‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 5)Chapitre 51 sur 113 · CANTON DE VILLERS- BOCAGE · texte numérisé non relu

CANTON DE VILLERS- BOCAGE

être une dépendance du domaine de Tesnières ; ils s'opposèrent aussi à la prétention manifestée en 1551 par les commissaires du roi, de Oeffer en son nom une partie de ces bruyères. Je vais donner, en note, une courte indication des pièces qui se trouvent dans le cartulaire d'Ârdenhes, relatives à ces contestations (1).

(1) 1521. Protestation de Tabbé et du coareot d'ArdeoDes contre la Tolonté manifestée par les commissaires du roi de fieflfer, en son nom, les landes et brières de Montbroc, faisant partie de la terre de Tesnières. — Il est fait droit à cette opposition.

1529. Les commissaires-généraux, députés par le roi pour la réunion, Tente et revente de son domaine, attendu que les paroissiens de Noyers ne s*étaient pas présentés pour exhiber les titres en ▼ertu desquels ils jouissaient de cent acres de landes, ordonnent qu*il soit procédé à la revente de ces terres.

Un arrêt du conseil, du 27 juin 1630, faisant droit à la requête présentée par Tabbé et le couvent d^Ardennes contre la décision cidessus, en ce qui les concerne, les maintient dans la propriété, possession et jouissance des terres, bruyères et landes de Montbroc, sises en la paroisse de Noyers.

Le 30 juin 1630, Hercule Vauquelin, lieutenant-général au bailliage et siège présidial de Caen, maintient rembarquement fait dans le parc du roi, à Bvrecy, de vingt-sept bestia€x que les paroissiens de Monts avaient conduits sur les pâturages de Tabbaye dMrdennes, en exécution de l'arrêt du conseil dont il vient d^être parlé.

Le même lieutenant-général rend, le là juillet 1631, une ordonnance par laquelle il décide que les landes de Montbroc seront àr pentées et délivrées jusqu'à concurrence de ;^52 acres à Fabbé et au couvent d'Ârdennes, nonobstant Tappel porté par les paroissiens de Monts.

Sur la requête présentée par les manants de Monts au conseil privé du roi, en cassation des décisions précédentes, et l'intervention des paroissiens de Noyers^ lo même conseil rend un arrêt, à la date du 20 octobre 16i^0, qui renvoie les parties devant le parlement de Rooeil, et condamne les appelants intervenants aux dépens.

Le 9 'août 16/i5, Charles Leroy, commissaire, député de sa majeàté

STATISTIQUE HOItOHBNTAIA DD ULVADOS.

Miaay, Misseium.

L'église de cette commune n'offre pas un grand intérêt; cependant dana le mur méridional de la nef.

qni paraît du Xlll* siècle, on remarque une aaaez jolie porte ogivale entre deux arcades obscures de même

ponr l'eiëculioD de l( décliratioa du conieil sur l'BliénatJoD des terre* TaiD», viguet, pallut et marais dei bailliagei de Cien et dn CoIeDlin, ordonne que le* landei de Uoatbroc, appartenaot I l'abbajie d'Ardennefi, aeronl rojéea dei aEScbet,

Le pariement de Rouen, atatuant sur le pourroi dea paroiuieai de Monis et de Noyeii, par un arrËt du S join lBi6, le déclare aaarecerable, et condamne lea appelant» à 75 liTrei d'amende enrer* le roi, et i tous fraie et dépen» enverg les inlimii.

Le coDieiller du parlement, délégué pour l'eiéculion de Tarrtt précédent et de la teutence confirmée, le rend, le S décembre ISAS, sur les lieui, et, aprèi une sommation bile mds ined» aux partiel de conrenir à l'amiable d'un arpenteur, il en nomme un d'ofBce,

L'arpenteur, aprè* l'être bit aggréer par le> partie*, h livre ii l'opération pour laquelle il » élé commis et en drewe procit-verbal.

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forme. Les chapiteaux des coloimes qui supportent les voussures et rensemble du travail, se rapportent assez à la première moitié du XIIP. La corniche est ornée de petits cintres portés sur des modillons taillés en biseau, sans sculptures.

Le chœur doit être moins ancien que cette nef, mais il offre si peu de caractère, surtout depuis qu'on y a ouvert des fenêtres modernes et qu'on a badigeonné l'intérieur, qu'il serait fort difficile de se prononcer sur sa date. On voit cependant encore une corniche garnie de dents de scie, moulure assez ordinaire vers la fin du KIIP siècle, mais qui a aussi été employée au XIV*'. Un collatéral a été appliqué le long du mur latéral du nord.

La tour se trouve du même côté entre le chœur et ia nef; elle est de la fin du XY® siècle jusqu'au premier étage ; le reste a été repris en sous-œuvre à une époque assez récente et se termine par une coupole en forme de cloche.

L'intérieur de l'église ne présente absolument rien à observer et se trouve, comme je l'ai dit, complètement couvert de peintures.

Cette église est sous l'invocation de Saint Jean-Bap* tiste. La nomination et le patronage appartenaient à l'un des chanoines de Bayeux qui percevait les dîmes ; le curé n'avait que les verdages, mais il recevait du chanoine de Missy 500 liv. de pension.

Tout près et à l'est de l'église existe une maison du commencement du XVI* siècle, dont les fenêtres, à croisées de pierre, sont bien profilées et n'ont point été mutilées. Ce petit château à usage de ferme appartient à M. le comte de Ghazot, qui habite dans la commune un château moderne et plus considérable.

?S2 STATISTIQtlE HONDMEKTALB DD CjlLVADOS.

Benseignemenis historiques. — Le flef de Missy fut porté, au commeacemenl du XV* siècle, par Jeanoe de Miasy, Qlle de Colin, seigneur de Miasy et de Guillemette Suhard, à son mari Colibeaux, seigneur de Criquebœuf (1). Celui-ci, deacendu de la maison d'Ëstou-

teville, fut un des 119 chevaliers qui défendirent le MoDt Sainl-Michel contre les Anglais en 1417. Son fils Simon, seigneur de Criquebœuf, deMîsey, de Brucourt, du Ham, d'Anneville et du Parc, demeura toujours fidèle à son roi; ce qui fut cause que Henry V, roi d'Angleterre, le dépouilla de ses biens pour les donner à Colard de La Porte, ^a 1421 el 1422. Il mourut sans enfanta et laissa pour héritière Perrette de Criquebœuf, sa sœur, qui avait épousé Richard de La Rivière, seigneur de Gouves. De cette alliance sortit entre autres

(1) Hln. itt gr. offi., B, p. id.

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