CANTON DE TILLY-SUR««BU1L
Le personnataire de Fontenay et le curé de Saint- Martin partageaient l'autre moitié avec tous les verdages, de sorte que le curé de Saint-Aubin était réduit à la portion congrue.
Avant la Révolution, M"' Bourdon de Broué avait le droit de présentation à la cure et à la chapelle Saint- Marc (1).
Fontenay faisait partie de la sergenterie de Cbeux, élection de Caen.
Il y avait trois fiefs à Fontenay : Boislonde, Petiville et Fontaine-Daniel. Les vassaux du fief de Boislonde étaient paroissiens de Saint-Martin ; ceux des deux autres fiefs Tétaient de Saint-Aubin. Au XVIII* siècle, le premier fief appartenait à M"* Marie-Gabrielle de Bourdon de Broué ; M. de Gheux, seigneur et patron de Montigny, possédait celui de Petiville; le fief de Fontaine-Daniel appartenait à Tabbaye du même nom.
Richard Gondoin était seigneur et patron de Fontenay en 1356. Guillemette Gondoin, son arrière-petitefille; nomma Richard Néel à la cure, en 1464, à la place de Roland de Talens, décédé.
Jeanne de la Serre, dame de Fontenay, fille héritière de Grégoire de la Serre, conseiller du roi à Caen, était veuve de Marc de la Ménardière, seigneur de Guverville, quand elle fonda, en 1643, la chapelle Saint- Marc. Sa fille unique, Hélène de la Ménardière, dame de Cuverville et de Fontenay, porta ces terres à Jean d^Acher, seigneur du Mesnil-Vitté, qu'elle avait épousé en 1630.
M. d'Emiéville vient de faire construire à Fontenay un beau château entouré d'un parc considérable.
(1) Notes numascrites de Beziers.
382 STATI8TI0UI MOMUMENTALB DU CÂLTADOS.
ËgliseSaint-âubin. L'autre église est sous Tin vocation de Saint Aubin» évêque d'Angers, et de Saint Mathieu. . On croit qu'elle n'était originairement qu'une succursale de Saint-Martin, parce que, dans des titres, on trouve : jouxte la vicairie de Saint- Auhin-de-Fontenay. Le livre Pelut rappelle : ecclesia seu Vicariatus sancti Albini de Fonteneto Paganellû
Quoi qu'il en soit» la nef de cette église était romane ; les fenêtres ont toutes été repercées et une bonne partie des murs a été reprise en sous-œuvre; le mur du nord est le. mieux conservé. Le chœur, voûté en pierre, paraîtrait appartenir au XIII* siècle : on y voit extérieurement des arcatures.
Du côté de l'Ëvangile est une grande chapelle, voûtée en pierre, et en communication avec le chœur au moyen de deux arcades. L'inscription suivante, incrus» tée dans le mur, ayant été cachée par l'établissement d'une boiserie, on en a fait graver une autre qui a été placée plus haut dans le même mur et qui a été copiée sur l'autre : on a même observé la forme des lettres. Voici cette inscription :
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grâce * mtl ; c • c • c { quarante ; et • stx
Ainsi la chapelle Saint-Denis aurait été fondée en 1H46 : le fait mérite d'être noté et doit surprendre, car l'édifice présente d'un côté des lancettes semblables à celles du XIIP siècle. Peut-être, est-ce ici le lieu de . revenir sur une présomption que l'examen des églises rurales du Calvados a souvent fait naître. En voyant le