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LE S' PIERRE LEGUIER TRESORIER COMPTABLE. IRAN COPIE KA FAITE

L'église de ki CbapeUe-Yvon est sens l'invocation de N«tre-

825 STATISTIQUE ^iP^lfXiËNJfUS DU CALVADOS.

Dame. Elle faisait |^rtj^ da /doyenné d'Orbec Les poniNte du Xrv* siècle iodiquent, comme patron, le seigoeur do Besnerey; cea^ des siècles ssnivanu portent simplement le seigneur du lieu : daminus loci.

La cbapelle-Y?on était up plein fief de kaabert. En 1S62 , il appartenait à maistre Pierre des Hayes ; en 4581, à Jacques des Hayes, sieur de Gassart. An XYIV sîède et josqn'à la Révolution, ùfk le trouve en la possession dns Gfaaunoot de Quitry^ barons d'Orbec.

Le Besnerey. — La paroisse du Besnerey {Besnereyumt Benereum) a été réunie à la Gbapelle-Yvon. L'église est démolie et le mobilier transporté dans Téglise de la nouvelle paroisse. La cloche mérite l'attention ; en yoici l'inscription :

t lAY BTB BBlflB PAE M" L0VI5 lAROIN CVWÇ OB Cf U^V^ RT ffWB^ BSTIERKB PAB HATT BT PT MB M** AMAlfD THOMAS IH^B CHB^r MBI» BB MTBOmSIfa IGB BT PON DR8 PSB DB TOTBTILLB STB ABQTM BBATHBT BT ATTBeS LIBTX COR*' DT BOT EN TOVS 8BS Ceita M" DES BEQTB5TE8 ORD" DB LHOTEL OR SA WAIBST^ ET PAE HTB BT PTB DAME MADAME AKORIME 0? FAT TBTVB DR HATT BT PT 80B V^ lACQTBS AlfTOlBB DR CIATMOBT 'CBE*' MABQTIS DB filTBT BABQB D*OBB^ BT DE ^lEBFAITB Sfi' B? POP DBS PSB DB TORDOIS LE RORGERAy BT AYTfJBS USTX.

Cette église éuit dédisse à saint ÉtieDn^. Elle dépendaU, comme la GhapeUe-Yvon, du doyenné d'Orbec Le patronage était laïque.

On trouve en possession du fief du Besnerey , en 1431 , Antoine de Castillon; en i^i69, Gueroudin de Franqneville , sieur de CoUandon è Glos; en 1562, maistre Nicobs de U Ffimam; en 1648. Fr^yaçàs 4e «|o09s, seigneur dePréaqx;

CANTON D*OUBEC. 827

en 1677, René de Moges, 80D fils, CjOi^eiller an Grand- Gooseil.

Au XVin* siècle, les Trevet avaient succédé aux de Moges, et ao moment de la Révolution , les Despériers de Fresnes possédaient cette terre, qui se trouve encore dans la oaâme famille.

La population des deux paroisses réunies de la Chapelle- Yvonet dn Besnerey est de $35 habitants. Au XVIJI* siècle, on comptait à la Chapelle-Yvon 275 habitants (55 (eux), an Besnerey 200 (^0 feux). Cette augmentation notable tient aux usines établies sur la rivière d*Orbcc

SAINT-JULlKM-DE-MAILbOG.

St-Julien-de-Mailloc, Sanctus Julianus de MaiUûtf 4e Mailloco.

Cette église est assez vaste; mais elle offre peu d'intérél, par suite des transformations qu'elle a subies depuis trente ans.

Rien , dans les parties anciennes, n'indique une constriicrtion antérieure au XV" siècle. Les contreforts et quelques fenêtres, plus ou moins mutilées , qui subsistent encore, ont tous les caractères du style ogival flamboyant. Le p(aB offre une nef et un chœur qu'on vient de reconstruire , et il n'y a aucune particularité à signaler.

Le clocher en charpente, de 100 pieds de hauteur, appartient aussi au XV* siècle. Il était originairement assis sur l'arc triomphal , en avant du chœur ; mais il a paru plus conforme aux usages modernes de l'éublir sur le pignon occidental. Deux charpentiers du pays , nommés Nicole et Lami , ont entrepris d'opérer ce transport sans démolition.

