‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 2)Chapitre 293 sur 296 · ADDITIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS

Je place ici quelques planches que je viens de faire graver et qui représentent plusieurs monuments du canton de Bayeux.

vit; de l'abside romane de uult.ojn, citée p. 406.

CANTON DE RAYEUX.

VUE DE LA TOUR ET DE i/ÉGLISE EN RUINE DE CUSSY, dédites p. A30.

Celte tour et l'église appartiennent a la même famille que celles de Vaucelles, Barbeville, Moslcs, etc. , etc. , décrites dans ce volume.

CANTON Dli 1ÎAYI-UX.

VUE DU MANOIR DR LA CAILLERIE CONSTRUIT EN 1647, cité p. &9Zi.

Addition à l'article de Port-en-Bcssin , page 613.

Le plus ancien document, à notre connaissance, qui fasse mention dePort-en-Dessin, est un acte de l'année 1096, où celte localité est appelée Portus piscatoris, port du pêcheur. Elle faisait partie de l'ancien domaine des évêques de Bayeux, comme dépendant de la baronnie de St- Vigor. Cependant le chapitre de la même ville prétendait y avoir aussi des droits, et le chanoine de Bernesq était patron collateur de cette paroisse et de celle de Commes.

Mais son existence comme lieu d'observation et de débarquement remonte incontestablement à une époque bien plus éloignée. Le camp romain de la Butte d'Escurcs^ui domine entièrement cet emplacement, ne paraît pas avoir eu d'autre but que celui de veiller à la sûreté de la

côte et de s'opposer aux invasions des barbares et des pirates. D'un autre côté, la hauteur qui s'élève depuis la tour ou pavillon jusqu'à la Goulette de Vary, et désigné sous le nom de Fort Castel de Port, n'est rien autre chose qu'un poste avancé d'observation qui appartient également à des temps très-éloignés, puisque l'on a détruit, il y a quelques années seulement, une espèce de revêtement en gros quartiers de pierres qui entouraient cette colline. Les gens du pays la désignent même encore aujourd'hui par les noms de grand et de petit Castey.

Dans la seconde moitié du XVIe siècle, il existait encore un château fort, qui est indiqué par l'historien De Bras, dans ses Recherches et antiquités du duché de Normandie. A cette même époque, Port était un siège d'amirauté qui subsistait encore en 1722 et 1765, suivant les ouvrages de Masseville et la Description géographique de la France.

Ce dernier ouvrage indique « qu'il y a une tour ronde qui « appartient à la marine, et dans, laquelle il y a un gardien qui « est entretenu à la demi-solde pour en avoir soin, et qu'il y a « aussi quelques pièces de canon et quelques ustensiles, »

Cette tour est celle qui subsiste encore aujourd'hui et que le maréchal de Vauban fit construire, vers 1680, sur la colline de l'Est.

Le sire de Port fut un des chevaliers qui suivirent Guillaume à la conquête d'Angleterre en 1066 ; il assista à la bataille d'Hastings où le sort de ce pays fut décidé ; ainsi qu'on le voit dans l'ouvrage du poète Wace :

Hue li sire de Monfort,

Cil d'Espiné et cil de Port,

Cil de Curcie (1) et cil de Jort (2),

I unt cel jor maint Englès mort.

(Note de M. Lambert.)

Addition à l'article St.-Marcouf, page 730.

On voit à l'entrée du chœur, sous l'arcade du Christ, une pierre tombale sur laquelle est gravée l'inscription suivante :

(1) Courcy, arrondissement de Falaise.

(2) Jort, commune voisine.

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