DE LEGLISE DE
CE LIBU PRIEZ
DIEU POUR LE
REPOS DE
SON AME
L'église deFontenay est supprimée et réunie à Géfosses. — Les toitures sont en ruine ; bientôt les voûtes du chœur, qui sont très-belles , se trouveront dans le plus triste état , par suite de l'infiltration des eaux pluviales.
L'église de Fontenay est sous l'invocation de saint Pierre. L'abbaye de Montebourg et celle de St.-Sauveur-le-Vicomle nommaient alternativement à la cure et percevaient la moitié des dîmes ; l'autre moitié appartenait au curé.
GEFOSSES.
Géfosses, Ginnofossa.
L'église de Géfosses est remarquable et bien conservée.
Le chœur, du XIIIe. siècle, dont le chevet rectangulaire était éclairé par trois lancettes (celle du centre plus élevée que les deux autres) , se compose de quatre travées élégamment voûtées et éclairées chacune par deux lancettes , l'une au Nord , l'autre au Midi ; ces lancettes sont , à l'intérieur, accompagnées de colonnettes et de nervures toriques.
La tour centrale est , comme celle de Fontenay , établie postérieurement au chœur. Elle se termine également en bâtière : ce qui surmonte le toit n'a pas de caractère bien précis; le dessous de la tour et les chapiteaux des colonnettes paraissent, comme à Fontenay, du XIVe. ou du commencement du XVe. siècle.
La nef, beaucoup moins caractérisée que le chœur , doit pourtant, sauf les fenêtres et les parties refaites, appartenir aussi au XIIIe. siècle.
On voit, au milieu du chœur, plusieurs belles pierres tombales dont une recouvre le corps de M. Jean Le Pégot , sieur de La Roque , et de son frère Michel Le Pégot , curé de Géfosses. La date est effacée, mais elle doit être de
L'église de Géfosses est sous l'invocation de saint Pierre. Le seigneur nommait à la cure ; le curé percevait les dîmes. — Quand le livre Pelut a été écrit, le seigneur de Géfosses était un Robert de Magneville.
Château. — Le château de Géfosses, à 1 kilomètre 1/2 au nord de l'église , offre un carré assez considérable ; il m'a paru dater de la fin du règne de Louis XIV. Il appartient à des propriétaires qui ne résident pas dans le pays : il est maintenant couvert en paille et habité par un fermier.
CARDONVILLE.
Cardonville, Cardonvilla, Car duorum villa.
L'église de Cardonville est sans intérêt et sans caractère. Il est probable que le chœur remonte au XIIIe. siècle, dans quelques-unes de ses parties; mais les ouvertures en lancettes sans colonnes qui existent au Nord ne suffisent pas pour l'affirmer. La nef est moins caractérisée encore. La tour centrale , en bâtière, paraît du XVIe. siècle, et on a repris en sous-œuvre les arcades qui la supportent , en établissant des arcs plein-cintre modernes.
J'ai vu, devant l'autel , une belle pierre tombale placée en travers, et qui très-certainement n'avait pas, dans l'origine, cette orientation ; elle porte , gravée au trait , l'effigie d'un ecclésiastique , et au pourtour se trouve une belle inscription en lettres gothiques, malheureusement complètement usée d'un côté ; on voit que le défunt était prêtre et docteur en Droit : en décrassant les lettres avec une éponge , on lirait, je crois, les deux tiers de l'inscription ; je l'ai recommandée à M. le Curé.
L'église de Cardonville est sous l'invocation de saint Jean. Le chapitre de la cathédrale était patron collateur et décimateur de la paroisse, par suite de la donation faite par Henri II, évêque de Baveux; il payait seulement une rente au curé.
CANTON D'iSIGNY. 751