LA FERR! ERE-HARENG
La Ferrière-Hareng , Ferraria Harenc , était nommée aussi la Grande-Ferrière.
Cette paroisse était le chef-lieu d'une baronnie d'où relevaient un grand nombre de fiefs (1).
L'église de La Ferrière , qui a été refaite en grande partie, n'a plus d'ancien que quelques arêtes de poisson dans les murs du chœur et de la nef (2).
Le pavé du chœur est formé de briques rouges et noires ; la charpente qu'on y voit offre des poutres taillées comme au XVIe. siècle et à la fin du XVe. Le clocher, placé à l'Ouest de l'entrée principale , porte la date 1680. Il est terminé en coupole.
(1) Dans l'état des fiefs et arrière fiefs de l'évéché deBayenx dressé en U75 par ordre de Louis d'Harcourt, patriarche de Jérusalem, et déposé à la bibliothèque du chapitre, on trouve l'indication des fiefs appartenant à l'évéché à raison de la baronnie de la Ferrièrc-Harenc.
(2) Notes de M. Bouet.
Les fonts baptismaux , très-grossièrement taillés, en forme de cuve , sont d'une date incertaine.
La cloche est nouvelle.
Il y avait dans le cimetière une très- ancienne chapelle de la Sainte Vierge qui attirait la vénération et la dévotion des fidèles.
L'église est sous l'invocation de saint Pierre.
Le haut doyen de la cathédrale était patron de La Ferrière. Il y eut, en 1 185 , un accord entre Tévêque , Henry II et le doyen , par lequel le prélat reconnaît que le patronage de La Ferrière appartient au doyen , en même temps que le doyen reconnaît que celui des Loges est à l'évêque. Le doyen percevait les deux tiers de la dîme et le curé un tiers.
La Ferrière-Hareng était une des seigneuries érigées en haute-justice en 1477 par le roi Louis XI, en faveur du patriarche de Harcourt. Les fiefs suivants relevaient de la baronnie de La Ferrière ;
Le fief des Loges ; la franche vavassorie aux Ghartiers ; la franche vavassorie à St. -Martin de la Besace; le fief de Carville à La Graverie ; la franche vavassorie aux Besaces; le fief de Laraille à La Ferrière-Hareng ; le fief d'Estivy à la même Ferrière. Ge n'est que depuis le patriarche d' Harcourt , évêque de Bayeux , que la baronnie de La Ferrière a été échangée avec les ancêtres de M. le prince de Monaco , seigneur de Thorigny.
Au siècle dernier, M. de Maisoncelles-Saint-Denis possédait la franche vavassorie de La Ferrière-Hareng. Sa maison , près de l'église , était la plus remarquable du lieu.
(t) D'après l'inventaire des lettres et escript tires contrats et adveux concernant la baronnie de la Ferrière-Hareng , dressé en Î064 et qui m'a été communiqué par M. Dufeugray , les lettrespatentes contenant réunion de la baronnie de La Ferrière au comté de Thorigny, furent obtenues en août 1577.
CANTON DU BÊNY. 209
Il résulte d'un inventaire des contrats et aveux concernant la baronnie de La Ferrière, dressé en 1664 (1), qu'un grand nombre d'habitants devaient des rentes à raison des terres qu'ils possédaient , avec subjection de courir la quintaine.
On ne pouvait s'affranchir de cette servitude qu'en payant 12 boisseaux d'avoine mesure de Bayeux.
La lance de bois avec laquelle on joutait contre le poteau appelé quintaine devait être en bois d'aulne. Le seigneur fournissait le cheval.
Il fallait en trois coups rompre cette lance , ou bien on devait payer les 12 boisseaux d'avoine exigés quand on refusait de courir.
Et si en courant contre la quittaine, il romp ladite lance de trois coups l'un sans choir, il sera quitte de ladite avoyne en payant seulement demy boisseau pour la provande du cheval.
On comptait , avant la Révolution à La Ferrière-Hareng , 160 feux et 800 habitants. Cette paroisse faisait partie de la sergenterie de Thorigny.
SAINÏ-DENIS-MA1SONCELLES.
St. -Denis-Maisoncelles , ecclesia Sancti Dionisii de Maisoncellis.
L'église de Maisoncelles est en forme de croix.
La façade offre quelques arêtes de poisson, mais elle est, pour la plus grande partie, d'une date assez récente ; un porche la précède : les arêtes reparaissent dans la nef, surtout au Nord , mais toutes les ouvertures sont modernes.
(1) Manuscrit communiqué par M. Du Feugray , ancien préfet membre de la Société française pour la conservation des monuments.
Au centre de lacroix s'élève la lour de forme hémisphérique, revêtue d'essente ; elle renferme deux cloches : l'une , provenant de l'église de Bremoy, porte l'inscription suivante: