I E BREUIL
Le Breuil , Brelium , Bmillium.
L'église du Breuil n'a que bien peu d'intérêt; les murs en sont aujourd'hui très-peu caractérisés , par suite des reprises considérables qui ont été faites et de l'établissement de fenêtres nouvelles. Une sacristie à pans coupés s'appuie sur le chevet; et, du côté de l'évangile, existe une petite chapelle seigneuriale moderne. La tour, terminée en bâtière, est ac-
CANTON DE TRÉVIÈRES. 709
colée au chœur du même côté. Elle n'a pas de caractère bien décidé, je la crois du XVIe. ou du commencement du XVIIe. Ce qui est le plus caractérisé, c'est la porte occidentale, dont l'arc surbaissé repose sur deux colonnettes du XIVe. siècle : les chapiteaux de ces colonnes sont formés de deux bouquets de feuillage superposés. Je me rappelle avoir vu , il y a 25 ans, une cuve baptismale octogone, en pierre, provenant de l'église duBreuil. Sur les angles de cette cuve étaient des colonnettes très-minces annonçant le XVe. siècle. (Voir le VIe. volume de mon Cours d'antiquités, p. 98 ).
Inscription sur brique émaillèe. On remarque, à l'extérieur du chœur , un fragment très-curieux d'inscription tumulaire sur brique émaillèe. Cette inscription n'est plus à sa place; elle accompagnait probablement un tombeau qui se trouvait dans l'église et qui aura été détruit. Alors on aura incrusté dans le mur extérieur, où on les voit, deux plaques en terre cuite qui ne forment que les deux tiers de l'inscription; car elle était , ainsi qu'il est facile de s'en convaincre, composée de trois plaques. La fin de chaque ligne manque donc dans l'inscription , ce qui est très-regrettable. La voici telle que je l'ai relevée :
f CI GIST. ROBERT Fi