FAITTE
On i^nM^qne à TîniéHenr un joli rélable; stylé Louli XfV* âé«oré éê deut colonnes ton^. La pnrtie inféirii^Ui^ dtf tti esc garnie d^m (MSp dé vigne. L*ènMbfefflënt eoMbie a un cintre brisé. Dé chaque eètédti Jetable iock placés deux
bons tableaux peints sur bois , représentant , Fan la Saînte- Yîerge, l'autre le Christ, dont la tête nous a paru belle. Ces tableaux » quadrangulairés , sont entourés d*uue riche bordure^ artisiemenl sculptée. Au-dessus de ces tableaux est placé un panneau cintré , où sont peints denx vases d'une fonne gracieuse. Le tabernacle , à pans qoopés , est décoré sur les angles de colonnettes torses accouplées et surmonté d'une petite galerie formée de balustres en fuseau. Les petits vases qui surmontent la corniche sont également faits au tour. Le tombeau en pseudo-gothique est moderne.
Le lutrin est en forme d'aigle.
L'un des autels de la nef est décoré de deux colonnes torses corinthiennes garnies de roses. Cet autel était autrefois dédié à la Sainte- Viei^e. Le tableau représente le martyre de saint Laurent A l'un des angles est peint un écusson : De gueules aux deux fasces d'or.
On remarque , dans la neif , une ancienne statue (XY* ou XVr siècle ) représentant saint Sauctin.
La voûte, aujourd'hui revêtue de plâtre , est en merrain.
Une porte carrée, surmontée d'un oculus, s'ouvre dans le mur occidental. Le gable est couronné d'un campanille circulaire , percé de trois baies cintrées reposant sur des pieds-droits formant pilastres. La coupole qui supporte la croix est couverte en ardoise.
A gauche , en entrant dans la chapelle , on lit l'inscription suivante :
CEUX QUI BKTHBBOMT DANS CBTTB CBAPBLLB SONT IlfYITiS D*T DIBB ON AVB MABIA POUR LB SALUT DB M"* LA MABQOISB DB P0BTB8 QUI L*A Wkit EiTABlifc DABS CBT BSPOIR BN 181 A.
L^autel offre une niche cintrée qui renferme une statué en bols du XYP siècle, peinte en blanc, autrefois minialarée,
représentant Notre-Dame de la Délivrance. Au^essus, est qd tableau formant retable , représenUnt le cmci/iemenu
De chaque côté du sanctuaire s'ou?re une fenêtre à og^ve très-aiguë, sans moulures.
La voûte de la chapelle est en lambris.
Château de MaiUoc. — Le château de Mailloc, bâti ao fond de' la vallée et à peu de disunce de l'église, an midi, appartient à M. le marquis de Golbert-Chabannais , dépoté
VUB DU CHATEAU DB MAILLO€«
de l'arrondissement de Lisieux au Corps législatif et membre de l'Association normande.
Ce château, décrit par M. Raymond Bordeaux {Excursicm dans la vallée d'Orbec^ 11 juin 1850), est « nn édifice coo- (( sidérable dans le style du XVII* siècle. Flanqué de quatre « grosses tours rondes , peut-être plus anciennes , que baic gnaient autrefois des fossés , il est bâti en pierre de taille u sans sculptures, » L'intérieur offre de vastes pièces. Les murs du grand salon sont revêtus de tapisseries à pe^rsonnages d'une belle conservation.
Les parties supérieures du château présentent un riche pavage émaillé. Les carreaux sont variés de dessins et de
couleurs. M. Raymond Bordeaux a compté , dans une pièce » dix variétés de ce curieux spécimen de ]*art céramique dans notre contrée.
« Maîlloc était le chef-lieu d'un fief considérable, entouré « des quatre paroisses de son nom : St-Martin, St-Denis, « St-Julien et St-Pierre-de- iMailloc , à cause desquelles, (( dit-on^, on appelait Hôtel des quatre Maillots , Thabitation V que le seigneur du fief possédait à Rouen, rue des Maillots, c Trois maillets formaient les armes parlantes de cette an- « cienne famille, dont le nom se prononce Mailla. ))
L*antique demeure des Golbert , d'un aspect sévère et monumental , a subi à l'intérieur une grande restauration qui atteste le goût du propriétaire actuel. C'est aujourd'hui une des habitations les plus luxueuses de la contrée.
Nous devons à l'obligeance de M, Charles Vasseor les notes historiques qui suivent sur les anciens seigneurs de Mailloc :
« La famille des seigneurs de Mailloc remonte à la plus <c haute antiquité. Jean de Maîlloc suivit le , duc Robert de « Normandie en Terre-Sainte. Les Rôles de l'Échiquier rc- (( latent, à Tannée 118u, le nom de Roger de Mailloc. « Henri de Mailloc figure sur la liste des tenanciers des fiefe « militaires du commencement du XIIP siècle. Mais il est (\ impossible d'établir une filiation entre ces divers person- « nages. On retrouve encore des descendants de cette famille « pendant les XIV , XV et XVP siècles. Il existe, aux Ar- « chives du Calvados, un aveu rendu le 29 août 1551, par « Jean de Mailloc au cardinal d'Annebaut, évêqae de Lisieux, (( pour la terre de Mailloc ayant titre de baronnie , et l'on « des membres du comté de Lisieux. Nous transcrivons un « droit curieux relaté dans cet aveu : Et lui appartient la c haquenèe ou mule sur laquelle est monté ledit seigneur tt étêque le jour qu'il fait son entrée à Lisieux en lui aic dant à descendre près la croix St-Vrsin, à la sujétion de
c lui servir ledit jour d*écuyer tranchant. Tenu fedtf fief « du comté de Lisieux à foy et hommage et relief, agec < UO jours de garde à la porte d'Orbec aud, Lisieux en c temps de guerre,
c La barounie de Mailloc fut érigée en marquisat par a lettres de 1693 , en faveur de Gabriel-René de Mailloc, « fils de Gabriel de iMailloc et de Renée de Gréquy. Le pre- «r mier marquis de Mailloc mourut sans postérité, le il oc- « tobre 1724, et sa veuve, Claude-Lydie d'Harcourt (celle « qui figure sur la cloche de St-Denis) , se fit adjuger le a marquisat de Mailloc, qui passa plus tard au ducd*Hir- « court, son frère. Si nous en croyons les inscriptions des (( cloches de St-Martin et de St-Julien, ce serait ce doc u d'Harcourt qui aurait vendu la terre de Mailloc à la famille (( d'Houdetot, qui a dû la posséder jusqu'à la RévolatioD. • Le marquis de La Place, le fameux savant de TEmpire, « posséda le château de Mailloc, et c'est de lui que Tacqot a le marquis de Porte, beau-père de M. de Colbert qui lia- « bite maintenant. »
St-Pîerre-du-Tertre ( aujourd'hui St-Pierre-de-Mailloc) avait pour patron laïque, au XIY* siècle, Henri de Maillot; aux XVI' et XVIII* siècles, le seigneur du lieu.
Jean de Maillot, au XIV* Hêcie, était également seigneur de St-Hippolyte-de-Ganteloup ; Jean de Maillot , ou son fils, fut du nombre des trois cents chevaliers auxquels lé roi Jean pardonna, le 22 décembre 1360 , d'avoir pris le parti da roi de Navarre.