La distance à parcourir était de 65 pieds (1). Âpres réussite complète, on leur a versé 250 franco seulement

Rien, à rintérieur, ne compense la triste idée conçue dans rinspection de l'extérieur : voûtes plâtrées, mobilier insigniOant II faut pourtant signaler un tabernacle en bob du W* siècle , que M. le curé actuel a découvert dans les greniers. Ces sortes de meubles sont rares dans leur inté* grité. Â l'article de Grengues ( tome IV) , on a figuré on panneau qui appartient évidemment à un tabernacle. Geloici est divisé en deui étages par une tablette posée à peu près à moitié de la hauteur. Il est carré en plan et représente assez bien une tour d'église de l'époque. Des pilastres formant contreforts garnissent les quatre angles; un petit docbelon orné de crochets leur sert d'amortissement Les faces sont composées de panneaux découpés à jour en arcatores, doublées dans les vides d*un verre épais, incolore, qui permettait de contempler l'intérieur. On dislingue encore ies traces de peintures dont ce tabernacle était revêtu : rouge à Pintérieur, vert à l'extérieur, sans aucun dessin. La porte n'était point différente des autres faces ; elle occupait toute la hauteur. Chacune de ces faces se termine par un triaogle garni de crossettes et percé d'un trèfle. Rien n'indique qu'one pyramide ait complété le couronnement La hauteur totale de cette tour est de 2 pieds environ, et sa laiigeur de 7 pouces.

L'église de St-Julien-de-Mailloc dépendait dn doyenné d'Orbec. Le patronage était laïque.

Le clocher renferme deux cloches, La plus grosse est moderne ; l'autre porte l'inscription suivante :

f ut BTB BBNIB PAB M" PBAUÇOIS IOCHBL KBCSIIIBB CUBB DB CI LIW

(4) Noces par M. Ch. Vaueur.

CANTON D'OSBEG. 829

BT NOMMiB L0DI8I PBANÇOISK PAR CBIARD LOUIS PBANÇ018 MARIE AII«B

YICOMTB D^HOUDETOT ENFANT DB CLAUDR CONSTANCE CEXARD d'hODOETOT

MABECBAL DBS CAMPS BT ARM^ DU BOT HABQUIS DE MAILLOC ET AUTBBS UBUX lEAN PAaLBT FILS PIBBB(e) TBBSOBIBB. A LAVaLBTTB DB LIS1BUX MA F^ BR 1771.

Celte cloche a été publiée par M. le doctefur Billon dao$ ses Études épigraphiques.

La paroisse de St-Julien était comprise dans la baronnie de Mailloc, dont le chef est sur St-Pierre; elle n'a jamais eu de seigneur particulier.

Chapelle de Mailloc. — La petite chapelle qu'on trouve sur le bord de la route d'Orbec à Lisieux est sur le territoire

CHAPELLE RE MAILLOC

de St-Julien. Sa construction , comme le fait voir le dessin

830 STATISTIQUE MOltOIIBRTALB DU CALVADOS.

de M. Bouet, date toat au plus du XVP siècle. Lechevet est à paus coupés sans ouvertures : deux baies ogivales s'ouvrent symétriqaemeot dans les murs latéraux pour éclairer l'autel. La porte est au milieu du pignon de^l'ouest vers la route. Dans les vantaux , menuiserie en style Louis Xlt, ou a pratiqué un petit guichet pour permettre aux pèlerins de voir l'intérieur. Un petit autel, fort simple, compose tout l'ameublement. Il n'y point de voûte , mais un simple plafond. Un petit clocheton en dôme, percé de quatre arcades cintrées, contient la cloche.

Cette chapelle est dédiée à Notre-Dame : le patronage appartenait au baron de Mailloc.

La fête patronale se célèbre le 8 septembre. C'est ane foire avec assemblée très-fréquej|tée, dont la principale marchandise (après les liquides) consiste dans des melons dont la culture se fait en grand dans les champs d'alentour. Je ne sais pourquoi celte assemblée se nomme la^atm-Gourc^an, ce saint n'étant l'objet d'aucun culte dans la contrée.

La population de St-Julien est de 555 habitants. £lle était, au dernier siècle , de /^15. C'est encore à l'industrie qu'est duc cette augmentation.

