‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 2)Chapitre 159 sur 296 · SAINT-AMADOU · texte numérisé non relu

SAINT-AMADOU

St. -Amador, Sancins Amador , ecclcsia Sancti Arnadoris.

La petite église de St. -Amador était supprimée et depuis long-temps ouverte à tout venant , quand , il y a vingt-cinq ans , je la visitais dans mes promenades. Elle n'avait rien de monumental et devait appartenir au XVIIe. siècle.

Elle se composait dune nef et d'un chœur rectangulaires de petite dimension , éclairés par des fenêtres cintrées.

Elle était sous l'invocation du saint dont elle portait le nom. Le patronage était laïque; le curé percevait les dîmes.

Il n'en reste plus de traces à présent et la commune est réunie à celle d'Arganchy.

Quand le livre Pelut a été rédigé , la cure était à la nomination de Guillaume d'Arganchy.

AGY

Agy, Ageium.

L'église d'Agy , que j'avais autrefois visitée , a été détruite vers l'année 1834 ; elle était alors réunie à Subies , et cette commune la vendit pour éviter des frais d'entretien : ce fut alors la cause d'une petite émeute de village : car les habitants d'Agy s'opposèrent énergiquement à la démolition

que les acquéreurs voulaient faire en vertu de leurs titres de propriété , et la garde nationale de Bayeux fut envoyée par l'autorité pour vaincre la résistance.

Afin de protester contre la destruction de leur église, les habitants en firent alors construire une autre par souscription , et appelèrent un prêtre de l'Église française de l'abbé Châtel pour la desservir; mais les passions se calmèrent bientôt et tout rentra dans l'ordre. Douze ans après , la paroisse d'Agy a été rétablie.

L'ancienne église offrait peu de caractères ; elle avait une tour terminée par un toit à double égout. L'église actuelle est petite, sans style et ne mérite pas d'être visitée.

Au XIVe. siècle , le prieur de St.-Vigor et celui de Ste.- Barbe-en-Auge présentaient alternativement à la cure. ( V. le Livre-Pelut de Vcvëchè de Bayeux, publié par Béziers dans son Histoire de cette ville). Au siècle dernier , St.-Vigor présentait alternativement , avec le seigneur laïque , au droit du prieuré de Ste. -Barbe. Le curé avait un tiers des dîmes; le reste se partageait entre Ste. -Barbe et St.-Vigor.

Chapelle St.- Léonard. — Il y avait à Agy une chapelle dédiée à saint Léonard et dont le patronage appartenait au prieuré de St.-Vigor de Bayeux. Au XIVe. siècle , elle était desservie par un religieux de cette maison , comme on le voit dans le Pouillé du diocèse. Elle se trouvait à 1 kilomètre au Sud-Ouest de l'ancienne église. Cette chapelle a été vendue à la Révolution et démolie : près d'elle était une fontaine dont les eaux passaient pour posséder certaines qualités curatives. La chapelle St. -Léonard est marquée sur la carte de Cassini , qui conserve le souvenir de bien d'autres monuments de ce genre dont on ne voit plus de traces.

Le château d'Agy est moderne ; il appartenait à Mme. la

comtesse d'Hautefcuille, née de Vierville , qui l'a vendu il y a plus de 30 ans à M. de Gomicourt. M. de Gomicourt habite Agy ; il s'est occupé d'études philologiques et d'améliorations agricoles.

SUBLES.

Subies , Sublcù.

L'église de Subies, qui borde la grande route de Bayeux à St.-Lo, appartient , comme tant d'autres déjà citées, à l'époque de transition du roman au style ogival. Le côté nord de la nef montre de petites fenêtres en meurtrières toutes bien conservées , et des modillons sous la corniche. La porte occidentale de la nef est en ogive et surmontée d'une fenêtre ogivale du même style : un porte-cloche ogival, à deux baies, couronne le fronton de cette façade.

Le chœur paraît moins ancien que la nef; il est éclairé par des fenêtres en lancettes. Les modillons de la corniche sont unis et n'offrent pas de têtes grimaçantes. Quelques parties ont été reconstruites.

J'ai publié dans mon Cours d'antiquités, 6e. partie, n°. 2, pi. LXXXIX de l'Atlas, le font baptismal de l'église de Subies; il se compose d'une fontaine arrondie à l'intérieur, portée sur une colonne ou pédicule à base attique, reposant sur un socle carré , et offrant ainsi l'image d'une coupe ou d'un calice. Cette forme , simple et élégante doit, comme je l'ai dit dans mon Cours (v. le tome VI, p. 79), avoir été employée assez souvent au XIIIe. siècle. M. Rickman, antiquaire anglais, qui avait visité les environs de Bayeux en 1826, a publié une vue du font baptismal de Subies, dans un mémoire in-&°. imprimé à Londres, en 1833, sous le titre de Lelters on the ccclesiastical architecture of France ,

h\h STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS.

et compris dans le tome XXV de la Société des Antiquaires de Londres.

L'église de Subies est sous l'invocation de saint Martin.

Le titulaire du canonicat de Pezerolles à la cathédrale de Baveux était patron-collateur de la cure et percevait les dîmes.

Cette paroisse faisait autrefois partie du doyenné de Campigny.

Pezerolles, dont le canonicat de Subies portait le nom, est un hameau dépendant de la paroisse de Subies. Le domaine attribué au chanoine de Pezerolles comprenait 82 acres de terre avec droit de colombier , de pêche , de chasse et diverses redevances.

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