait à la cure ( première portion) : c'était, au XIV' siècle , un Richard de Tilly qui était seigneur ,- et alors la cure se divisait en deux portions. Le duc de Normandie , puis le Roi nommèrent à la seconde portion.

St-Martin-de-Fresnay faisait partie de l'élection d'Argen* Un et du diocèse de Séez. On y comptait kk5 habiUnts au siècle dernier ; il n'y en a plus que 504 à présent.

Sépulture de famille. - Derrière le chevet de l'église on remarque un édicule élégant , de style ogival , destiné à la sépulture de la famille RegnouL

Château. — M. Regnouf, membre et inspecteur de l'Association normande, possède le château de St-Martin. Il appartenait auparavant à M. d'Amfréville. Cette habitation occupe une position fort belle , elle domine une charmante vallée ; des bois et des promenades environnent et couronnent le coteau de la manière la plus heureuse.

Motte. —Une ancienne motte de château existe au milieu de ces bois; elle était entourée de fossés. On voyait autrefois au nord-ouest de l'église, au fond de la vallée , quelques traces d'une autre forteresse moins considérable (1).

SAINT-GBORQES-EN-AUCIE

St-Georges-en-iuge, ecelesia Sancti Getorgii in Algia. L'église St-Georges est rectangulaire avec des transepts

(1) V.'inoii Cours d'antiquittê, t. V , p. 115.

fiW STATISTIQITE MONUMENTALE OU CALVADOS.

peu MdllMrts. QDcAqees parties des murs et des contreforts peuvent remoMer au XIÏI» siècle, ce qui, du reste, est très^inceTiahi ; mais toutes fes ouvertures ont été modernisées ; toutes les fenêtres sont carrées ; les murs du transept nord sont plus anciens que ceux du transept sud, qui paraissent avoir édé refaits à une époque assez récente.

La tour, avec flèche en hws de forme ordinaire, couverte d'ardoises , occupe la partie occidentale de la nef. La sacristie em, accolée au chevet. Les anciennes vothes en bois ont été remplacées par du plâtre.

Cette église est sous f invocation du saint dont elle porte le nom. fi'abbé de St-Pierre-^ur-Dive J^pron^ 4 1^ fiw».

LB nLLBVL.

Le Tilleul , TilèMmm, eceUma de TMialo.

L'éf^e du Tilleul, qui n'a absolument rien d'intéresstm et qui est réunie à St-Georges, ««élève sur un mamelon qui domine l'extrémité d'une petite vallée. On croirait, en voyant celte éminence coupée presque à ptc du cdté de I*ouest, qu'elle aurait fait partie de l'enceinte fortifiée d'un château ; mais bien d'autres églises du Pays-d'Àuge occupent des positions semblables.

Gomme toujours, le chœur est moins lai^e que la mt I4 sacristie a été prise sur la longueur du chœur et placée derrière l'autel Toutes les fenêtres sont cari^, avec montants en pierre de faille qui descendent au-dessous des ouvertures jusqu'au niveau du soL Tout cela annonce une reconstruction peq ^ciçnne. ^e j^e sais si le -miH^iiae 1776, gravé isur un des rnool^ms à^ la porte ^dccid^tale, iyHKfae la date de cette reconstruction : cela est douteux et s'applique probablement à la porte seidemeot ; «Mis te reoanstniclîon

Cik1lt02l DE SAHIfl^MBMB^'SUa-^DIVt. 603

générale précède w pla6 de 9% aimées la date que je viens detnmscfire. It y a pounaiit des parties pins anciennes dans celte pauvre éf^se. La petite porte cintrée qui accède au cbœnr du côté du sud, et ^i est bordée d'un tore, pourrait dire èê X?1* siècte.

La tour, en bois avec flèche, est placée à Touest. la nef et le cbeeur sont voûtés en bois. Deux petits autels sont placés obliquement entre chceur et nef.

Cette église est sous l'invocation de saint Aubin. Le seigneur uoGDUiait è la cure.

On lit dans le dmetîère, sur une pierre en forme de croix :

lOI 11^9068 tS COBM DE M. JBAN BAPTISTB JAMABD AV* ÉPOUX DB H« PRANÇOlftB DOMIiaQUB DB MALHBBBE ttiGÈBé M 15 OCTOBBt 1828 AOé »B 75 AHt FRIBI MB0 «OUfi M 9»0$ PB MN AMB.

Plusieurs habitations, dont une est tout près et à Touest de féglise et Tautre au sud-ouest, ont une certaine impf)rtance; Tune appartient, je crois, à la famille qui porte le nom de la commune.

SpONTI^IVÇeN.

Montpinçon , Mom9 Piuckon , Èttms Fmdonù , tcetiesià, de Monte Pinélumis , était le cbef-lini d^une sergentorie.

