‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 5)Chapitre 60 sur 113 · CANTON DE TILLY8UA-8BULLB · texte numérisé non relu

CANTON DE TILLY8UA-8BULLB

Près de lui s'élève une chapelle bftiie au commence' ment du XVIP siècle (1605), comme Talteste l'inscription suivante, par deux frères Lemarchant, dont Tun était seigneur de Rosel et de Marchanville et l'autre seigneur d'Outrelaize^ près Bretteville-sur-Laize*

ILLYSTRBS ET NOBILES DVO VIRI FRATBE8 C0N8ILIARII REGIS PETRYS MARCHANTIVS ROSELLIYS BT M ARCHANVIL LEYS QVBSTOR GENERAÛS FRANCIiE BT 6A8PAR M ARCHAN TIVS VLTRALE8IYS IN 8VPRBM0 INDICTIONVM 8ENATV ROTHOMA GBN8I OBNBRALIS PATRONVR REGIS HVM ANiE SORTIS FATIQVE NEGB8 8ARII MEM0RE8 MVTVIS PUS QZ VOTIS HOC SACELLVM PIETATI BT SEPVLCRRO FAMILIARI DIGA TVM C0N8TRVI JVSSERE AN. D.

Plusieurs membres de la famille, morts avant la fondation de la chapelle, ont été déposés dans le caveau sépulcral : tels furent Jean Le Marchand, seigneur de Saint-Manvieux, Rozel et Ësquay» mort en 1558, et Robert Le Marchand son fils, mort en 1 580 ; la femme de ce dernier, morte en 1623, y fut aussi inhumée. Des inscriptions, sur marbre noir, attestent ces faits.

Les fondateurs de la chapelle eurent naturellement leur place dans le caveau. L'un, Jean Le Marchand, seigneur du Rozel^ mourut le premier en 1608, à l'âge de 70 ans ; l'autre Gaspar Le Marchand, seigneur d'Outrelaize, conseiller du roi et conseiller à la cour

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des Aides de Rouen, mourut à l'&ge de 82 ans, à Outrelaizè (1) et fut inhumé à Saint-Manvieux par les soins de son neveu. Son inscription en latin donne des détails sur sa vie. Voici la copie que j'en ai faite :

ILLVSTRIS ET NOBIUS OASPAR HARCBANTIVS VLTRALESiyS, REGIS C0NSILIARIV8, ET IN 8VPREM0 INDICTIONYH SENATV ROTHOMAGENSI GENERALIS PATRONVS REGIS, FER OGTO LYSTRA THEMIN PIE COLYIT REGI SYO BENE NOTVS, DE REPVBLICA SYA BENE MERITYS SVO MVNERE BENE FYNCTV8, A SYQ TANDEM SEPTVAGB8IM0 iETATIS SYiE ANNO LYBENS DESTITIT ET YBI NIHIL AMPUVS HABYIT QVOD PYBLICO PRifiSTARRT, REUQVVM YITJ& TEMPYS SIBI SVISQVE PRiCSTITIT NON QVOD TiCDERET PATRIiC VIYERE, SED QVOD PVDERET IN LITIBYS MORI OBIIT YLTRALESIiC, DIE PRIMA SEPTEMBRIS ANNO DOMINI GIDIDCXXI iETATIS 8Y« LXXXII — IS IN SACRA ET SYBTERRANEA HYJYS SACELLI GAYEA HIC INFRA SEPVLTYS EST IMPENSIS ET GYRA ILLYSTRIS ET NOBILIS NEP0TI8 8YI PETRI MARGHANTII DOMINI DE SAINT MANYIEU REGIS CONSILIARII, QUESTORIS GENERALIS FRANCIi« APUD GADOMENSES.

Pendant la Révolution ces inscriptions ont été détachées de leurs cadres : on les voit aujourd'hui incrustées dans le mur du sanctuaire du côté de TËpître. Il est

(1) A U mort de Henri III, on foraui nn conseil, k CUen, ponr veiller à U sûreté de U ville, sous rautoriti dn parlement et du gouverneur. On voit figurer dons ce conseil les deux Le Marchand d'Outrelaise et du Rosel, inhumés dans la chapelle de Saint-Manvieux. (Voir l'histoire du parUment dé JZpkm, par M, FloquH.)

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probable que la place qu'elles occupaient le long des murs de la chapelle correspondait avec celle des cercueils qui gisaient dans le caveau. A Tépoque de la Révolution on est entré dans ce caveau pour s'emparer des cercueils en plomb ; il est à présent en partie rempli de décombres, mais il est facile d'y pénétrer.

La chapelle eist élégamment incrustée de marbres rouges et noirs ; on y voit encore d'anciennes boiseries en chêne.

Un porche moderne précède la porte occidentale de la nef.

L'église est sous l'invocation de Saint Manvieux.

Le sous-doyen de Bayeux nommait à la cure, par suite de la donation faite, au XII* siècle, par l'évéque Philippe de Harcourt. L'abbaye d'Ardennes percevait les deux tiers de la dîme, et le sous>doyen un tiers.

Au sud de la route et à 1/4 de lieue de l'église, on trouve un château très-considérable dans le style du XVIP siècle (l"^ moitié), auquel est annexé un parc entouré de murs. (Voir ci-après un dessin de M. Bouet.)

Pierre Le Marchand, fils de l'un des fondateurs de la chapelle mort en 1608, et neveu de Le Marchand d'Outrelaize, dont nous avons reproduit l'inscription tumulaire, a fait construire, sinon la totalité, au moins une grande partie du principal corps des bâtiments actuels, qui sont très considérables et font suite au pavillon figuré ci-après. Le fait est attesté par une inscription en belles lettres capitales, placées au haut d'un escalier, et ainsi conçue :

PIERRE LE MARCHANT ES" SIBVR DE SAINCT MANYIEV CONSEILLER OV ROY ET TRSS"^

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GÉHÉItALlTe DE CAEH A FAIT PAIRE CBSTE MAISON LAH MIL SIX CEN17 VINtlT SEPT.

Le style de toute cette ligne de maisons répond en eiîet h cette époque. On voit, du côté opposé des cours,

des constructions plue anciennes et qui doivent remonter au siècle précédent. A l'extréniité de rhabitalion moderne, qui occupe le centre de la cour, on distingue quelques constructions du XVI' siècle. Le puits offre

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