SAINT-OUEN-DE LA BESACE
St.-Ouen-de-la-Besace, Sanctus Audoenus de Bisachia, L'église de St. -Ouen-de-la- Besace offre une nef sans contreforts, à fenêtres cintrées.
Dans le chœur (côté du Nord) on voit des murs en arête de poisson et une porte romane dont l'archivolte est ornée de bâtons rompus.
ESQUISSE D'UNE DES PIÈCES DE i/ARCHIVOLTE DE LA PORTE ROMANE.
Le côté Sud n'offre pas de caractère d'ancienneté comme le précédent. Deux contreforts fortifient le chevet.
La tour, en forme de bâtière, occupe l'extrémité occidentale de l'édifice;elle paraît du siècle dernier. Dans une niche au-dessus de la porte, sontles débris d'une ancienne statue d'évêque (1).
La cure de St.-Ouen était à la nomination du scolastique de la cathédrale de Bayeux qui percevait les grosses dîmes.
St.-Ouen faisait partie de la sergenterie de Thorigny; on y comptait 230 feux avant la Révolution.
(1) Noies «le M. Bouet , membre de la Société française.
Le petit canton des Besaces est situé au milieu de grès schisteux rougeâtres , entre les sources de la Drôme et celles d'une petite rivière qui vient de la butte de Bremoy.
Il est parlé de la Besace dans une charte de confirmation de Henry II, évêque de Bayeux, donnée, Tan 1172, à l'abbaye de St. -Etienne de Caen :
« Praedicto cœnobio confirmamus (dit le prélat) , consue- « tudinem plaustrorum quae de Bisaciâ ad Cadomum venalia « ligna ferunt. »
La forêt de la Besace, connue aussi sous le nom de Forêt- V Evêque s et d'où , au XIIe. siècle, on tirait du bois à brûler pour l'approvisionnement de Caen , ainsi que nous l'apprend cette charte , appartient aujourd'hui à divers particuliers, M. le marquis de Grandval en possède la moitié.