L'église de Montpixiçeo est bâtie sur une éminenoe •de s^hJe vert qui domine les vaUées voîflaes, quoiqu^lle sok eUe-iDême dtMiinée par des plateaux de «raie verte. Du cimetière m apisfçoit «• loin la plapw , à Fouesifet au nerd*

604 STATISTIQUE IIOMUMBNTALB DU GALTâDOS.

ouest Cette ^lise est sans intérêt ; les appareils sont trop peu caractérisés pour permettre d'indiquer une date , et ils ont été refaits en grande partie ; les murs paraissent avoir été exhaussés. Une porte toute moderne s'ouvre à l'ouest, an milieu de plusieurs contreforts; elle est surmontée de Técu de France.

Cette église ressemble , du reste , à toutes les auUres. La tour est aussi en bois , couverte d'ardoises. Une sacristie en bois avec remplissage de mortier est appliquée sur le cbevet.

L'église de Montpinçon est sous l'invocation de la Sainte- Croix. Le duc de Normandie nommait à la cure au XIV* siècle. Depuis cette époque ce droit fut exercé par le roi jusqu'à la Révolution , c'est pourquoi l'écusson de France a été rétabli sur la porte occidentale.

Château. — Je n'ai pas vu les restes de l'ancien château, mais on les signale à l'ouest de l'église , près du hameau de la Rocfue. Reste à savoir si ce sont les vestiges du château des seigneurs du XP siècle. Quoi qu'il en soit , il y avait un château de Montpinçon au XI" siècle. Dans une charte de iOlU et dans le livre P** d'Orderic Vital, il est fait mention de Radulfe de Montpinçon , dapifer de Guillaume-le-Conquérant ; ce Radulfe fut inhumé dans le cloître de l'abbaye de St-Évroult; il laissa pour fils Hugues, également enterré dans cette abbaye. En 1102, Hugues de Montpinçon s'opposa, avec Robert de Courcy , son voisin , au pillage de la garnison du château de Vignats appartenant aux Bellesme (Orderic Vital , livre IX ; Dumoulin , livre VIII).

Hugues de Montpinçon avait épousé Mathilde , fille de Robert de Grentemesnil ( Orderic Vital , livre VIII , t III , p. 317 de la Traduction ) : opposé au roi d'Angleterre, Henry I", il fut réduit à se soumettre à ce prince. Un de ses fils, Guillaume de Montpinçon , défendit vigoureusement

CANTON DE SAlNT-PIBBRE-ftCJR-DlT£. 605 ^

le chftieao de Montreuil-en-Honlme et reponssa Geoffroy Plantageoet) comte d'AnJoa , qui, malgré deux assauts, ne put emporter la place ; après la conquête de la Normandie ( 1204 ), Philippe-Auguste, roi de France , donna la terre de Montpinçon à Guérin de Glapion , grand-sénéchal de Normandie , qui ayait abandonné le parti de iean-Sans-Terre.

Voies anciennes. ^Le chemin de Lorée et une autre voie, que M. de Saint-Basile regarde comme une voie romaine ▼enant de Lisieux, traversent la forêt de Montpinçon et doivent se réunir près de la butte de Gaumont , au sud de Grandmesnil.

MOMTVIBTTB.

Montvielte, Mons Vieta.

L'église de Moulviette s'élève, comme la plupart des églises de cette contrée , sur une éminence à mi-côte qui domine la vallée voisine. Dans cette vallée coule un ruisseau, aiDuent de la rivière de Viette. Comme dans beaucoup d'autres églises de la contrée , ses fenêtres sont carrées et modernes; miiis quelques parties des murs appaitiennent à des dates plus anciennes.

La porte occidentale cintrée , avec un vitrage au-dessus des battants, et la plus grande partie de la façade occidentale me paraissent du XIX* siècle et ne datent peut-être que de quelques années. La voûte est en merrain et le clocher en bois couvert d'ardoises , de la forme habituelle et terminé par une flèche aiguë. Il est entre chœur et nef et repose sur des poutres traversières. Cette charpente à jour n'interrompt pas' complètement la vue de la voûte et est très-solide. J'en ai trouvé plusieurs fois de pareilles dans le Pays-d'Auge ; mais MM. les curés leur font une guerre acharnée et font

6M STAHArUQUft NbQtllllieMTM.E BU (lALVABOS.

refim les (oim à i'eottréiBÎIé oeôfteiittdê 4è la aef : en mil poorlant dos CQiwir«Qtioiia en bw. inténumitet et ^be jb mom^ie iK>ir diapmltr».

lie «lechw rentomo do» dooket : fab |riai petite |tokte riascriptioo Miiwite relevée par M; Mpiii :

lAT iTé BÉHITB PAR M* IVUXN MARTIH Cftà DB CBTTl P** BT

miÊÈM %mum paii MESàte» «niLÂvics db na0H>f on?' m' Bt pitBOir A^ioors, iwrtviB»!*, s* oBetc» bx

4U«B» S« lUMIl» OB fRBBBAar, tOlX »MeMVWLB

BBfftTBTBHT» MBIUI. MCUÏ «fti^ PV HSf J>V «OHM «|| |[VTWi«||B«K ANCIEN CAPITAINE AV HÀilMBNT I» PlâlONT BT ROMM^B PAR

NOBLB DAKB LOYISB THiBÉSB DB HABTILUàRS GOMTESBB DB PANTBOt, l'aitnéb 1766*

LAYILLBTTB DB LISIBVX I^A PAITB , PBm TRBB' BN L*ANNéB 1766.

Le font baptismal en pierre catfikâie, de la fomife d'afei Vase Jlélnispll6I^ae, est porté sor quâftue pieds oentouritffis tieoime ks pieds d'un meableL Cette fonbe insdHte doikne en eertiîn ifllérêt à ce fost baptismali qni pourrait i^ûMmter.an temps de Louis XIV.

Deux petits auteb eiistent à i'eilréBiité de In nef pt% du ctMSiir , et le f rand^nutë est adossé an obev«t

L'église est sous l'invocation de Ifoire-Diâiaa Le seîgnuw Mmmait à la <(ura

Musiears haMtaiioBs exSslent sair le t<«-ritoi)fe de Meotviette , et quelques-unes, probablemem,, étaient d'WÉcieBs ficfin

Le chemin de Lerée passe à i kiloovètre 1/f I l'e0l de A'églisc de Moutviette.

Camp rcwuÉW. ^On signalait un eatnp romain à Textri- BKié de la coimnune de MécitvBHte , danè tes bois du Yrfmkoryi tfës ^fes fkiii^soiit eà ^ande Ratifie défrichés ei je

u'm fhàs uwvé, Q8IU aimét» fae ^fodqueft tracM irèMûbM de l'eoceÎBte : faenreuMiiMttt «Be a élé miMpiée Mr h Carte de rétaA-a^)or ; c'était UM eiceittle carrée-laagiietiui éuk UMil près ec aii neiiA de la fOiHe départemestafe deSI» Fmn à livarot ( ¥eir la Carte de Télal^BMgbr).

Lftè AfJTttUi.

Ltt âtttela, 5itti»tu ÎSeorjrîài lii^ kUaiibÙÊ, M\Ma fn Âlga.

L^C^ âès Atftefe est eii gfande partie ééàiàïlé : 9 ne iféÉit flttis !qà'\ind partie du chœur , qui ne ilôit p^ t%monter au-delà de la fin du XVP siècle, d'après lé ^ïûiA* gnage de M. de Saint-Basile»

Elle était soe» l'imocatioii de «dut Georges. L*abbé de St-Onen de llociten nt/mmaft H la cure. Ce Heu avait été donné à St-Oùen p^)r Stigaud, premier du nom , du temps de Richard IL U est appelé AUaria quœ sunt in ALga super àquam Lemône dans une charte de 1063. La rivière voisiné porte toujours le même nom.

Cette paroisse est réunie» pour une partie, à celle de Montpinçon; le reste dépend de St-Basile et fait partie du canton de Livarot.

LA GftâVUiLft

La GraveUe, Gra^êlia, GrmeUtu

Là pttwie de La GmveHe estrévftie àcelle de Mooiftecte.

L'église n'offre de digne d'être cité qa'nnt porte oecidenule à plein^intre , dont ks oltrcaut réguliers et Wea appareillés, en pierre de taille, reposent sur des impostes ttMéii ett ftisëèu et sur Aes piiéds-dit>il8 itans tolonnes;

608 STATISTIQUB MONUMENTALE DU GALTADOS.

la doaUe voussure de cette porte est bordée d'nue cyoutiae chargée d'étoiles , ce qui indique assez le XII* siècle.

Hormis cette partie de la façade qui se trouve encadrée dans une maçonnerie moins ancienne , mais aussi en pierre de taille , et le chevet dans lequel on voit une fenêtre ogivale bouchée , Téglise appartient à la période moderne. Toutes les fenêtres sont carrées. Toutefois, les parties basses ou fondations paraissent plus anciennes , et il est probable que quelques parties de murs ont été ménagées lors de la reconstruction du XYIII* siècle.

Les voûtes sont en merrain avec entraits. Un porche en bois précède l'entrée occidentale : il porte l'inscriptioo suivante :

Page 1