‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 2)Chapitre 189 sur 296 · VUR DE LA CHAPELLE S*. -JACQUES DE BUSSY · texte numérisé non relu

VUR DE LA CHAPELLE S*. -JACQUES DE BUSSY

qu'il paraît , vers le commencement du XIVe. siècle , était sous l'invocation de saint Jacques. Les chanoines de St.- Germain et de Pezerolles présentaient au bénéfice , conjointement avec le seigneur laïque et les habitants. En 1703,

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Marie Basly avait fondé une première messe dans celte chapelle , les dimanches et fêtes simples.

Il y a eu , dit-on , autrefois un petit marché près de la chapelle , tous les dimanches.

Le Recouvry. A 1 kilomètres au Nord de l'église de St. -Germain se trouve le Recouvry , domaine qui appartenait au séminaire avant la Révolution. Le château , qui renferme une chapelle, a été construit au XVIIIe. siècle; mais le corps de logis servant aujourd'hui de grange paraît ancien ; il est garni de contreforts, et peut bien remonter jusqu'au XVIe. siècle. Des avenues assez belles sont annexées à ce groupe de constructions

CANTON DE RYES.

Le canton de Ryes est situé au Nord de celui de Bayeux ; mais il s'épanouit au Nord-Est et au Nord-Ouest. Le littoral, qui lui sert de limite au Nord, est compris entre Port-en-Bessin à l'Ouest, et l'embouchure de la Seule à l'Est.

Ce canton , riche en édifices religieux , renferme les vingt-sept paroisses suivantes, dont la plupart offrent un grand intérêt archéologique :

Arromanches. Esquay.

Asnelles-sur-Mer. Fontenailles.

Banville. Grave.

Bazenville. Longues.

Colombiers-sur-Seule. Magny.

St. -Come-de-Fresné. Le Manoir.

Commes. Manvieux.

Crépon. Marigny.

S,e. -Croix-sur-Mer. Meuvaines.

Port*en-Bessin. Vaux-sur-Aure.

Ryes (chef- lieu). Ver.

Sommervieu. Vienne.

Tierceville. Villiers-Ie-Sec.

Tracy-sur-Mer.

ESQUAY-SUR-SEULE.

Esquay-sur-Seu!e , Esquaeium, E se liai , Escai.

L'église d'Esquay appartient au XIIIe. siècle dans toute la partie ancienne ; mais la nef a été tout récemment allongée d'une travée, en avant de laquelle M. Pelfresne, architecte, membre de la Société française d'archéologie , a élevé une tour en pierre , couronnée par une flèche. Dans leur état primitif, la nef et le chœur se composaient chacun de deux travées ; le chœur était voûté et garni d'arceaux croisés ; la nef n'avait pas de voûtes. Un lambris de bois en tenait lieu.

Les quatre fenêtres du chœur ont été refaites au siècle dernier, aussi bien que celles de la nef, orientées au Sud; mais les fenêtres du Nord ont été conservées : ce sont des lancettes assez longues, sans colonnes, et l'on peut être certain que toutes celles qui ont été remplacées par des ouvertures modernes étaient de même forme.

Des portes , qui existaient, du côté Sud , au chœur et à la nef et qui correspondaient à la première travée de chacune de ces parties, ont été murées ; au Nord , une porte a été ouverte pour accéder au chœur. A la même époque , vraisemblablement, a été construite la sacristie; elle est semicirculaire et s'applique sur le chevet comme une abside. Une lucarne, qui s'élève au centre du toit, porte la date

nuu.

A l'intérieur de la nef, on voit, du côté du Nord, une

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statue de la Sainte Vierge qui paraît du XIVe. siècle , et qui mérite une attention toute particulière ; elle est debout, tient l'Enfant-Jésus sur le bras gauche, et soutient de la main droite la draperie de son manteau ; elle porte sur la tête une couronne dans le style de l'époque.

Les chapiteaux du chœur sont assez variés; ils me paraissent annoncer la deuxième moitié du XIIIe. siècle, peutêtre même les premières années du XIVe.

Nous arrivons à la tour bâtie par M. Pelfresne et à l'allongement de la nef. Les fenêtres ajoutées dans cette partie sont semblables à celles qui existaient primitivement , et dont on avait des spécimens dans le mur septentrional de l'église.

La tour se compose de trois étages au-dessous de la pyramide. La porte est précédée d'un simulacre de porche en saillie sur le corps de la tour. Vient ensuite un étage d'arcatures , au-dessus duquel s'ouvrent les fenêtres que l'on pourrait appeler le clèrestory de la tour : ces fenêtres, ouvertes sur chaque face, se composent d'une ogive subdivisée en deux par trois colonnettes et ayant un quatre-feuilles au sommet.

La flèche , en pierre , est octogone comme les flèches de l'époque. Quatre clochetons s'élèvent sur les angles delà tour. Quatre lucarnes étroites existent sur les quatre autres faces de la pyramide octogone.

L'église d'Esquay est sous l'invocation de saint Pantaléon. Le chanoine , en possession de la prébende de ce litre , nommait à la cure ; il percevait les deux tiers des dîmes ; l'autre tiers et les verdages étaient laissés au curé. Le chanoine d'Esquay possédait en outre, à Esquay, une terre de 55 acres et des rentes.

On voit dans le cimetière , près du point où le mur de la sacristie vient s'appliquer sur le chevet, une pierre , en forme d'autel, portant une inscription. Ce tombeau devait être placé

autrement dans l'origine , puisque l'un des côtés qui porte une seconde inscription est collé contre le mur.

Voici comment M. Bouet a copié l'inscription qui en est vue : elle paraît dater du XVIIe. siècle:

HlC ÎACET ÎACOBVS * ÎOVRDAIN PRESBITER

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