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PSRSBI A VOUS
On y Toit encore plusieurs autres tombeaux de la lanulk Du Chêne, qui portait un chêne pour armoiries.
Le château de la Maloi«elière est à 2 kilomètres sur la route de GampagnoUes ; il est déjà ancien.
L'église est sous l'invocation de saint Martin. L'abbaye de St-Evroult nommait à la cure.
D'après une charte d'Henry V. , roi d'Angleterre et duc de Normandie , dont la date est de 1126, il y avait à EloqTy
GAMTON DU BfiNY. 187
deux ^Ums (Niroissiales, l'égUae St-Martia et TégUseSt- 6eorg«9 (GalL ckrisu, t XI, instrum., p. 207). Richard de Gooionces, frère de Roger de Warennet eo doooa b patronage à Fabbaye de St -Evroolt, avec la dhne des mouliDs de Roavray à Goolonces ( Ord. YiuL , coIiecL d'Aodrô Dadiône , p. 601 )• L'abbaye de St-£vroult a joui de cette do- ■atîoQ jusqu'à la Révolulioo de 1789. L'église St-Geoi|;e8 est ruinée; sou emplacement se trouve dans le plant où se tient la foire.
La commune d'Etouvy a de la célébrité dans les environs ; les gens du pays disent que ik existait une ville can"> sidérable, ruinée par d'anciennes guerres; à l'appui de leur assertion, ils vous montreront dans le bourg, sur la grande route de St-Lo , deux arceaux en forme d'ogive qui paraissent les restes d'un grand édifice; ils vous apprendront qn'en creusant le terrain on trouve souvent les fondations de vieux bitiments; ils vous rapporteront la tradition de la découverte de tombeaux antiques , de vieilles armnres.... , etc.
D'un autre côté , M. l'abbé Le Franc , place à Etouvy une ville qu'il appelle Jtuvium; et M. Seguin, qui passe pour avoir proftté amplement des manuscrits de l'abbé Le Franc, dit qu'JttoQfvy était anciennement une bonne ville, ruinée par les Normands au IX*. siècle ( voir son Essai sur l'hisioirt du Bocage, pu- 23).
Ces opinions ne paraissent pas devoir être admises : aucun auteur connu ne parle d'fttn'tiM; et quant aux deux arceaux qui se trouvent sur le bord de la grande route , l'ogive que l'on y remarque , les matériaux et le ciment qui les lie prouvent que leur construction ne remonte pas à une haute antiquité. M. Lemarchand , de Vire , croit que ces deux arceaux formaient l'entrée de la halle d'Etouvy.
S'il n'est pas certain qu'il y eût autrefois une ville à Etouvy,
188 STATISnQUE MONDMBNTALB DU G ALT ADOS.
aa moins tout annonce que là existait un bourg considérable et bien peuplé; il s'y trouvait deux églises et la commune est une des plus petites de Tarrondissement : Etouvy présentait donc une population agglomérée très-nombreuse.
U s*y tenait chaque semaine un marché qui cessa d'être fréquenté au XY*. siècle à cause des anglais composant la garnison du château du Tracy , qui , dit-on , le pillèrent plusieurs fois.
Il se tient à Etou?y» le 28 octobre» une foire dont les drcMts appartenaient autrefois au seigneur de la deuxième portimi de la baronnie de Goulonces (1).
Jusqu'en iM2 les habitants d'Etouvy prennent le titre de bourgeois; avant la Révolution ils ne payaient pas de treizième.
Il y avait un tabellionnage qui fut transféré à Landelles vers 1700,
Dans presque toutes les cmnmunesde l'arrondissement, on trouve des chemins connus sous le nom de chemins d'Étonvy.
Toutes ces circonstances réunies démontrent qu*Étouvy a été autrefois un bourg considérable et qui appelait « soit par son commerce, soit par ses foires et marchés le concours des habitants de l'arrondissement
Les seigneurs de Goulonces étaient, comme on le voit dans Orderic Yital, seigneurs d'Etouvy; — par un titre du 26 avril i57&, il est prouvé que Guillaume de Tottmd>u était sei* gneur de Briqueville et d'Etouvy à cause de sa femme.
Postérieurement le fief d'Etouvy passa dans la fomille de Sie. -Marie, dans celle de Bordeaux et dans celle de Morand (1).
(1) Bile a fourni k M. Lalleman le sujet d'une pièce de reri latins sous le titre de : Ituvienses nuodios prope Ylrlam. Carmen facetum. Ylre, ISSO.
(1) Lacbesnayc-des-Bots. verbe Morand.
CANTON DU BÊNY. iB9
LA QftAVEBIB.
La GraYerie , Gravereia.
I/église de la Graverie esl eo forme de croii.
La façade occidentale est divisée par un contrefort plat » au milieu de deux petites fenêtres à plein-cintre.
Une partie du mur occidental de la nef esl construite • comme le gable de l'Ouest, en moellon; l'autre moitié en pierres disposées en arêtes de poisson.
Les fenêtres primitives sont bouchées; elles avaient un peu plus d'un pied de largeur et semblent avoir été fort courtes. Les claveaux en sont minces et à larges joints.
Do côté du Sud , il reste dans les murs latéraux de la nef une petite fenêtre romane semblable à celles du Nord, et des arêtes de poisson. Le reste a élé refait.
Dans le cbevet sont deux lancettes du XIII*. siècle , se* parées par on contrefort.
Le clocher très-simple est en forme de bâtière. L'étage du beffroi , éclairé de lancettes doubles étroites , porte la date 1649. Au-dessous sont des fenêtres à trèfle découpé dans un plein-cintre.
 l'intérieur de la nef existe une charpente dntrée.
A l'Ouest » et ao bas de la nef du côté Nord , on retroove soos le badigeon les restes d'une décoration peinte. Cette décoration ne se voit pas sur les murs correspondant aux parties construites en arêtes de poisson.
Le transept Nord » placé sons la tour , s'ouvre sur la nef par une arche à double retrait et à chanfrein droit ; il porte sur des colonnetles à chapiteaux tournés. La voûte aussi est à moulures en style du XIII*. siècle.
Les colonnettes de l'autre transept sont de même style , mais portent une arche moderne.
La tombe suivante existe dans le transept Sud :