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de reveno; qu'une partie senrait ï payer les professeurs du collège de Yire» et que la uominaUon était alternativement aux èchef insdeVire et au seigneur de Vire, et la collation à Tévêque de Bayeuz ; mais qu*un nommé Gueaet s'en fit pourvoir en vertu des provisions de M. le cardinal Antoine, grand-aumOnier de France, comme d'une maladrerie; qu'il en prit poesessioa et obtint arrêt du conseil pour jouir de la mdtié des revenus comme administrateur. Il est dit ailleurs que cette chapelle fut donnée, en 1666, aux chevaliers de St -Lazare, ensuite réunie, en 1693^ à l'Hôtel-Dieu de Vire , et depuis cédée à l'hôpiul général de cette ville qui en possède le revenu. Cette chapelle fut interdite par M. de Luynes , évêque de Bayeux.
Parmi les curés de Neuville, on cite le célèbre Margarîn de la Bigne. François Le Gharlier, docteur en Sorbonne , curé de Neuville et doyen de Vire , fonda , en 1683 , le collège de Vire et réserva par sa fondation l'instruction gratuite audit collège pour tous les écoliers de sa paroisse ; en vertu de cette fondation , les régents étaient obligés de venir faire tous les ans un service en l'église de Neuville pour leur bienfaiteur (1).
Maître Nicolas Goutard , docteur de Sorbonne , curé de Neuville, fonda, en 1732, deux prix en chaque classe dudit coHége , et en 1733 deux harangues dans les classes de réthorique et de seconde , et suivant les termes de ses fondations, le préfet et professeurs de réthorique et de seconde étaient obligés de venir tous les ans au mois d'octobre con-
(1) Soo tombeau , qui éUil dans le cimetière, portait IMoscrlptlon mlTante : Tombeau de maure François Leckartier, prêtre, docteur de Sorbonne , curé de Neuville , doyen de Vire, et fondateur du collège de Fire, de trois petites écoles, quatre lampes ardentes f et bienfaiteur des pauvres de Neuville, Campagnolles, Coulonces et Le Tourneur, décédé le dix-neuf mai I6S3. Y. les notes manttserltes de Tabbè Déiicrs communiquées par M. Georges de Yillers.
férer avec lui oa ses successeurs au sujet de ses donations.
Les principaux hameaux de Neuville sont le GasI , la Milouzière , la Sorière du Moulin , la Soriëre du Perrey , la Grande et Petite-Herbelière , la Blanquaire , la Lande , la Papillionëre , le Pont-Féron , Lerrevie-Buaîn , Maupas , la Mercerie et le Bois.
Neuville a une foire tous les ans qui se tient le lendemain de Saint-Nicolas , près du château ; la paroisse relevait de la haute-justice du Beny.
VIRE (CHBF-LHII).
vire, Viria, Casîrum Viria,
C'est au XII*. siècle que Vire et son château acquirent, quelqu'ioiportance. « Dominant, dit M. d'Isigny, l'immense a fourré auquel son territoire a dû le nom de Bocage , Vire, « point central du Sud-Ouest de la province, offrit à ses « possesseurs une position forte et d'autant plus importante « qu'elle liait ou coupait au besoin le réseau presque circu- « laire des forteresses voisines. Son rapprochement à peu a près égal des deux mers et de la frontière du Midi , le a rendait en outre , sous la domination anglaise , une place • de sûreté contre les entreprises des Bretons et des Ang^is « en même temps. Aussi Vire fut-il toujours regardé comme « un point esseutiel pour la conservation comme pour la « conquête de la Basse-Normandie. »
On entre à Vire , en arrivant de Gaen , par une belle rue régulièrement alignée (la rue du Calvados). On pénètre ensuite dans la ville, après avoir passé sous la porte du beffroi » dont une partie date de Tau IdSO.
Anciennement trois autres portes principales donnaient accès à la ville; elles étaient munies d'un appareil imposant de herses et de ponts-levis. D'épaisses murailles , dont il reste
CANTON OE TIKB.
96 ^ STATISTIQUE MOmiliBNTALE OU GALVAMS.
encore quelques vestiges, défendues aux angles par de grosses tours à mâchicoulis, formaient, derrière de larges et profonds fossés , une enceinte continue sur un développement de près de 700 mètres (1).
Des porches garnissaient encore plusieurs maisons il y a vingt ans; il n*en reste plus aujourd'hui que deux ou trois.
L'église paroissiale de Notre-Dame fut d'abord une simple chapelle ; bâtie au commencement du XII'. siècle » sous le règne de Henri P'. , elle ne devint paroissiale qu'an XUI*. siècle (1272). Elle est assez vaste et de plusieurs époques.
Dans son ensemble, la nef présente tous les caractères du XIII*. siècle ; on remarque seulement sous l'orgue des parties qui peuvent dater du XIP. Les bas-cÔtés de la nef paraissent aussi du XIIP. Les chapelles attenantes sont du XY*.
Il convient d'assigner la même date au chœur , à l'abside et à une partie des bas-côtés qui l'entourent. Le transept méridional , avec le portail qui en fait partie , doit être du XIY*. siècle ou de la fin du XIII".
On lit cette inscription sur une table de marbre au fond de la chaire :
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