Voie romaine. —Ta voie romaine de Lisieux et Condésur-Iton montait sur le ooteau près de la chapelle de Mailloc pour se diriger ensuite , à peu près en ligne droite, vers Broglie , La Barre et Condé. Je l'ai suivie de la chapelle de Mailloc à St-Germain- la-Campagne. Elle laissait à gauche l'église et le village du Besnerey, et à droite celui des Petiu- Périers, Elle passait à 500 mètres , au midi , de l'église de St-Germain-la-Campagne. On la voit très-distinctement , entre St-Germain et le Besnerey, el l'on trouvée 1 kilomètre 1/2 de |St-Germain, vers le Besnerey , un carrefour au milieu duquel existe aujourd'hui une croix entiêremeot

CAMTON d'ORBEC. 831

en fer portant une inscription et les armoiries de la famille qui Ta érigée ( Y. la communication que j*ai faite il y a quelques années à fei Société française d'archéologie ). Cette croix al très-probablement remplacé un monument romain , soit une cofonne milliaire, soit peut-être plutôt un autel dédié à Mercure. Le piédestal de la statue de ce dieu , trouvé dans les fondations de Téglise St- Germain quand on Ta reconstruite, il y a quelques années, et qui a été transporté à Évreux, pourrait bien avoir occupé cet emplacement dans Torigine; C*€fit une cbnîecture, sans doute , mais ce marbre ne devait pas avoir été apporté de bien loin qnand on Ta . fait entrée dans les fondations de Tégiise.

Quoi qu'il en soit» ce chemin que l'on peut encore re- . connaître jusqu'à St-Germain, et qui se confond ensuite • avec la route de ce lieu à Broglie , est évidemment celui que l'Itinéraire d'AnConin mentionne : il est connu sous le nom de chemin Petrey , et la tradition rapporte qu'il a plus de 100 Ueuei de hngneur. C'est à tort que le chemin de Lisieux à Chambray par Courtonnela -Ville , qui est parallèle au précédent , a été regardé par quelques personnes comme la voté romaine de Lisieox à Dreux.

âitJfT^MABTlM-DEp-MAILLOC.

St-Mfrtitf^é-Ma*oc, S. M. de Valle Auribeeci.S. Martin du YtA'â'tJrbet (f ).

Le nOHï éà Sf-Martin^ le- Vieux donné au moyen-âge à cette paréisst^ ,* ft son vocable seul , que M. Ang.*Le Prévost regardai côwSie datant des temps mérovingiens , dispose l'archédlogàé qui gravit la colline sur laquelle est bâtie

(i) Notes pat M. Ch. Visseor.

832 STATISTIQUE MONUIfENTALB DU CALVADOS.

CANTON D*ORB£C. 83

l'église, à la rencontre d'un édifice intéressant La déception est grande. On se trouve en face d'une construction pouvant au plus remonter à la fin du XV" siècle , où rien ne mérite fixer l'attention. Le chœur est tourné vers l'ouest, contrairement à l'usage : il date seulement du XVII* siècle. La nef , en grand appareil avec ses contreforts épais , a conservé trois fenêtres ogivales. On a bâti en 1862 en avant du portail , une tour en briques de ce style pseudo-ogival , chinois, plus laid que le plus laid classique; mais qui seul a cours maintenant parmi nos architectes de campagne. C6tle addition achève de défigurer une église déjà nulle en elle-même.

L'inventaire de l'intérieur est bien vite fait La voûte du chœur est plâtrée. Celle de la nef a conservé ses charpentes apparentes, mais elle est en très-mauvais état

Le maitre-autel appartient an règne de Louis XV.

Les deux petits autels, presque identiques , sont du siècle précédent Rétable à fronton cintré , soutenu par deux colonnes cannelées, dont le tiers inférieur est entouré de feuillages. On doit remarquer dans la niche pratiquée près de l'autel du nord , une Vierge en bois doré qui n'est pas dépourvue de mérite. Plus loin est une statue de saint Loup, qu'on peut attribuer au moyen-âge.

La croix du cimetière , en pierre avec fleurs de lis aux extrémités , date du XVIII* siècle.

