‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 2)Chapitre 226 sur 296 · V. Petit ck · texte numérisé non relu

V. Petit ck

Ce bas-relief a occupé plusieurs fois les savants depuis que je l'ai signalé pour prouver que les étoffes orientales ont été quelquefois copiées par les sculpteurs du XIIe. siècle. J'avais cru effectivement que l'arbre qui sépare les animaux affrontés dans ce bas-relief pourrait bien être le Hom ou arbre symbolique de l'Orient. M. Le Normanl a adopté cette idée et il a dit : Nous retrouvons avec une évidence qui me paraît incontestable te Hom entre deux lions dans te tympan de l'église de Marigny dont M. de Caumont a donné

CANTON DE RYES. 60$

le dessin, p. 128 de son Abécédaire , lre. édition ,etp. 163 de la seconde édition.

La nef de Marigny , qui n'est pas voûtée et qui est plus longue que le chœur , offre aussi , du côté du Sud , vers l'extrémité occidentale , une porte romane dont l'archivolte est ornée de tores et d'un chapelet de têtes de clous.

Le chœur et la nef ont leur entablement garni de modillons à figures grimaçantes ; seulement la corniche du chœur est plus soignée que celle de la nef et ornée de moulures.

Il est évident , pour moi , que , dans l'origine , il n'y avait pas de porte à l'extrémité occidentale de la nef : les deux portes méridionales suffisaient à l'accès de l'église : ce fut , je pense , vers la fin du XIVe. siècle que l'on ouvrit une porte dans le mur occidental et que l'on construisit un porche en avant de la porte. Ce porche est voûté en ogive avec arceaux croisés et recouvert d'un toit à double égout en pierre de taille.

La tour, établie sur la dernière travée de la nef, à l'entrée du chœur , est probablement de la même époque ; les fenêtres en sont divisées par un meneau bifurqué au sommet ; elle se termine par un toit en bâtière.

J'ai trouvé deux pierres tombales dans le chœur : la première porte l'inscription suivante :

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