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flanquée sur chaque face de deux contreforts très-peu saillants. La hauteur de la base atteint le niveau du comble de l'église. Au-dessus de la première corniche s'élève une série d'arcatures que surmonte l'étage du beffroi, garni aussi d'arcatures plus riches d'ornementation, dont les archivoltes sont portées suides colonneltes à chapiteaux cubiques. Deux baies très-étroites , pratiquées au fond de cette, arcature, sont les seules ouvertures qui donnent le jour à l'intérieur et laissent sortir le son des cloches.
Le couronnement se compose d'une pyramide élancée en ardoise, accompagnée de quatre petits clochetons.
En cherchant à reconstituer le plan primitif de l'église , on est étonné de trouver deux nefs parallèles, d'égale largeur, dont les gables existent encore au chevet.
Quant à la tour, on ne voit aucune amorce qui puisse indiquer la manière dont elle sa rattachait au reste de l'édifice. Il faudrait une étude approfondie pour se rendre bien compte de ces dispositions insolites.
L'intérieur , transformé totalement au XVIIIe siècle, ne peut venir en aide aux conjectures.
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h$ll STATISTIQUE MONUMENTALE OU CALVADOS
Neuf arcades surbaissées , portées sur des pilastres , divisent la superficie en trois nefs. Au bas de la nef centrale est une tribune à plan contourné , suivant le style de l'époque. Les stalles du chœur datent aussi du règne de Louis XV. Le maître -autel remonte au règne de Louis XIV. Son rétable à fronton circulaire est porté par deux colonnes torses. Le tabernacle , en forme de pavillon hexagonal, est garni de petites colonnettes torses dont les chapiteaux portent un entablement surmonté d'une petite balustrade à fuseaux renflés. L'amortissement est un dôme doré. Dans l'entrecolonnement , des niches abritent cinq statuettes. Sur la porte , le Sauveur du monde ; à droite et à gauche, un moine et un prêtre, et aux extrémités, deux diacres, dont l'un doit être saint Etienne, patron de l'église.
Deux belles statues accompagnent ce rétable , ce sont encore deux diacres. L'un est évidemment saint Etienne , reconnaissable aux cinq pierres déposées à ses pieds.
La statue de la Vierge , presque de grandeur naturelle , placée sur le petit autel du midi , remonte au moyen-âge. Sa robe traînante est bien drapée. Elle porte sur ses bras l'enfant Jésus , pressant dans ses mains une colombe. Deux anges soutiennent un diadème sur la tète de la Vierge ; sur le fond on distingue les rayons flamboyants d'une auréole ovale.
Derrière l'autel , au chevet , se trouve ménagée une sacristie , éclairée par les deux larges fenêtres du XIIIe siècle déjà décrites à l'extérieur. Ces fenêtres sont en partie remplies par des fragments de vitraux de diverses époques, dont quelques-uns du XIIIe siècle. Parmi ces débris figurent deux blasons du XVIe siècle ou de la fin du XVe : le premier est écartelé aux 1er et Ue écartelé de sable et d'argent à la croix fleurdelisée de l'un en l'autre ; aux 2e et 3e de gueules à 6 fleurs de lis d'argent, posées 3, 2, 1 ; l'autre est d'hermine
CANTON I>K MÊZinON.