La cloche est ancienne. M. le docteur Billon en a publié l'inscription dans son Épigrapkie campanaire.

f LAN 4781 UT m BUriTE PAR M' BBLLAMY CVRB UB CB LIBII AMCIBII PB0FBS8BVB BN L*DH1TBBSITB DE CABN ET BOMMiB LOUISE PAB TRB» HADT ET TEES PUISSANT SBIOMBOB GLADDB GOJfSTANCB GBIAB DE ■ODDETOT LIBCTBITAIIT OENBEAL DBS ABHÉBS DU BOY ASSISTÉ DE TBBS HAUTE ET TRES PUISSANTE DAMB LOUISE PBBBINET EPOUSE DE TBBS BAUT BT TBBS PUISSANT SEIGNEUR CBZAB LOl'IS MABIR FBANCOIS ANOB VI-

83/i STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS.

COMTE DB toOOOBTOT HARQqiS DE MAILLOC MABKCBAL GBRBAAL DB4 TI0CPB9 Al DEH DU CAP PARBAIN RT MARBAIXE RRPBESBNTiS PAR MESSIBB COU- LA IME IRAN DR CMBVRC4BUB SKIQNEOR DR SOQUENCE. M' ■ARIE TICAIBR DB CETTE PAHOIWK FT M« PlBRRR TABABIB ET M' LACQCES GALOPIfl DETOTBi. IBATt CHARLES CATILIBB.

Sur la panse « on voit on petit écusson sarmonté d'une couronne de marquis, et portant une bande chargée de trois roues à six raies.

La paroisse de Si- Martin faisait partie du doyenné d'Orbec. Le patronage était laïque.

Le Bulletin monumental de i86(i (p. 558) a parlé d'une découverte de sépultures, probablement mérovingiennes, faite sur le territoire de cette paroisse.

I^ population de St-Martin-de*MailIoc est de 629 habitants. Au siècle dernier, elle était de 600 (120 feux).

SAIM'«DK3ilS-DR-MAILLOf:.

St-Denis-de->lailloc, Sancius Dionisius de MaiUot^ Sanctus Dionistus de Vatle-Auribecci^ St-Denis de MaiUoe, St'Denisdu Val-d'Orbcc.

St-Uenis est réuni, pour le culte , à St-Julien de Mailloc Il dépendait aussi du doyenné d*Orbec. Le patronage appartenait au seigneur du lieu*.

L'église est conservée avec soin par les habitants. Elle est assez petite. Le pignon de l'ouest, où s'ouvre le portail , date du XVr siècle dans la partie inférieure. Le haut a été refait au WHI". La porte est précédée d'un beau porche en charpente vigoureusement taillé, qui a les caractères de la Gn du XV siècle.

Les deux murs latéraux sont inégalement percés. Chacun

CANTON D'0RB£G. 8S5

est flanqoé par deux contreforts placés aux extrémités , dont les profils accusent le XV* on le \YI' siècle. Les mnrs sont romans , bien que les moellons dont ils se composent n'affectent pas d'une manière bien distincte Vi^tu spieatum. Les fenêtres datent en partie du XYI* siècle, en partie

du xvnp.

Le clocher est assis sur le pignon oriental de la nef ; il appartient au XYI* siècle : ses évents se composent d'une série de trilobés. Du reste , il n'offre rien de remarquable.

Le chœur est petit et sa construction doit remonter à l'époque romane , comme celle de la nef. Le che?et a été reconstruit, probablement au XVP siècle. Les ouvertures sont encore plus modernes^ Une petite sacristie cache en partie le mur septenlïionaL

L'intérieur est assez obscur. Le maître-autel , dans le style du règne de Louis XIY, se compose d'un entablement soutenu par six colonnes corinthiennes, avec une niche cylindrique au centre ; mais cet encadrement a dû renfermer autrefois un tableau. Cet autel, comme le reste du mobilier, a peu de valeur. Six belles torchères on bois tourné servent de chandeliers. La voûte du chœur est plâtrée ; les enlraits en ont été coupés, ce qui a fait pousser les murs au vide et a occasionné une lézarde profonde dans le mur du chevet. Au sous-faite sont sculptés trois blasons: le premier du chapitre de Lisieux , le second de France , et le troisième de gueules à trois maillets d'or , 2 et 1 , qui est de Mailloc

L'arc triomphal est à moulures prismatiques portées sur deux piliers semi-cylindriques.

Les deux petits autels de la nef, du XYII* siècle, comme celui du chœur, sont sans intérêt artistique. L'autel du nord est dédié à la Yierge, selon l'usage constant: l'autel du sud a pour titulaire saint Hubert; on trouve à côté un Tableau des Fondations de la Confrairie de St-Hubert,

836 STATISTIQUE Ml^ItJMÈNTALE DU CALVADOS.

éfigée de temps immémùriûl en i*églisc de St-Dems de Màittaà, Cette confrérie s'acquitte des mêmes devoirs que les Charités instituées dans la plupart des paroisses de révêcHé de Lîsieox.

La barse do clocher, comprise dans la clôture du chœur, qui n'a pas varié depuis la Révolution , a été disposée an tentréetar tihe sorte de dôme pouf ne point cacher la pointe de Tare triomphât. La voûte de la nef est en lambris ; elk n'a poitft Sùèl, cômnïe cette du chœur, l'outrage d'un liG^tble ptâtfâge. La charpente , indépendante des murs » pdree sut* des t)Oteaux très-forts posés sur le sol. "Elle n'est aucunement ornementée , itiais d'une conservation parfaite.

Ob retrouve dans le paîvage quelques restes de carreaui émaillés , et sur les murs des tra<^ de peinture à Tocre roogc.

PluKlëtfrs fëùêtres possèdent encore quelques fragments de vitraux du XYl^ siècle. Il faut mentionner lïne Vierge hs^se, ajrant à ses pieds trois donateurs, deux hommes et nûe femme. Cette Vierge est charmante , peinte en grisaille arec les hachiit^es les plus fines. Lés draperies sont bien étudiées. L'enfant Jésus , debout sur les genoux de sa mère , tend ses bras vers les trois personnages agenouillés à ses pieds. Ces donateurs n'bdt point les costumes brillants de la noblesse, et fl n'y aurait rien d'étonnant à ce que ce fussent des paysans du lieu. L*un est vêtu d'uti sarrau bleu, semblable k la blouse portée encore de nos jours par les cultivateurs normahds ; le second est en brun. La femme porte le bonnet pyramidal Lexovien, qui vient de disparaître devant des tiiôdes parisiennes.

La cloche est ancienne , voici son inscription :

f l'an iiSè lAY UfK BBNIB PAB M»* lAOQVES VALLBB PBftB CVM M CB tdT BT NOMSCBE CLAVDR PAR M^ ÀBHABAtf DARCOVBT OOYBSÎ M

CANTON D'OBREC. 8^7

LMUM METBOPOUTAMB DE PAK0 ABBE COMMBUDATAIBB DE SIG2IY ET DE SAINT-TATEIR OEVBBCX ET PAB PVISSAITTB DAME CLAVDE LIDIB DABCOVBT MABQTISE BE MAILLOC DAXB DV CHAMP DE BATAILLE ET AVTBB8 LIB?X.

(Vojex Épigraphie campanaire, par M. le docteur Billon.)

€assini indique , à St-Denis-de-Manioc , un château dont je n'ai pu découvrir le moindre vestige.

Le châtelain était tenu de faire ZiO jours de garde à la porte d'Orbec , à Lisieux , en temps de guerre. On trouve comme possesseurs de ce fief: en l/i/ii7 , Guillaume Fouqoet, dont la fille et unique héritière épousa Gueroudin de Franqueville , sieur de Gollandon ; en 1532, Charles de Mailloc qui , avec François de Fontenay , le seigneur du Mont-à-la-Vigne et d'autres gentilshommes, maltraita fort les bourgeois de Lisieux; en 1562, Jehan de Mailloc; enfin, en 1601, Hamon de Mailloc, l'un des plus turbulents gentilshommes auxquels le roi Henri IV ait eu affaire, et qui, comme son ancêtre, ne se fit pas faute de rançonner les habitants de Lisieux. II épousa Madeleine de Melun, qui lui donna une fille, mariée le 18 octobre 1618 à Charles-François de Lyée , seigneur de Tonnancourt.

Deux antres fiefs avaient leur manoir sur le territoire de cette paroisse : la Masselinaye , appartenant au chapitre de Lisieux, et le Hameau-Chouque.

La paroisse de St-Denis-de-Mailloc dépendait de l'élection de Lisieux , sergenterie d'Orbec. Elle comptait 67 feux, environ 3S5 habitants. La population actuelle n*est plus que de 207.

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